Gouvernement

L’année qui s’achève est celle des vingt ans d’Alternatives. Au cours de son histoire, l’organisation a réalisé systématiquement des dizaines de projets avec des partenaires locaux dans plus de 35 pays. Plus d’un millier de stages ont été réalisés partout dans le monde. Non seulement la solidarité internationale s’est ainsi traduite par de telles réalisations, mais elle s’est aussi exprimée ici, dans des engagements citoyens et des actions concrètes de solidarité, en alliance avec des acteurs sociaux et des partenaires. Les défis d’Alternatives aujourd’hui concernent sa mission et ses moyens d’agir. (...)
Le printemps arabe a été et est encore l’objet fertile d’études d’analystes tentant d’expliquer ses tenants et ses aboutissants et de prédire ce qu’il va en advenir. Dans ces analyses, on y trouve une tendance à globaliser les points de vue et à proposer des conclusions décontextualisées. Nombre de ces discours ne relatent ni les spécificités de chaque pays, ni la diversité des tendances islamistes en jeu. Pourtant, la singularité de la destinée marocaine pourrait à elle seule illustrer toute la complexité des enjeux du Maghreb. Dans la vague du printemps arabe, le Maroc a connu lui aussi son (...)
Tant aux États-Unis, au Canada qu’au Québec, l’État a toujours utilisé un certain nombre d’institutions afin que la majorité des citoyens acceptent naturellement l’ordre social établi. La pérennité du système de discipline trouvait sa source principalement dans la peur instillée par la famille et les institutions dans la société civile. À l’occasion, l’État délaissait la carotte et donnait du bâton par le recours direct aux forces répressives (police, armée, agence privée de sécurité), pour renforcer la peur et maintenir ainsi ce consensus. Se croyant à l’opposé des régimes politiques répressifs, les (...)
Le 3 janvier 2013, le gouvernement libéral ontarien a imposé une convention collective aux enseignants. Ce geste unilatéral a été permis par l’adoption préalable de la loi 115. La loi spéciale interdisant le droit de grève des enseignants a permis à la province d’imposer un contrat de travail sans affronter les syndicats des travailleurs. Après avoir rempli son objectif de contourner le processus de négociation, le gouvernement a abrogé la loi spéciale le 23 janvier dernier. Que fait la Loi 115 ? Cette loi spéciale a fait du bruit durant l’automne 2012 alors que des grèves éclairs d’une (...)
Coupures et saccage du gouvernement canadien. Dans le cadre de la campagne "Soutenez Alternatives", nous organisons une conférence sur les coupures du gouvernement canadien dans le secteur de la culture et la coopération internationale. Quelles sont les impacts de ces coupures sur la diversité des points de vue dans l’espace public ? Le marché est-il seul capable d’assurer cette pluralité essentielle à la pleine réalisation de la liberté d’expression dans un cadre démocratique ? Les invités sont : OMAR AKTOUF, professeur de management au HEC. Il est l’auteur d’ouvrages critiques sur (...)

Les représentants des sociétés civiles du Nord et du Sud se mobilisent pour contrer les États donateurs et bénéficiaires, ainsi que les bailleurs de fonds, telle la Banque mondiale, qui menacent de les écarter.

Le Tchad est sous l’État d’urgence. Des rebelles ont failli renverser le président autoritaire d’Idriss Itno Déby au début février.

La Coalition Solidarité Santé demande au gouvernement québécois et aux partis d’opposition de rejeter le rapport Castonguay, le jugeant inacceptable.

L’armée entend poursuivre sa tournée des cégeps même si elle est contrainte d’abandonner sa sollicitation dans 25 établissements postsecondaires québécois. Les associations étudiantes des cégeps et des universités sont en effet nombreuses à s’opposer à la présence de l’armée dans les écoles.

Pour expliquer le piètre état des routes, des ponts, des aqueducs et même des écoles du Québec, la recherche de coupables bat son plein. Et si, comme le suggèrent désormais plusieurs experts, la lutte contre le déficit des années 1990 s’était gagnée au détriment des infrastructures ?

L’abolition du Programme de contestation judiciaire prive les groupes minoritaires de l’accès à la justice mais leur offre une occasion d’unir leurs efforts pour une cause commune.

SINGAPOUR - Que la rencontre triennale du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale se soit tenue le 11 septembre dernier, le jour même du cinquième anniversaire de l’attaque des tours jumelles, n’est peut-être qu’une coïncidence. Pourtant, le choix du moment et du lieu de cette réunion semble souligner la propension néoconservatrice à conjuguer libéralisation économique et sécurité nationale. Pour cet événement, 10 000 policiers et militaires ont été mobilisés. Des policiers lourdement armés ont patrouillé tant les rues du centre-ville de Singapour que des banlieues situées loin de (...)
Au début d’octobre, le gouvernement de Stephen Harper a annoncé des changements majeurs à Condition féminine Canada qui entraîneront la fin du financement des organisations de femmes au pays. Combinés au retrait du Programme de contestation judiciaire (voir l’article de Batiste W. Foisy dans ce numéro d’Alternatives), ces changements mettront un terme à la démocratie canadienne, qui reconnaît que les groupes marginaux ont besoin d’un financement de l’État pour exister. Les coupures administratives drastiques à Condition féminine Canada ont bel et bien reçu l’attention des médias, mais la (...)

Il y a dix mois, à Porto Alegre, Hugo Chavez Frias invitait le mouvement altermondialiste à construire le « socialisme du XXIe siècle ». En juillet dernier, il recevait au palais présidentiel le directeur de la revue chilienne Punto Final Manuel Cabieses pour lui accorder une remarquable interview qui permet de mieux comprendre ce président controversé et son évolution politique.

An interview with George Giacaman, head of Muwatin, the Palestinian Institute for the Study of Democracy, and teaches an MA course in democracy and human rights at Birzeit University.

There has been considerable debate on the left in North America about the current situation in Haiti. As part of this debate, there have been accusations that those of us critical of Aristide have somehow sold out to the forces of evil. The situation in Haiti is dire and deserves a serious debate rather than accusations and counter accusations.

D’ici quelques semaines, la population irakienne sera appelée par referendum à voter sur le projet de constitution. Selon le militant de gauche irakien Salam Ali, de passage à Montréal dans le cadre des journées d’Alternatives, le projet actuel n’est pas vraiment acceptable du point de vue de la démocratie et des droits de la personne.

Le 30 juillet, la mort
« accidentelle » de John
Garang, leader emblématique
du Soudan-Sud, moins d’un mois
après son investiture comme
vice-président du Soudan,
plonge le pays dans une période
de violents affrontements
intercommunautaires qui opposent
les populations négro-africaines
aux Arabes. Et voilà que
l’angoisse de la reprise de l’une
des plus longues guerres civiles de
notre époque ressurgit.

Dans un contexte global post-Mur de Berlin, caractérisé par l’absence d’alternatives claires au modèle capitaliste néolibéral hégémonique, il ne faut pas s’étonner de l’absence dans la Venezuela actuel d’un projet alternatif caractérisé, propre au pays.

Depuis quelques mois, les accusations pleuvent à l’effet que le Parti des travailleurs (PT) brésilien aurait mis en
place un système de fi nancement secret de certaines personnalités politiques. Pour les membres du PT et les
mouvements sociaux qui l’appuient, ces pratiques, si elles s’avéraient prouvées, sont condamnables. « Nous avons
promis de gouverner autrement », entend-on dire souvent. Pour autant, cela ne doit pas occulter le fait que derrière
ces allégations se cache aussi une stratégie de la droite brésilienne qui cherche à reconquérir le pouvoir lors des
prochaines élections présidentielles de 2006.

Le Vénézuela est apparu pendant longtemps comme un paradoxe. D’une part, le pays était gouverné par une petite élite au contrôle du secteur public et du secteur privé. D’autre part, c’était un pays démocratique avec un Parlement élu et composé essentiellement par deux grands partis qui alternaient au pouvoir. Cette démocratie vénézuélienne faisait contraste avec de nombreux pays d’Amérique latine dominés par les militaires.

John Garang était le leader incontesté de l’Armée de libération populaire du Soudan (SPLA) et son décès prématuré laisse planer bien des inquiétudes sur un pays ravagé par plus de 40 ans de guerre.

Mais que s’est-il passé au pays du Forum social mondial ? À quel moment, en cours de route, notre espoir s’est-il évanoui ? Des questions comme celles-ci trottent dans la tête et le cœur de plusieurs d’entre nous. Nous qui avions d’immenses attentes envers le gouvernement Lula. Bien sûr, il faut absolument enquêter sur les allégations de corruption qui pèsent sur le gouvernment brésilien - mais qui n’ont toujours pas été prouvées - et éventuellement, punir les coupables. « Doa a quem doer » (« Faites mal à qui fait mal »), comme le dit le président Lula. Mais pour autant, il ne faut pas perdre (...)

As governments across the world realise that the fear of terrorism can be made to serve a political purpose, the distinction between `ordinary’ crime and terrorism is being deliberately blurred.

Nous publions ci-dessous un très intéressant témoignage sur ladite Révolution bolivarienne au Venezuela. Cet article est d’autant plus instructif qu’il a été écrit par Ernesto Cardenal, poète, prêtre et ancien ministre de la Culture du gouvernement révolutionnaire sandiniste au Nicaragua.

Dans un contexte global post-Mur de Berlin caractérisé par l’absence d’alternative au modèle néolibéral hégémonique, il ne faut pas s’étonner qu’il n’y ait pas au Venezuela un projet alternatif clair et spécifique.

Le Président de l’Autorité nationale palestinienne Mahmoud Abbas vient de repartir d’Ottawa après une visite éclair, après avoir séjourné à Washington où il a rencontré le Président Bush. La situation d’Abbas est certes précaire.

La Bolivie, ce pas le plus pauvre de l’Amérique du Sud, est traversée d’une crise politique qui ne cesse de s’amplifier depuis les dernières années. La population est en rébellion permanente, les gouvernements se disent incapables de gouverner. Mais à travers tout cela se profile une alternative autour du Mouvement vers le socialisme, le MAS.

Les récents événements à Andijan, une des principales villes de la Vallée de Ferghana en Ouzbékistan, s’inscrivent dans un contexte où les habitants de la région ont été systématiquement marginalisés par le gouvernement. Cette exclusion sociale sera-t-elle le point d’ancrage d’une autre révolution ou, pire, d’une guerre civile ? Un tel dénouement est difficile à prévoir. Toutefois, il est clair que le président Karimov est responsable de la tourmente actuelle.

Après cinq années de pouvoir, le régime de Vladimir Poutine demeure le sujet des interprétations les plus diverses. Alors que certains observateurs y voient une administration semi-coloniale au service des intérêts occidentaux, d’autres y perçoivent un gouvernement poursuivant une stratégie nationaliste adroite en vue d’une renaissance géopolitique de la Russie.

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