Politique

Voir également : "Gouvernement", "Démocratie" et "Élections"

Le 24 avril dernier, le dictateur du Népal, sa majesté le roi Gyanendra Bir Bikram Shah Dev, s’adressait à la nation pour annoncer que la Chambre des représentants, dissoute en mai 2002, était réinstaurée. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’agit pas d’un cadeau royal accordé au peuple népalais. En fait, c’est le résultat d’un mouvement de masse qui a renversé la monarchie et sa dictature. Une victoire populaire triomphante. Comme l’écrivait un journaliste indien couvrant les événements, « le court intervalle entre le 6 et le 24 avril restera comme un moment révolutionnaire dans (...)

En Égypte, le régime autoritaire du président Moubarak est à bout de souffle. La rue aux accents libéraux et démocrates, qui l’a bien compris, n’a plus peur et se manifeste, avec à ses côtés les Frères musulmans. Le raïs n’est pas encore mort mais n’en a plus pour longtemps... Rien ne va plus, mais les jeux ne sont pas faits.

Le mandat présidentiel de Vicente Fox s’achève dans la tourmente, alors que la répression violente de manifestations populaires est décriée par de nombreux médias et organismes de droits humains. À l’aube des élections présidentielles du 2 juillet prochain, plusieurs secteurs de la société mexicaine se questionnent sur la « transition démocratique » amorcée en 2000.

L’investiture du président René Préval le 14 mai dernier a, aux yeux de certains, conclu le processus de normalisation politique en Haïti. Pourtant, nombre d’organisations de la société civile haïtienne martèlent l’importance des élections locales dont la tenue, le 21 juin prochain, semble de plus en plus incertaine. Alternatives les a rencontrées.

Après six années de crise politique, dont les deux dernières furent marquées par l’occupation militaire étrangère et la mise sous tutelle du pays, Haïti renoue avec un optimisme relatif, à la suite de l’annonce des résultats du second tour législatif. Trois des principaux partis politiques, ayant remporté quelques-uns des 30 postes de sénateurs et 99 députés lors du deuxième tour électoral, semblent vouloir collaborer pour que les deux chambres, qui ont commencé à siéger cette semaine, puissent coopérer avec le président René Préval, élu lors du premier tour le 7 février dernier, et qui sera institué le 14 mai prochain. Mais alors que le pays est sombré dans une crise économique et sociale sans fin, les défis sont nombreux pour le prochain gouvernement Préval.

L’étau se resserre autour du gouvernement turc. Ébranlée par les émeutes sanglantes entre manifestants Kurdes et forces de l’ordre qui ont paralysé la ville de Diyarbakir à la mi-mars, l’administration du premier ministre, M. Recep Tayyip Erdogan, fait désormais face à une fronde sourde qui pourrait entraîner son renversement.

Pas de retour à la normale aux Philippines depuis la levée de l’état d’urgence au début de mars. La crise politique est loin d’être résolue. La répression se poursuit et les droits démocratiques, conquis après la chute de la dictature en 1986, sont toujours plus menacés.

Malgré le portrait autoritaire qu’en font les médias du Nord, un récent sondage de la North American Opinion Research donne actuellement à Hugo Chávez 66 % des intentions de vote en vue des élections présidentielles qui auront lieu en décembre prochain au Venezuela. Les nombreux programmes sociaux mis en place par le chef d’État vénézuélien ne semblent pas étrangers à cette grande popularité. Visite des quartiers défavorisés de Caracas.

Depuis déjà quelques années, l’Amérique latine vire à gauche. Cela a commencé en Argentine lorsque les gens se sont soulevés contre les terribles politiques néolibérales qui dévastaient leur pays. Cela a continué au Venezuela, au Brésil, en Uruguay et plus récemment au Chili et en Bolivie. Les peuples exercent leurs droits démocratiques et élisent des gouvernements populaires. Le Pérou et le Mexique pourraient très prochainement les imiter. Ce mouvement n’est certes pas en mesure de fournir toutes les solutions aux problèmes occasionnés par les années de misère qu’a endurées l’Amérique latine. Il (...)
Depuis février, les enseignants et les enseignantes à l’œuvre dans les écoles de la Palestine ne sont pas payés. Leur salaire couvrait un peu plus que les besoins essentiels, mais ils étaient considérés comme privilégiés dans le contexte de la catastrophe actuelle. En effet, plus de 50 % de la population est sans travail. Selon l’ONU, les deux tiers des Palestiniens vivent sous le seuil de la pauvreté. À Gaza et dans les camps de réfugiés de Cisjordanie, les jeunes et les mères souffrent d’anémie, attrapant tous les microbes qui passent. L’Autorité nationale palestinienne n’a plus rien depuis (...)
Notre incapacité d’espérer me fascine. Nous sommes obnubilés par le temps immédiat et manquons souvent de confiance en l’humanité. Il y a vingt-cinq ans, les progressistes et les démocrates jetaient des pleurs sur l’Amérique latine et ne voyaient pas de portes de sortie. Nous imaginions le continent figé dans la dictature après la mort de l’espoir incarné (en partie à tort) par Allende. Une sorte de chape de plomb semblait s’être installée sur le continent. Un peu comme sur l’Union soviétique. Continent à oublier. Mais c’était sans compter sur l’extraordinaire culture politique du continent, une (...)

Michelle... We are not condemned to living under the guardianship of a patriarchal society.

"Advance and be recognized!" the recruit on sentry duty calls out when he hears somebody approaching. "Sergeant Johns!" comes the answer.

"Advance and be recognized!" the sentry calls again. "I told you already, I’m Sergeant Johns!" comes the answer.

"Advance and be recognized!" the sentry calls for the third time. "What do you think you are doing, you idiot!" the sergeant shouts.

"Those are my orders," the recruit replies, "To call ’advance and be recognized’ three times and then to shoot."

This is an old British army joke. It also happens to be the program of the government that is being formed in Israel.

Depuis longtemps, certains secteurs de la communauté internationale ont adopté un discours cynique sur Haïti. Ce pays serait en faillite permanente. Les Haïtiens n’auraient pas le sens du compromis et ils auraient intégré la violence dans leur culture politique. En fait dit-on, l’avenir d’Haïti ne peut être pensé en dehors d’une tutelle internationale paternaliste. C’est en gros ce qu’on entend souvent. Parallèlement, ladite communauté internationale doit « imposer » la démocratie, du moins dans sa version technique et managériale. On avait des experts en redressement d’entreprises en faillites et (...)
Quitte ou double à Téhéran : l’Iran se braque. Son refus catégorique de renoncer à son droit, en vertu du Traité de non-prolifération nucléaire, de se doter d’un cycle complet d’enrichissement d’uranium bute sur une fin de non-recevoir auprès de la communauté internationale. Mécontente, cette dernière déclare l’Iran un lieu de non-droit : le Traité ne s’y applique pas. La République islamique, même si elle en respecte la lettre, est jugée pays à risque. Déjà dans le collimateur du régime néoconservateur au pouvoir à Washington, Téhéran se retrouve sous la menace d’une attaque visant à neutraliser ses (...)

Le 9 avril prochain, 17 millions de Péruviens retourneront aux urnes pour élire un nouveau président, les membres du Congrès et les représentants au Parlement andin. Nouveau venu en politique, le candidat du Parti nationaliste péruvien, Ollanta Humala, s’est imposé au cours des derniers mois comme un sérieux concurrent, et se retrouvera probablement au second tour. Avec l’appui des secteurs les plus marginalisés de la société péruvienne, Humala propose un retour à une politique économique nationaliste et une profonde remise en question des politiques néolibérales mises de l’avant par l’ancien président Fujimori.

Le militant altermondialiste Walden Bello nous propose un essai particulièrement bien appuyé qui annonce sans ambages la « désagrégation du système américain ». Un peu comme d’autres l’ont fait avant lui, il prédit l’effondrement d’un empire condamné par les crises économiques et militaires qui l’affligent depuis une bonne quinzaine d’années. Selon lui, le bourbier irakien, la crise de surproduction à l’échelle mondiale et le comportement antidémocratique de Washington amplifieraient en quelque sorte le phénomène d’affaiblissement des États-Unis à l’échelle mondiale. Pour Walden Bello, il est clair (...)
L’idée lui était venue subitement à la fin des années 1970 : proposer un régime gouvernemental délesté de tout parti politique. À l’époque, le sociologue Jacques Lazure en avait discuté avec quelques proches et collègues. « J’avais tout de suite vu que ce n’était pas le temps d’en parler publiquement », reconnaît-il. Il estime aujourd’hui que le terrain est propice et, à 77 ans, il dévoile son alternative politique, qui n’a rien d’anarchiste. Dans son ouvrage, l’auteur dénonce les méfaits engendrés par la structure et la dynamique des partis politiques et du système démocratique actuel. Les partis se (...)

Après la moins passionnée des campagnes électorales qu’Israël ait connues au cours des trois dernières décades, les Israéliens viennent d’élire le Parlement le moins polarisé que l’on puisse imaginer. Le fort taux d’abstention (plus d’un tiers de l’électorat) confirme à quel point le public israélien n’a pas considéré ce scrutin comme déterminant. Cela tranche avec les élections précédentes, caractérisées par une atmosphère de guerre civile et polarisées autour des questions liées à l’avenir des territoires occupés et les problèmes de sécurité, réels ou imaginaires.

It was abhorrent, first of all, because it was an election propaganda gimmick. For a politician to send the army in to collect votes is an abhorrent act. In this action, three people were killed. Many more lives, Palestinian and Israeli, were put at risk. The horrible cynicism of the decision was plain for all to see. Even the voters noticed it: in a public opinion poll two days later, 47% said that the decision was influenced by electoral considerations, only 49% thought otherwise. This is not the first time for Ehud Olmert to walk over dead bodies on his way to power. As (...)
L’ONU a réalisé dans le passé de grandes œuvres pour favoriser la paix et le développement dans le monde. Mais il y a eu aussi des limites, des échecs, des nécessités de réforme. Plus récemment, le ton a changé avec la prédominance des institutions de Bretton Woods sur le discours du développement social et des droits de la personne. Dans le cas haïtien, la situation a été et demeure problématique. Notre pays subit la domination américaine depuis 1915, une intervention qui a tenté de modifier les structures de la société et le système politique et aussi de marginaliser les acteurs nationaux. Sous (...)
We are not threatened by voices in the Middle East opposing American policy, unless you believe one reference in a recording of bin Laden mentioning Canada along with other countries. That recording, along with other post-invasion recordings, was almost certainly a CIA fraud, for Osama bin Laden had to be killed in the heavy bombing of his mountain redoubt. Even if you do not believe that bin Laden is dead, what is beyond question is that American activities in Afghanistan and Iraq are building a vast reservoir of resentments and a training school for future terrorists. Tens of (...)
Official reports called it a "comfortable" victory for President Alvaro Uribe. Of the 100 contested seats for the Colombian senate, Uribe‚s supporters obtained 61 seats while those counted as opposition (Liberals and the leftist Polo Democratico Alternativo) obtained 29 seats, while "Independent" parties obtained the remaining 10 seats. At the Chamber of Representatives, the seats went 91 for Uribe, 45 for opposition and 30 for independents of the total 166 seats. In practical terms, this means that Uribe counts with an absolute majority for the upcoming legislative agenda which (...)
Isolés et exclus par les politiques imposées par l’ex-Premier Ministre Ariel Sharon, les Palestiniens basculent dans la pauvreté. Plus des deux tiers des gens disposent de moins de 2 $ par jour. Le chômage dépasse 50% et un grand nombre d’enfants ne peuvent plus aller à l’école, constate l’ACDI. Les territoires sont quadrillés par l’armée israélienne et le Mur de l’apartheid qui confine les Palestiniens dans autant de prisons à ciel ouvert. Aussi en janvier lors des élections, il fallait vivre sur une autre planète pour être surpris du résultat des élections palestiniennes. 44% des Palestiniens (...)
Six Pakistani Left parties and groups have united to form Awami Jamhoori Tehreek AJT (Peoples Democratic Movement). The decision to from this united movement was announced in a press conference held at Lahore press Club this afternoon on 12th March. The leaders of AJT met for four hours to discuss the final programme, strategy and organization before announcing it in a press conference. The joining parties are National Workers Party (NWP), Labour Party Pakistan (LPP), Awami Tehreek (AT), Pakistan Mazdoor Kissan Party (PMKP), Pakistan Mazdoor Mehaz (PMM) and Meraj Mohammed Khan (...)

Fort des gains récents aux élections municipales, on s’attendait à voir le Hamas faire son entrée au Conseil législatif palestinien (CLP). La victoire du Mouvement de résistance islamiste aux élections du 25 janvier dernier a cependant pris le monde entier par surprise, y compris le Hamas lui-même. Comment interpréter cette victoire inattendue ? Doit-on y voir une radicalisation de la société palestinienne, ou encore un repli vers l’islamisme prôné par le Hamas ? Plusieurs voix, en Palestine comme en Israël, s’élèvent pour affirmer le contraire.

L’année 2006 en est une exceptionnelle pour l’Amérique latine. Entre janvier et décembre, onze scrutins présidentiels auront lieu. Dans certains pays, le choix sera probablement celui de reconduire le mandat de l’actuel chef de l’État, notamment Hugo Chávez au Venezuela. Dans d’autres, on assistera peut-être au renouveau, voire au basculement de l’ensemble du système politique, comme cela a déjà été le cas en Bolivie, avec la victoire d’Evo Morales. Dans un contexte régional où les humeurs politiques sont volatiles, l’élection de Michelle Bachelet, le 15 janvier dernier, représente cette voie mitoyenne qui est devenue l’image de marque de la démocratie chilienne : le changement dans la continuité.

Le 24 mars prochain, des mouvements sociaux du monde entier se réuniront au Pakistan, dans le cadre du Forum social mondial polycentrique. Après Bamako et Caracas, la grande famille altermondialiste s’arrête à Karachi pour faire le point. Pour le comité pakistanais qui organise le FSM, le défi est de taille. Le Pakistan est en effet au cœur d’une crise sans précédent.

« Le processus de paix que conduit la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire a subi un grave échec. » Laconique, l’aveu de Pierre Schori , représentant spécial de Koffi Annan en Côte d’Ivoire, illustre l’impuissance de la mission des Nations unies dans ce pays. Au-delà du symbole d’un pays laminé, coupé en deux depuis le coup d’État manqué de septembre 2002, l’ONU fait face à la question d’une redéfinition de sa mission et de ses moyens.

Les cafouillages observés dans le processus de comptabilisation des résultats électoraux en Haïti s’inscrivent en continuité avec les problèmes chroniques de gestion de la crise haïtienne par la communauté internationale.

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