Génocide

Le Guatemala a connu trente-six ans de conflit armé dont quatre ans de génocide entre 1979 et 1983 et les échos des massacres se font entendre jusqu’au Québec. Le Projet Accompagnement Québec-Guatemala (PAQG) diffuse ici la parole des victimes et aide la société civile guatémaltèque à émerger. Portrait d’un organisme qui tente de perpétuer le souvenir d’un conflit oublié et qui prend aujourd’hui de nouvelles formes. Blanca Quíroa López, comme beaucoup d’autres, a vu son fils s’évaporer dans la dictature guatémaltèque il y a maintenant plus de trente ans. « C’est très difficile pour nous, les (...)
Depuis les violences qui ont éclaté en 2012 entre nationalistes bouddhistes et musulmans rohingya, dans l’État d’Arakan, à l’Ouest de la Birmanie, la situation humanitaire reste préoccupante. Les déplacés sur les routes de l’exil se comptent en centaines de milliers. Si la Birmanie a entamé un processus d’ouverture, cette région de l’Arakan reste fermée et il est difficile de savoir ce qu’il s’y passe aujourd’hui. Afin de mieux comprendre ces violences intercommunautaires, le Journal des Alternatives s’est entretenu avec plusieurs chercheurs et spécialistes. Dans son dernier rapport sur la (...)
S’opposer aux génocides est devenu une sorte de mini-industrie aux États-Unis. Partout, des programmes « d’études des génocides » surgissent dans les universités. Il y a cinq ans, un improbable « Groupe de Travail sur le Génocide » fut créé, dirigé par l’ancienne secrétaire d’Etat Madeleine Albright et l’ancien ministre de la défense William Cohen, tous deux anciens membres du gouvernement de Clinton. La Bible de toute cette entreprise est le livre de Samantha Power, A Problem from Hell. La thèse de Mme Power est que le gouvernement des États-Unis, aussi bien intentionné soit-il, comme tout un (...)
Le Cambodge, lointain pays du Sud-est asiatique, est pour la plupart des gens synonyme de génocide, de guerre et de pauvreté. En effet, le pays est tristement célèbre en raison du cruel régime maoïste des Khmers rouges de Pol Pot qui a plongé le pays dans trois décennies de guerre civile. De 1975 à 1979, le régime a causé la mort de près de deux millions de Cambodgiens par des purges d’opposants politiques, de minorités ethniques et religieuses. Les Vietnamiens, les Chinois, les Musulmans (chams), les moines bouddhistes et les malades ont été particulièrement visés. La majorité des décès est (...)
Le procès tant attendu des quatre plus hauts responsables Khmers rouges s’est officiellement ouvert le 27 juin dernier à Phnom Penh devant le tribunal parrainé par l’ONU, plus de trente ans après le génocide qui a eu lieu au Cambodge. L’idéologue du régime de Pol Pot ou « Frère Numéro Deux » Nuon Chea, le ministre des Affaires étrangères Ieng Sary, le président du « Kampuchea démocratique » Khieu Samphan et la ministre des Affaires sociales Ieng Thirith sont accusés de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Le procès risque d’être long. Les accusés sont réticents à coopérer. L’un (...)
Le tribunal des Khmers rouges traverse une crise sans précédent dans l’histoire de la justice internationale. Cette instance, qui devait mettre un terme à l’impunité et amener les responsables des crimes commis sous le régime de Pol Pot devant la justice, semble être sur le point d’échouer lamentablement. Les crimes commis par les Khmers rouges pendant le régime du Kampuchéa démocratique sont bien connus. Entre avril 1975 et janvier 1979, ces derniers ont mis en oeuvre des réformes macro-sociales et agraires aussi étranges que radicales, dont l’objectif avoué était de construire une société (...)
L’arrivée du printemps inspire souvent des images de renaissance plutôt que de désolation. Pourtant, en ce temps des premières floraisons, un travail de mémoire s’impose car trois dates commémoratives nous rappellent que si l’humain est capable du meilleur, il est aussi capable du pire. C’est le 7, le 8 et le 24 avril que nous sommes invités à nous souvenir de trois génocides s’étant déroulés au XXe siècle : celui des Arméniens en 1915, celui des Tziganes durant la deuxième Guerre mondiale et celui des Tutsis en 1994. Ces trois dates sont de tristes rappels de l’inefficacité de la communauté (...)
Déclaration citoyenne internationale Quinze ans après le génocide qui a ravagé le Rwanda en 1994, les acteurs ont changé, mais malheureusement, les politiques restent sensiblement les mêmes. Le Rwanda s’est enfoncé dans un autre cycle de répression, une élite fortement minoritaire ayant mis sur pied des politiques officielles et officieuses qui appauvrissent la majorité de la population. De plus, cette répression et cette violence ont traversé les frontières et se sont diffusées dans la région, et plus particulièrement dans le pays voisin, la République démocratique du Congo. Nous avons (...)

Au terme de quatre années d’enquête, les auteurs de Rwanda, une guerre noire pointent les responsabilités des grandes puissances occidentales, et plus particulièrement celles de la France, dans les événements ayant conduit au génocide de 1994.

Coup de théâtre - aussi attendu qu’espéré - à Istanbul. Devant la vague d’indignation internationale, le procureur d’État a décidé de laisser tomber la poursuite de l’écrivain turc Orhan Pamuk. Son procès, qui devait commencer début février, n’aura finalement pas lieu. Il s’agit non seulement d’une victoire pour la liberté d’examiner l’histoire d’un œil critique, mais aussi d’un revers cinglant pour les tenants de la main dure en Turquie.

Every genocide is hideous, each in its own grotesque way. Searching for the origins and distinctiveness of the genocidal violence that has convulsed the Sudanese region of Darfur in the last year-leaving tens of thousands dead and perhaps a million people displaced and in danger-we must go to the remotest desert-edge settlements in Northern Darfur near the border with Chad, to the basalt stubs of mountains that march southward until they fuse in the 10,000-foot Jebel Marra massif in the center of Darfur, and to Sudan’s capital in Khartoum, far to the east.

« À l’époque, il fallait bien séparer les classes, ennemis et amis. Il n’y avait plus de frères ou de sœurs. Il y avait des camarades ou des ennemis. S’ils étaient face à nous, nous les considérions comme des ennemis. » Pnomh Penh, Monti Santésok S-21 (un centre de détention). Placé directement sous l’autorité du Comité Central, 14 000 personnes ont péri dans ce lieu de détention, torturés et exécutés, pendant le règne des Khmères rouges, entre le 17 avril 1975 et le 7 janvier 1979. Sept prisonniers ont survécu. Pour faire éclater le silence qui perdure toujours, Rithy Panh, cinéaste cambodgien, a (...)

Cette année marque le dixième anniversaire de l’un des événements les plus horribles de l’histoire de l’humanité. Je vous écris aujourd’hui afin de commémorer cet anniversaire.

« La vie après la guerre officielle : ses héroïnes, ses territoires, ses tragédies, son humanité » Jeudi 8 avril 2004, le Centre des Femmes de l’UQÀM souligne le dixième anniversaire du génocide au Rwanda avec une conférence de madame Édith Mukakayumba, Ph. D., professeure au département des sciences humaines de l’Université du Québec à Chicoutimi. Vous êtes toutes et tous invitéEs, étudiantEs et grand public, à venir entendre comment les femmes Nyamhinga contribuent aux relevailles d’un pays et d’un peuple qui réapprennent à vivre et à s’épanouir. « En avril 1994, le déclenchement du génocide (...)

Avec ses rues animées, ses centres commerciaux et ses embouteillages, Kigali, dix ans après le génocide, ne révèle plus rien du pays en ruines dont le Front patriotique rwandais (FPR) acheva la conquête en 1994, à la suite des massacres qui ont débuté dans la nuit du 6 au 7 avril.

Le Rwanda est situé en Afrique centrale dans la région des grands lacs. Sa capitale est Kigali. Avec une superficie de 26 000 km2 et 7 810 000 habitants (Hutus 84 %, Tutsis 15 %, Twas 1 %), le Rwanda a la plus forte densité de population en Afrique. À cause d’une mortalité démesurée, conséquence de la prolifération du sida, l’espérance de vie est de 39 ans. Près de la moitié de la population (42,5 %) a moins de 14 ans. L’agriculture compte pour 45% de la production et occupe 90 % de la population active. Soixante pour cent de la population vit sous le seuil de la pauvreté. Quelques (...)

Trois mois, huit cent mille personnes. Cent jours, un million six cent mille yeux qui se ferment. Pour mesurer l’horreur nous n’avons eu souvent d’autres moyens que de la chiffrer. Dans l’échelle des calamités faites de main d’homme, le génocide rwandais ne vient pas au premier rang. Six millions de juifs engouffrés dans les chambres à gaz, deux millions de Cambodgiens transformés dans les rizières et les champs en larves humaines.

Alternatives vous invite à une causerie littéraire en commémoration du 10e anniversaire
du génocide au Rwanda avec Gil Courtemanche et Esther Mujawayo, lundi de Pâques, 12 avril à 14h00 à la librairie L’Écume des jours.

L’Écume des jours
125, rue Saint-Viateur Ouest, Montréal
(514) 278-4523

lundi de Pâques, 12 avril à 14h00

« Je suis venu vous raconter l’histoire sanglante de mon pays... » De passage à Montréal, Jesus Tecu Osorio, survivant de plusieurs massacres perpétrés par l’armée guatémaltèque contre des autochtones, dans les années 80, est venu présenter son documentaire Le Feu sacré. Alors que le pays s’essouffle à rechercher la voie de la démocratie future, Jesus Tecu se bat pour que le passé cruel ne soit pas oublié, pour panser les plaies d’une population écorchée par 50 années de guerre interne.

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