International

L’apparition de l’épidémie de la COVID-19 à Wuhan en Chine, puis sa transformation en pandémie, a transformé les pratiques de relations sociales à travers des États et territoires où vivent peuples, citoyens et sujets. De pareils phénomènes sanitaires circonscrits dans certains pays d’Afrique ont déjà produit ses effets dévastateurs, comme la flambée d’Ebola, ou en Haïti qui a été gravement affectée par l’épidémie du choléra ayant modifié complètement les habitudes de l’utilisation et la consommation de l’eau dans ce pays. En Haïti, la COVID-19, causée par le virus du SRAS-CoV-2, aurait pu enclencher un (...)
Chaque soir pendant l’épidémie de la COVID-19 et en particulier durant les premières semaines de confinement, des représentants très appliqués du ministère de la Santé, des journalistes des chaînes d’info en continu ont égrené le nombre de décès provoqués par le virus en France et ailleurs dans le monde. Le 23 mai, le nombre de ces décès était de 338 249 à l’échelle mondiale soit à peu près 0,005% de la population. Si on compare cette comptabilité macabre à d’autres, celle des guerres et autres maux bien plus meurtriers, qui trouvent leurs sources dans les ambitions et désirs de puissance de quelques (...)
Même si et surtout si la crise globale provoquée par la pandémie de Covid-19 devait finalement se solder par un retour au statu quo ante, ce qui pour l’instant n’est pas certain, elle nous aura livré des enseignements quant aux nécessités (impératifs et urgences) et quant aux possibilités (potentialités et opportunités) recelées par le stade actuel de développement du mode de production capitaliste. Des enseignements qui doivent nourrir la réflexion critique des forces sociales qui disposent encore des moyens d’ouvrir d’autres voies, dont celle pouvant mener vers son dépassement (...)

Avec plus d’un million et demi de cas et plus de 100 000 décès recensés, les États-Unis paient un lourd tribut à la COVID-19. Mais la crise sanitaire révèle surtout un pays miné par les inégalités, profondément ségrégué, où le rêve américain ne semble plus qu’un lointain souvenir. Et si la première puissance mondiale entrait dans une phase d’appauvrissement généralisé sans précédent ?

La liberté de presse se porte de moins en moins bien à l’échelle de la planète selon les derniers classements de Reporters sans frontières (RSF). Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette dégradation généralisée. À l’ère de la COVID-19, les lois dites « anti-désinformation » semblent jouer un rôle important. Les scores diffusés annuellement par RSF résultent de questionnaires remplis par des experts concernant 180 pays. Des questions comme : « La presse écrite dispose-t-elle de moyens d’impression et de diffusion adéquats et abordables ? » et « Globalement, les médias sont-ils libres de faire (...)

Le rôle des révolutionnaires du monde numérique est de tout remettre en question, sauf l’institution centrale de la vie moderne qu’est le marché.

Le gouvernement de Bolsonaro encourage les grands propriétaires terriens et les compagnies minières à piller les ressources des terres indigènes. Aujourd’hui, les populations autochtones du Brésil doivent en plus affronter l’épidémie. Elles comptent sur le travail de leurs élues et représentants communautaires sur le terrain.

Il y a à peine quarante jours, nous étions au bord d’un soulèvement transféministe décolonial, qui a été stoppé net par la crise du Covid-19. Le monde capitaliste s’est arrêté, nous laissant une formidable opportunité de métamorphose politique et sociale, telle que l’enseigne le chamanisme amérindien.

La Tunisie se prépare au déconfinement avec un système social à bout de souffle. Certes le gouvernement a réussi à contenir l’épidémie et ses conséquences avec des mesures d’urgence. Mais les infrastructures publiques et de santé sont fragilisées par la politique menée sous Ben Ali, particulièrement dans les régions de l’intérieur et les quartiers populaires. Face aux inégalités sociales comme territoriales, un nouveau mouvement de contestation pourrait voir le jour.

La COVID-19 n’ a pas d’idéologie, de couleur politique ni de dogme en matière d’économie ou de finance, invisible la maladie parcourt la fourmilière humaine et bouleverse tout sur son passage. Elle met les usines à l’arrêt, ferme les aéroports, sème l’émoi chez ceux qui prétendent diriger le monde et confine à domicile une large partie des forces vives de la planète. 
Les caissières de grandes surfaces, les livreurs et les soignants des hôpitaux publics deviennent héros de la nation et l’on découvre qu’il aurait été plus facile à la « première puissance économique mondiale » d’envoyer un porte-avion (...)
Lorsque j’essaie d’interpréter, de comprendre et d’analyser le flux quotidien des informations, j’ai tendance à situer ce qui se passe dans le contexte de deux modèles distincts, mais qui s’entrecroisent du fonctionnement du capitalisme. Le premier niveau est une cartographie des contradictions internes de la circulation et de l’accumulation du capital alors que la valeur monétaire circule à la recherche de profit à travers les différents « moments » (comme l’appelle Marx) de production, réalisation (consommation), distribution et réinvestissement. Il s’agit d’un modèle de l’économie capitaliste (...)

Le virus nous communise, car nous devons faire front ensemble, même si cela passe par l’isolement de chacun. L’occasion d’éprouver vraiment notre communauté.

« N’offrez pas de fleurs, le 08 Mars n’est pas la Saint-Valentin », gronde une bannière brandie par une manifestante qui paradait, hier, dans les rues d’Alger. Sur d’autres pancartes, on peut lire ce même message : « On n’est pas venues faire la fête, on est venues pour que vous partiez ». Comme en écho à ce slogan, la foule, composée essentiellement de femmes, des femmes de tout âge et de toute condition, scandait : « Ma djinache nahtaflou ya issaba, djina bach tarahlou ya îssaba ! » (On n’est pas venus faire la fête, on est venus pour vous obliger à partir). On l’aura compris : ce 8 mars 2020 a (...)

Une journée sans femmes. L’idée semble curieuse, elle est salvatrice. Le 9 mars [2020, NDLR], les citoyennes mexicaines vont organiser un grand mouvement de grève nationale pour protester contre les violences et les féminicides. Un « évanouissement » féministe.

Où que l’on aille en France, ou presque, on les croise désormais sur notre chemin : des collages visant à dénoncer, en lettres capitales, les féminicides, les agressions sexuelles et sexistes, la domination masculine au quotidien. Une manière, pour les activistes anonymes qui les réalisent, de marquer l’espace public et l’esprit des passants et des passantes — au risque, la nuit tombée, de croiser les forces de l’ordre. L’une d’entre elles, impliquée au sein d’un collectif, raconte ici son expérience des collages. Sans ambition de généraliser ni de parler pour autrui, précise-t-elle.

César de Polanski, tribune de Virginie Despentes, manifestation féministe nocturne violemment réprimée le 7 mars, les défilés particulièrement fournis du 8 mars 2020 semblent devoir beaucoup à la brûlante actualité de la lutte pour les droits des femmes. Dans les cortèges, la question des violences physiques et sexuelles est au centre de l’attention. Reportage à Paris.

12,5 milliards d’heures de travail par jour. Impayées ! Non assurées ! Invisibles ! Et dans des conditions dégradantes ! C’est autant d’heures que travaillent totalement gratuitement les femmes de notre planète dans ce que l’on peut, sans aucun doute, qualifier de plus grand hold-up de l’histoire !

La proposition inclut délibérément une série de conditions préalables irréalisables avant que ce qui reste de la Palestine puisse être reconnu

Le premier président progressiste de l’histoire moderne du Mexique a hérité d’une situation désastreuse du point de vue sécuritaire. Après 12 ans d’une stratégie de « guerre contre les cartels » qui a enlisé le pays dans un drame humanitaire sans précédent, il peine à freiner la courbe de la violence.

La mobilisation qui a pour enjeu immédiat les retraites dessine un horizon démocratique plus large : elle combat à la fois l’autoritarisme incarné par Emmanuel Macron et l’extrême droite qui a tout intérêt à l’échec du mouvement.

Ce n’est pas exagéré d’imaginer que l’assassinat d’un des plus hauts responsables militaires iraniens puisse mener à l’éclatement d’un conflit mondial. Le soir du 2 janvier, le monde a été témoin d’une attaque impitoyable et dangereuse perpétrée par les forces américaines et officiellement sanctionnée par le président Donald Trump. Qassem Soleimani, commandant de haut niveau des Al-Qods, la force secrète iranienne, se rendait à Bagdad quand il a été tué par une frappe de drone commandée par le président américain. Soleimani était un commandant militaire vénéré et reconnu comme l’un des principaux (...)
La grève générale et nationale en France, qui entre maintenant dans sa septième semaine (un record), semble approcher un point tournant. Malgré la répression policière sauvage, environ un million de personnes descendent dans les rues pour protester contre la « réforme » néolibérale du système de retraite français proposée par le président Macron, système établi à la fin de la Seconde Guerre mondiale et considéré comme l’un des meilleurs au monde. Au fond, ce qui est en jeu, c’est la vision de société dans laquelle les gens veulent vivre - une société basée sur le calcul froid du marché ou une société (...)

En tant que premier exportateur mondial de charbon, l’Australie brûle sa propre maison.

Le 12 janvier 2010 non seulement rappelle la plus grande catastrophe naturelle à avoir jamais affecté Haïti, il est aussi la date qui lance la deuxième décennie du XXIe siècle dans notre pays. Les cent ou trois cent mille morts et la grande désolation laissés par le séisme vont amener sur nos rives une flopée de bons samaritains, institutions internationales spécialisées dans les catastrophes et aventuriers de l’entraide, dont la plupart vont nous dépouiller au lieu de nous aider. Les 35 secondes du tremblement de terre et la gestion catastrophique de l’après-séisme marquent toute la décennie (...)
« Oh bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao ciao... ». Comme un appel au rassemblement, le refrain entêtant retenti et se propage d’un manifestant à l’autre. De Paris à New Delhi, en passant par le Kurdistan, le chant des ouvrières agricoles italiennes du début du XXe siècle, devenu l’hymne des partisans antifascistes à l’ère de Mussolini, est depuis de nombreuses années un des classiques de la chanson de manifestation partout dans le monde. Des dizaines de versions et interprétations ont été faites de Bella ciao, à tel point que certains ignorent encore son origine, bien antérieure au (...)

La crise politique dans laquelle les tensions américano-iraniennes ont plongé l’Irak retarde les changements pour lesquels les manifestants luttent – et périssent.

À première vue, l’affaire d’extradition du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, vers les États-Unis semble avoir peu à voir avec les Canadiens, mais la vérité est que cette menace sans précédent pour la liberté de presse et la liberté démocratique nous concerne tous. La poursuite d’Assange a commencé il y a dix ans lorsqu’il a publié des centaines de milliers de documents classifiés appartenant au gouvernement des États-Unis. Ceux-ci détaillent les abus flagrants et les atrocités commises à l’étranger par les États-Unis, ses forces armées, ses corporations et leurs alliés à l’étranger (y (...)

En poste depuis 2006, Evo Morales, le premier président indigène de Bolivie, a été renversé par un coup d’État. Des débats sur la manière dont cela est arrivé et ce que cela signifie ont proliféré dans la gauche à l’échelle internationale. Ashley Smith a discuté avec Jeffery R. Webber et Forrest Hylton, deux observateurs de longue date de la Bolivie, pour mieux comprendre les problématiques en jeu.

Au Chili, la mobilisation sociale se poursuit, soutenue par une très large partie de la population. Le président-milliardaire Piñera vient cependant de faire savoir qu’il irait jusqu’au bout de son mandat. S’il reconnaît aux micros de la BBC être responsable d’une partie du « problème », il précise que celui-ci s’est « accumulé depuis 30 ans ». Allons jusqu’à 46. Allende tombait, encerclé par les putschistes ; Pinochet s’emparait du pouvoir puis recrutait un groupe d’économistes formés à Chicago par Milton Friedman et Arnold Harberger. Le Chili, dans la rue, rejette aujourd’hui la greffe. L’auteure, historienne latino-américaniste, revient sur la construction de ce soi-disant « miracle économique ».

Au cours du mois de novembre 2019, des milliers de Colombiens, surtout des jeunes, participent aux mobilisations quotidiennes de la nation caféicole. Tout a commencé par une grève nationale majeure le jeudi 21 novembre, ce qui ne s’était pas produit depuis 1977. Parmi les organisateurs de ces marches et de la grève figurent des syndicats, des organisations étudiantes, des organisations de femmes, des peuples indigènes, des écologistes et des groupes politiques opposés au gouvernement d’Iván Duque [qui est membre du parti de droite radicale Centre démocratique et proche d’Alvaro Uribe ; il (...)

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