Politique

Voir également : "Gouvernement", "Démocratie" et "Élections"

Depuis le début de la campagne électorale, Stephen Harper fait des efforts immenses pour changer l’image que l’ancienne Alliance a léguée aux Conservateurs. À entendre M. Harper, personne n’a rien à craindre. Les accusations à l’effet qu’un gouvernement conservateur changerait de cap sur toutes une série de questions (politique extérieure, avortement, droits de la personne), sont de la « propagande », affirme M. Harper. Mais qu’en est-il dans les faits ?

Would Bush actually invade Cuba or is he just playing tough guy to ensure he scoops Florida in the November election?

Selon Stephen Harper, un prochain gouvernement dirigé par le parti Conservateur prioriserait des investissements dans l’armée canadienne, comme moyen de renforcer le Canada sur la scène internationale. Le discours conservateur qu’on entend dans la campagne électorale parle d’une armée canadienne « délabrée », « sous-équipée ». Le Canada ne pourrait dans ses conditions « remplir ses obligations » dans le monde, et n’est pas à la hauteur des attentes des ses « principaux alliés », notamment les Etats-Unis.

Rassurez-vous, je vous ferai grâce de ne pas citer le célèbre mot de Goering, qui savait quoi dégainer et quand. Je vous inviterai néanmoins à vous interroger sur ce que cache derrière l’apparent consensus de nos dirigeants en ce qui a trait à l’espace dévolu à la culture à l’antenne de nos radios et télévisions publiques, cette peau de chagrin. Je ne voudrais pas jouer les oiseaux de malheur, mais vous avouerez avec moi qu’il y a de quoi redouter le pire au lendemain des compressions budgétaires de près de 10 % infligées à Télé-Québec par le ministre Séguin en mars, elles-mêmes suivies de (...)

IF the actual campaign is anything like the warmup, this election is going to be a sorry spectacle — a contest between two parties, both dedicated for a decade to dismantling medicare, competing for votes on the pledge to save it.

En pleine commémoration du génocide tutsi, les Nations unies devaient, encore une fois, tirer la sonnette d’alarme. Les milices armées du gouvernement soudanais, sous le prétexte d’une rébellion dans la région du Darfour, déplacent et tuent les populations civiles, dans ce qui apparaît tenir d’un nettoyage ethnique bien organisé. Le président el-Bashir profite depuis janvier d’une trêve des négociations avec la rébellion du Sud pour mettre les populations africaines de l’Ouest à sac. « La pire crise humanitaire dans le monde à l’heure actuelle » affirment les Nations unies, qui refusent toutefois de reconnaître la responsabilité de Kharthoum.

L’Irak est devenu un bourbier pour l’hyperpuissance américaine. Après deux semaines de soulèvements menés par les forces de la résistance à Bagdad, dans les villes sunnites ainsi que dans les villes saintes chiites que sont Nadjaf et Karbala, le régime fantoche s’est, à toutes fins pratiques, volatilisé. Et pour la première fois, l’Iran voisin est intervenu en Irak par le biais de sa diplomatie.

Murray Dobbin

Paul Martin ne cesse de parler de son « programme très ambitieux », mais on a beau se forcer, il est de plus en plus ardu d’y trouver de l’ambition. À moins qu’il ne s’agisse de son intention de diminuer la dette. Paul Martin et son obéissant ministre des Finances sont déterminés à abaisser la dette nationale à 25 % du produit intérieur brut (PIB). C’est gravé dans le roc.

Bush’s embrace of Israeli Prime Minister Ariel Sharon’s unilateral plan to annex six major West Bank settlement blocs and reject the internationally-recognized Palestinian right of return as a quid pro quo for Sharon’s pull-out from most Gaza settlements represents a major defeat for Palestinian human rights and international law, and a huge consolidation of the U.S.-Israeli alliance.

Au Québec comme ailleurs, le mouvement social est confronté à un même débat.On a une impression d’urgence, surtout depuis que la droite est au pouvoir au Québec, et au moment où s’annoncent également des virages accentués vers le néolibéralisme « pur et dur » au niveau canadien. Il importe donc de réfléchir à cette situation et de contribuer à identifier des pistes de solution.

Au début de 2003, Lula avait promis la grande transformation (la « mudança »). Plus concrètement, le gouvernement devait remettre les priorités à la bonne place : réforme agraire, lutte contre la pauvreté, création d’emplois, modernisation et démocratisation de la vie politique, virage pro-environnemental, etc. Sans oublier une nouvelle politique extérieure tournée sur l’Amérique latine, essentiellement. Un an plus tard, le bilan est mitigé.

Avec ses rues animées, ses centres commerciaux et ses embouteillages, Kigali, dix ans après le génocide, ne révèle plus rien du pays en ruines dont le Front patriotique rwandais (FPR) acheva la conquête en 1994, à la suite des massacres qui ont débuté dans la nuit du 6 au 7 avril.

Le nouveau gouvernement de l’après-Aristide est installé depuis maintenant plus de deux semaines. Ce cabinet reflète une nette tendance technocratique avec, en toile de fond, un préjugé favorable pour les secteurs politiques et sociaux qui ont mené la bataille contre Aristide. Le nouveau premier ministre, Gérard Latortue, insiste pour ne pas rater la transition qui s’amorce. Au coeur des problèmes urgents que le nouveau gouvernement devra affronter : rétablir un climat de sécurité et de paix sociale, un préalable à toutes autres démarches en Haïti.

The signing of the interim Iraqi "constitution" by the Governing Council represents a significant step in U.S. efforts to legitimize its invasion and occupation of Iraq. By achieving the codification in a U.S.-supervised process of an ostensibly "Iraqi" legal document, the U.S. as occupying power is hoping that its planned June 30th "transfer of power" will be accepted globally as the "restoration of sovereignty to Iraq."

« Le trait marquant de la désintégration yougoslave, ce qui la distingue de celles de la Tchécoslovaquie et de l’URSS, se trouve dans les guerres qui l’ont accompagnée », écrit Lukic dans L’agonie yougoslave. L’auteur explique que la propagande mensongère de Milosevic a camouflé des guerres de conquête territoriale en guerres ethniques ou religieuses. Ignorante et désorientée, la communauté internationale confondait et confond toujours l’origine des conflits successifs : Slovénie, Croatie, Bosnie, Kosovo et Macédoine. Dans son livre qui se dévore comme un thriller, Lukic interprète la (...)

La chronique de samedi dernier de Denise Bombardier (6 mars) reflète bien ce que beaucoup de monde pense en cette ère de désordre et de chaos. Des pays, voire des régions entières, sont ingouvernables, ce sont des « causes perdues ». Les élites locales ont échoué, de par leur propre faute (alors qu’ils ne font que blâmer les autres). Ce ne sont ce que des politologues américains ont défini de « failed states » (les États en faillite). Seule solution, la « communauté internationale » (les pays riches) doit les sauver, même contre leur propre volonté, car sans cela, les gens vont continuer à mourir et à s’entre-tuer.

Four months after the popular rebellion in October, the new government of Bolivia has so far failed to propose realistic solutions to any of the serious problems facing the country. At the same time, the official opposition in parliament, the party of indigenous union leader, Evo Morales, is transforming Bolivian democratic practice forever.

La majorité des Haïtiens et de ceux et celles qui ont travaillé avec eux célèbrent la fin d’un régime déliquescent, imprévisible et violent, responsable de graves exactions et de constantes violations des droits humains. Mais les conditions dans lesquelles s’est fait ce qu’il faut bien appeler un coup d’État laissent perplexes et inquiets par rapport à l’avenir du pays.

« La guerre du gaz » en octobre 2003 a marqué fortement la réalité bolivienne non seulement parce qu’elle a chassé du pouvoir Sanchez de Lozada mais aussi parce qu’elle a remis en question la légitimité même de toute la classe politique. Octobre 2003 a donné la parole aux exploités de la Bolivie, à cette majorité jadis silencieuse qui s’est fait entendre une voix unanime : « Non a l’exportation du gaz ! Non à l’exportation au détriment du peuple bolivien ! »

En 2004, les Tunisiens entament une année au cours de laquelle des élections présidentielles et législatives auront lieu. Forte de certains acquis, l’opposition essayera de mettre fin à la mainmise d’un parti au pouvoir archi-dominant.

La victoire de Vladimir Poutine à l’issue de l’élection présidentielle russe du 14 mars prochain ne fait aucun doute. En 2000, Poutine n’était pas assuré d’obtenir les 50 % nécessaires pour l’emporter dès le premier tour. Cette fois-ci, seule l’ampleur de sa victoire - entre 70 et 85 % des suffrages - demeure inconnue. Comment peut-on anticiper un tel résultat ?

Quatre mois après la rébellion populaire survenue en octobre, le nouveau gouvernement de la Bolivie a jusqu’à maintenant échoué à proposer des solutions réalistes pour l’ensemble des problèmes sérieux que le pays affronte. Mais au Parlement, l’opposition officielle représentée par le leader autochtone, Evo Morales, impose une transformation des pratiques démocratiques boliviennes.

Alors que les négociations se poursuivent concernant le plan de paix proposé par la communauté internationale, les rebelles gagnent du terrain en Haïti et s’emparaient dimanche de la deuxième ville du pays, Cap-Haïtien. Un large secteur de la population assiste, impuissant, à cette catastrophe où nous a conduit le pourrissement de la situation politique. Une conséquence directe de la répression imposée par Aristide, qui ouvre ainsi grandes les portes à des représentants d’un ordre que nous voulions révolu.

Lors des dernières élections provinciales, le taux d’abstention a atteint plus de 30 %, soit le taux le plus élevé depuis 1927. Ce pourcentage est encore plus important parmi les communautés immigrantes, qui souffrent aussi d’un problème de représentativité, tant au sein du système politique que des différentes organisations. Afin d’encourager la participation citoyenne des immigrants, à tous les niveaux, des initiatives sont mises sur pied.

Dans son dernier ouvrage, Le virage à droite des élites politiques québécoises, Jacques Gélinas décrit notamment comment le virage libre-échangiste imposé par le duo Landry-Parizeau dans les année 80 a orienté le Parti québécois (PQ) sur la voie néolibérale. Cette période est décrite avec détails et faits à l’appui, grâce à un travail de recherche minutieux qui démontre, entre autres, l’importance de l’appui du PQ au Parti conservateur afin de légitimer l’adhésion du Canada à l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Ce virage à droite du Parti québécois et du Parti libéral du Québec au cours (...)

L’insurrection qui gagne plusieurs villes d’Haïti depuis « la chute des Gonaives » le 5 février dernier est excessivement grave, peut-être même « gravissime » pour reprendre l’expression de l’expert international et indépendant de l’ONU en avril dernier, Louis Joinet. Après plus de deux mois de manifestations anti-gouvernementales presque quotidiennes et de répression tous azimuts, la crise haïtienne a désormais pris un nouveau tournant qui peut avoir des conséquences irréversibles sur le processus démocratique et le futur du pays.

There’s been a lot of coverage in the mainstream media about Belinda Stronach’s campaign for the leadership of the Conservative Party. A lot of the coverage has been about. . .well, about the coverage.

Un pour tous, et tous contre un. L’Inde, les États-Unis et Israël seraient en voie de former une nouvelle « triade » pour mater « l’ennemi » commun qu’est le « terrorisme musulman ». D’après les experts rassemblés lors d’une conférence organisée par Alternatives, dans le cadre du Forum social mondial de Mumbai, l’Inde est appelée à devenir le nouveau « gendarme » de l’Asie et pourrait bien être la clé de la stratégie américaine sur ce continent dans les prochaines années.

À première vue, le climat politique semble s’être quelque peu apaisé. La Côte d’Ivoire, en crise depuis la tentative de coup d’État en septembre 2002, tente tant bien que mal de se sortir de l’impasse. Mais derrière cette accalmie, une récente vague de massacres et la montée en puissance de milices progouvernementales qui ne laissent présager rien de bon. Portrait d’un conflit teinté de xénophobie et d’ultranationalisme.

Après le tremblement de terre qui a détruit la ville de Bam, c’est le séisme politique qui frappe l’Iran. La crise déclenchée par le Conseil des gardiens, l’aréopage de juristes redevables au Guide suprême Ali Khamenei, a exposé les failles qui parcourent le régime islamique. Mais pas forcément au profit des réformateurs, actuellement pris entre de puissantes tenailles.

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