Niger

Affolé par les mobilisations grandioses contre la mal-gouvernance et surtout la loi des finances 2018, le gouvernement nigérien a réagi férocement en jetant en prison les contestataires. Depuis plus de 2 mois, vingt-six (26) activistes dont trois (3) membres d’Alternative Espaces Citoyens (AEC) sont incarcérés dans différentes prisons du pays.

Vingt-trois (23) membres de la société civile nigérienne sont arrêtés et gardés par la police judiciaire depuis le 25 mars 2018 à Niamey. La plupart de ces activistes ont été arrêtés à leurs domiciles et lieux de travail sans aucun mandat légal, plusieurs heures avant le début des manifestations projetées, ce jour, par la société civile pour dénoncer les mesures antisociales contenues dans le budget 2018.

Le 18 mai, le militant Moussa Tchangari était arrêté par les services de la cellule anti-terroriste de la police de Niamey alors qu’il apportait de la nourriture aux chefs de villages de la région de Diffa qui y étaient détenus. Libéré suite aux pressions internationales, il reste accusé d’activités de nature à « saper le moral des troupes ». Un tribune de Bernard Dréano, président du Cedetim. En février 2015 des combattants de Boko Haram venant du Nigéria voisin ont pénétré dans la région de l’est du Niger, et attaqué Bosso et la ville de Diffa ; l’état d’urgence a été décrété. Ce qui a signifié (...)
Des migrants qui sont retournés au Niger pour fuir le conflit en Libye ont dit devoir mendier, voler ou vendre ce qui leur reste de terres ou d’animaux pour survivre. Ils ne veulent pas imposer un fardeau supplémentaire à leurs familles déjà pauvres qui, pour la plupart, sont confrontées à l’insécurité alimentaire. Quelque 66 200 Nigériens ont quitté la Libye pour retourner au Niger depuis la fin février. Selon l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM), la plupart d’entre eux sont arrivés à Dirkou, une ville située dans le nord-est du pays, d’où ils ont ensuite trouvé le moyen de (...)
Emmené par des militaires, le président du Niger, Mamadou Tandja a été victime d’un coup d’Etat. A l’issue du Conseil des Ministres, des militaires de la garde présidentielle se sont emparés de lui et de plusieurs personnalités. Ce dénouement violent est le point culminant d’une crise de longue durée : alors qu’il avait déjà accompli deux mandats, le président Mamadou Tandja, un militaire au pouvoir depuis dix ans et qui aurait du se retirer en décembre 2009, avait organisé en août 2009 un referendum constitutionnel l’autorisant à demeurer à la tête du pays durant trois nouvelles années au moins, (...)

Coup au NIGER !!!

18 février 2010
L’armée a pris hier le pouvoir à Niamey. Ainsi, vers 22 heures, le jeudi 18 février 2010 le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD) a prononcé sa première déclaration dans laquelle il a décidé de suspendre la constitution de la 6ème République et de dissoudre toutes les Institutions qui en sont issues. Le président, Mamadou Tandja, serait toujours aux mains des putschistes. Il fut aussi décidé de la fermeture des frontières aériennes et terrestres et de l’instauration d’un couvre-feu de 18 heures à 6 heures du matin à partir du lendemain, Le nouveau « Conseil suprême pour la (...)
Durant le tournage du Forum social africain en 2008 à Niamey au Niger, les reporters Steve Patry et Santiago Bertolino ont fait la connaissance du rappeur Koye. Cet artiste engagé fait partie de ces Africains qui ont fait le choix de rester dans leur pays pour changer les choses. En plus d’être le chanteur vedette du populaire groupe de rap nigérien Wasswong, Koye s’implique dans sa communauté. Il anime une émission de radio à la radio communautaire d’Alternative-Niger où il donne la parole à des groupes de musiques, ceux-ci sont alors amenés à parler de leurs arts, mais aussi à s’exprimer (...)
Une marche aux allures de révolution !
Marche du Forum social Africain en novembre 2009

photo : Xavier Leroux

Le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, Olivier De Schutter, l’a confirmé lors de son passage à Montréal en novembre dernier : malgré une production alimentaire accrue, le nombre d’affamés augmente sans cesse.

Congo Eza au Cinéma du Parc du 3 au 30 avril Photos de Philippe Koudjina à l’ONF (rue Saint-Denis) du 9 au 30 avril. Afriques Nouvelles Images organise deux expositions de photos sur l’Afrique en avril à Montréal. L’expo Congo Eza présente 25 photographes de la République démocratique du Congo qui tentent de saisir l’âme de leur vaste pays, que ce soit par des photos de mariages, de funérailles, à l’école ou dans la rue. Les images, regroupées en huit thèmes, sont accompagnées de textes de quatre écrivains de Kinshasa et de Lubumbashi La seconde exposition nous amène au Niger. Elle nous fait (...)
Four pieces of information are certain: before being kidnapped in Niger, the two Canadians went to the local offices of Canadian mining company Semafo, based in Samira Hill, in the west of the country. They were in Niger under the banner of the UN as intermediaries in the conflict between the Tuareg minority and the central government. The UN could not guarantee the safe passage of the Canadians because it was unaware of their going to the Samira Hill gold mine. A third person, their driver, is also missing. Questions abound as to the reasons for their presence at Semafo as (...)

Le contexte « mystérieux » dans lequel ont disparu deux diplomates canadiens, Robert Fowler et Louis Guay, au Niger à la mi-décembre, soulève des questions qui comportent elles-mêmes beaucoup d’éléments de réponse sur les répercussions de la présence canadienne en Afrique.

Pendant que Nicolas Sakozy s’agite pour régler le conflit israelo-palestinien, une autre guerre, dont le gouvernement français par le biais de sa société d’uranium AREVA est en grande partie responsable, se déroule dans une totale indifférence de la communauté internationale en particulier de la France réputée pour être le bastion des droits humains. Le 21 octobre dernier, au cours d’un colloque organisé par le MEDEF sur « la sécurité économique », un colloque auquel participait le ministre français de l’intérieur Mme Alliot-Marie, l’Amiral Thierry d’Arbonneau, responsable de la sécurité (...)

Le 25 novembre dernier avait lieu à Niamey, la capitale du Niger en Afrique, une marche pour célébrer l’ouverture du 5e Forum social africain. Selon le journal La Flamme d’Afrique, 10 000 à 15 000 personnes de tout le continent se sont déplacés pour participer à cette manifestation.

Après Bamako (2002), Addis abeba (2003), Lusaka (2004) et Conakry (2005), la 5ème édition du Forum Social Africain (FSA) vient de débuter par une marche d’ouverture dans les rues de Niamey ce 25 novembre. Cette manifestation a rassemblé entre 3000 et 5000 personnes selon différentes estimations. Ce chiffre est en peu en dessous de celui qui était espéré (6000) mais reste satisfaisant. Le cortège CADTM International était quant à lui constitué d’une soixantaine de personnes, arborant tous et toutes les nouveaux T-shirts (RNDD, CADTM International, Pour une Afrique sans dette).

Alternative Citizens’ Space is a non-political not-for-profit association striving for a society founded on equal human and gender rights; a society conscious of environmental preservation and youth development, which values solidarity between peoples. Alternative Citizens’ Space works in the field of citizens’ education, notably through a radio station based in Niamey, Niger. The organization also uses other types of media such as documentary video, street theater and public conferences to promote democratic values among the population. Alternative Citizens’ Space is a member of (...)
Alternative Espaces Citoyens est une association apolitique à but non lucratif, dont la mission est d’œuvrer à l’avènement d’une société fondée sur l’égalité des droits humains et des sexes, soucieuse de la préservation de l’environnement et de la promotion de la jeunesse, et valorisant la solidarité entre les peuples. Alternative Espaces Citoyens travaille dans le domaine de l’éducation à la citoyenneté, à travers notamment sa radio basée à Niamey et ses cercles d’études implantés dans toutes les régions du pays. L’organisation utilise également d’autres moyens tels que les documentaires vidéos, les (...)

Depuis bientôt deux mois, la société civile nigérienne s’est rassemblée autour d’un objectif : sauver son système scolaire. Une première marche, le 15 mars dernier, a réuni près de 30 000 personnes à Niamey, la capitale. Trois semaines plus tard, des manifestants de cinq régions du pays ont pris la rue pour revendiquer la gratuité scolaire.

Vaste pays d’Afrique de l’Ouest, le Niger est l’une des victimes emblématiques des politiques d’ajustement structurel conduites par les institutions financières internationales. Sous l’impulsion de ces dernières, la pauvreté et la misère ont enregistré un bond prodigieux en l’espace d’une vingtaine d’années. Les services publics, que ce soit en matière de santé ou d’éducation, ne sont plus assurés correctement. Depuis le début des années 1980, la part des dépenses publiques consacrées à ces secteurs ne fait que décliner, alors que le service de la dette extérieure engloutit une part importante du (...)
Aujourd’hui, à l’occasion du premier anniversaire du mouvement social de mars et avril 2005, le peuple nigérien est appelé une fois de plus à sortir massivement réoccuper les rues de toutes les villes du pays, afin de défendre le droit pour nos enfants d’aller à l’école et d’y bénéficier d’une éducation de qualité axée autour de nos réalités, leur droit d’accéder à un emploi public qui puisse leur permettre de vivre dignement et de mettre à leur tour leurs progénitures futures à l’abri de la misère et de l’ignorance. Joignant sa voix à celle des partenaires conséquents de l’école, qui ont décidé (...)
Le début de notre travail remonte à 1995, lorsque nous avons fait la rencontre avec le Groupe Alternative, issu du milieu étudiant. À l’époque, les membres d’Alternative au Niger ne compte aucun bureau, aucun ordinateur, et c’est sur une base bénévole que quelques jeunes professionnels s’occupent de la publication du journal mensuel Alternative Espaces Citoyens. De 1995 à 1999, nous avons soutenu financièrement la publication du journal, permettant ainsi au Groupe Alternative de consolider sa base, de se doter de bureaux et de matériel de base. De 1999 à 2002, par notre présence parmi le (...)
Avant-dernier au classement du PNUD portant sur le développement humain, le Niger est encore aujourd’hui frappé de conditions de pauvreté extrême : une minorité de jeunes filles ont accès à l’éducation ; près de la moitié de la population n’ont pas accès à l’eau potable ; la majorité des gens vivent avec moins de $1 par jour. Situé de part et d’autre du Sahel et du Sahara, le Niger est en proie à un processus de désertification, déstabilisant le potentiel d’agriculture et d’élevage des terres. Ce sous-développement économique est longtemps allé de pair avec un sous-développement démocratique : de son (...)
Le pari est réussi pour l’Association Alternative Espaces Citoyens qui a organisé avec succès ses activités autogérées entrant dans le cadre du Forum Social Mondial Polycentrique (FSMP) de Bamako. Alternative a ouvert le bal de ses activites par deux ateliers et une projection de film sur la question de l’eau au Niger. C’était hier 20 janvier 2006, en debut de l’après midi. Les ateliers thematiques vont se poursuivre demain avec trois autres conférences qui auront lieu, In cha Allah, l’un dans la matinée à l’espace I de l’Université dans la commune de Badaladougou et les deux autres en fin de (...)
Dans le cadre du Forum social de Bamako, Alternative Espaces Citoyens a organisé un atelier qui a theme "Luttes et Résistances contre la mondialisation néolibérale : Éléments de réflexion sur le mouvement social du 15 Mars au Niger". Cette activité qui s ’est tenu au Centre Regional de l’ Enseignement Supérieur (CRES) avait comme panelistes Mamane Sani et Kassoum Issa. Nous vous proposons l’ integralité de la communication présenté par Mamane Sani. Le 15 Mars 2OO5 représentait un tournant important dans l’histoire des luttes sociales au Niger en contexte démocratique. Un puissant mouvement (...)

Après le silence, le Niger est apparu depuis quelques mois à la une de l’actualité mondiale. Kofi Annan, Louis Michel, Bernard Kouchner et Philippe Douste Blazy, tous voulaient être vus et surtout filmés apportant leur contribution à la lutte contre la ‘famine’ qui touche certaines régions de ce pays sahélien. Cette crise alimentaire et son traitement par le gouvernement nigérien lui-même, l’Onu et ses agences, les bailleurs de fonds et les ONG mérite qu’on tente d’en comprendre les enjeux et causes véritables.

« Afrique esclavagisée, colonisée, martyrisée, dévalisée ! Ainsi donc, l’Afrique doit du fric ! » Sur la scène du Spectrum de Montréal, le militant reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly rappelait à la foule qu’après toutes ces insultes globales, le peuple africain doit encore et toujours consacrer une grande partie de ses capitaux au service du remboursement de la dette. Malgré l’ensemble des maux qui affligent le continent - et, surtout, le fait que cette dette a été, intérêts obligent, remboursée plus de trois fois déjà - l’Afrique doit du fric. Encore et encore.

Il a été arrêté parce qu’il portait la voix des 70 000 nigériens qui sont descendus pacifiquement dans la rue le 15 mars dernier pour protester contre une loi de finance aux effets catastrophique pour la grande majorité de la population.

Au Niger, la polygamie hante les femmes. Comme un spectre dans l’horizon féminin ou comme l’épée de Damoclès, arrive le jour où les femmes doivent faire place à une deuxième, une troisième ou même une quatrième épouse.

Je suis stagiaire en journalisme pour Alternatives au Niger, pays enclavé au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Jenny Kaufman, étudiante en médecine, de passage au Niger, avait décidé de m’accompagner dans le Nord du pays.

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