Équateur

Ces derniers temps, est apparu avec force le terme de « judicialisation » de la politique aussi appelé la « lawfare », un phénomène de portée mondiale qui s’inscrit dans le cadre de la guerre de quatrième génération et des mécanismes dits de coups d’État doux. Dans le jeu de la politique, le capitalisme financier mondial a réussi à trouver de nouvelles méthodes lui permettant d’avancer sur des scénarios dans lesquels l’organisation populaire mettait un frein à ses plans économiques, sociaux et politiques. De quoi parlons-nous avec le Lawfare ? Ce terme d’origine militaire décrit des méthodes de (...)
Le second tour de l’élection présidentielle en Équateur s’est presque conclu le 2 avril dernier lorsque le Conseil national électoral a annoncé une faible avance pour Lenín Moreno, successeur de Rafael Correa comme candidat du parti au pouvoir, Alianza PAIS. Presque conclu puisque, s’appuyant sur un sondage mené à la sortie des bureaux de scrutin, l’opposant de droite et ex-banquier Guillermo Lasso a déclaré qu’on lui avait volé la victoire. Il réclama ensuite un recomptage total, puis l’annulation pure et simple du scrutin, avant de finalement déclarer qu’il ne reconnaitrait jamais la légitimité (...)
C’était sans doute l’une des initiatives écologiques les plus surprenantes de ces dernières années : laisser le pétrole des gisements du parc Yasuni (Equateur) dans le sol. Soit environ 900 millions de barils représentant 20 % des réserves du pays et 10 jours de consommation mondiale de pétrole. Cette proposition, initialement portée par les mouvements sociaux, écologistes et indigènes équatoriens, a été reprise et relayée par le gouvernement équatorien. En contrepartie de la non-exploitation du pétrole national, le président Rafael Correa a demandé à la communauté internationale une compensation (...)
Avec un pourcentage de voix et une différence entre lui et son rival le plus immédiat qu’ auraient bien voulu avoir Obama, Hollande et Rajoy, la victoire écrasante de Rafael Correa donne quelques leçons qu’il est bon de récapituler. D’abord, et le plus évident, la confirmation du mandat populaire, pour continuer sur le chemin tracé mais, comme a dit Correa lors de sa conférence de presse, en avançant plus vite et plus profondément. Le président réélu sait que les quatre années à venir seront cruciales pour assurer l’irréversibilité des réformes, au terme de dix ans de gestion, qui auront abouti à (...)
Le projet Yasuni-ITT, initiative proposée par le gouvernement équatorien pour lutter contre le réchauffement climatique global, dépasse les frontières nationales. En échange d’une contribution internationale, on laisserait sous terre 850 millions de barils de pétrole lourd situé dans le Parc National Yasuni. Ce parc contient une des plus importantes réserves de biodiversité du monde. Dans cette zone, vivent aussi des communautés et des peuples indigènes en isolement volontaire. De plus, en n’exploitant pas ce pétrole, cela éviterait l’émission d’environ 410 millions de tonnes de CO2. En (...)
Peut-on parler de tentative de Coup d’État en Équateur ? Difficile de statuer de manière péremptoire. L’examen minutieux du déroulement des opérations et de la conjoncture politique montre qu’une opération planifiée de renversement du président est très peu probable, même si le risque de déstabilisation fut bien réel. En revanche, il apparaît que les événements du jeudi 30 septembre sont en partie la conséquence de l’habituelle intransigeance du président Rafael Correa, face à une police au sein de laquelle s’activeraient des éléments réactionnaires. C’est l’approbation, le mercredi 29 septembre, de (...)
L’Équateur a le triste privilège de passer pour le modèle original de la « République bananière » façon Tintin. Non seulement parce que le pays produit et exporte beaucoup de bananes, mais aussi parce que de multiples renversements de présidents émaillent l’histoire du pays, jusqu’à très récemment (cinq chefs d’État ces dix dernières années). Avec l’arrivée de Rafael Correa au pouvoir en janvier 2007 – et sa réélection au premier tour en 2009 – ce cycle de coups, contre-coups et démissions forcées a semblé s’interrompre. Une des principales raisons en est la popularité de Correa, homme de gauche qui se (...)
L’Equateur se remet doucement de la révolte policière du jeudi 30 septembre, qui a fait huit morts et 294 blessés. La rébellion des forces de l’ordre s’est déroulée dans une violence surprenante pour ce pays qui n’est ni la Colombie, ni le Mexique. Si l’Equateur ne compte plus les coups d’Etat, ils ne se sont jamais soldés par un bain de sang. Tout a commencé au petit matin. Des policiers et une poignée de militaires désertent leur caserne pour occuper la rue. Ils entendent manifester contre la nouvelle loi des services, approuvée la veille à l’Assemblée nationale. Ce texte polémique prévoit (...)
Il y a quinze mois, le 28 juin 2009, un coup d’État organisé par les secteurs réactionnaires de la société hondurienne (l’armée, l’Eglise, le pouvoir judiciaire, les grands médias, la bourgeoisie) et mené avec l’accord du Pentagone, renversait Manuel Zelaya, président élu du Honduras (2006-2010). Ce coup d’État visait explicitement à contrer le processus de réformes politiques et surtout sociales engagé en faveur des travailleurs et des plus pauvres. Il n’était pas non plus étranger au fait que le Président Zelaya ait frayé avec l’idée folle de transformer une base américaine en aéroport (...)
L’Initiative Yasuní-ITT ou projet ITT (du nom des trois forages d’exploration qui se trouvent dans la zone « Ishpingo-Tambococha-Tiputini ») est une des initiatives du gouvernement équatorien afin de lutter contre le réchauffement climatique. Il s’agit de ne pas exploiter quelque 850 millions de barils de pétrole situés dans le Parc Yasuní, une réserve naturelle qui contient une des plus importantes biodiversités dans le monde. L’exploitation de ce pétrole lourd, de 14 degrés API, pourrait rapporter à l’Etat près de 7 milliards de dollars. L’Equateur possède une économie basée principalement (...)

1. Partenaires :

A. Partenaire du sud

Asociación Cristiana de Jóvenes del Ecuador (ACJ)

ACJ Ecuador a été fondée en 1959 et est une organisation de la société civile oeuvrant pour le changement social, le développement et la défense des droits humains. ACJ travaille avec les plus démunis et les exclus de la société équatorienne et plus spécifiquement avec les jeunes et les femmes. ACJ est un mouvement bénévole et oecuménique qui fait partie du mouvement international YMCA.

B. Partenaire au Québec

Les YMCA du Québec

Les Programmes internationaux des YMCA du Québec ont deux objectifs majeurs : informer et sensibiliser les gens en les encourageant à participer à l’échelle locale à des questions d’ordre international ; et développer et consolider des relations de partenariat entre des YMCA locaux et étrangers.

Pour ce faire, chaque centre YMCA du Québec est jumelé à un YMCA partenaire à l’étranger. À cette fin, les Programmes internationaux des YMCA du Québec sont engagés dans des activités qui renseignent les citoyens sur les enjeux de développement, et les impliquent dans des activités locales et internationales qui reposent sur des principes de justice social et de développement communautaire.

2. Internship objectives Region, city or village: Quito Résumé of internship objectives: Train the young participants and employees of the ACJ Quito office to the use of communication tools. Support a concrete community project aiming to the empowerment of a collectivity, in particular as regards to education, information and communication; Share Alternatives’ knowledge and best practice on communications strategies Bring a technical assistance to improve the working communication tools of ACJ Ecuador; Acquire practical knowledge in communications for development Undertake (...)
2. Objectifs du stage Région, ville ou village : Quito Résumé des objectifs du stage : Offrir à six Québécoises et Québécois la possibilité de vivre une expérience significative de solidarité internationale, de mettre à profit et de développer leurs aptitudes personnelles et professionnelles pour la solidarité internationale. Que l’expérience de stage puisse avoir des répercussions sur leurs choix personnels futurs, leur implication sociale et leur cheminement de vie ; Faciliter l’apprentissage de l’utilisation de moyens de communication chez les jeunes participants et employés du bureau de (...)

Le président de l’Équateur, Rafael Correa, est l’un des leaders de la nouvelle gauche latino-américaine. Il jouit toujours d’une immense popularité, deux ans après son élection en décembre 2006.

L’Équateur vit ces jours-ci une véritable crise nationale, alors que l’ensemble des nations amérindiennes du pays sont mobilisées contre la négociation d’un accord de libre-échange (ALE) avec les États-Unis. Les principales routes de la région andine ont été bloquées, et des heurts avec les forces de l’ordre ont fait une trentaine de blessés et conduit à une centaine d’arrestations, dont celles de représentants d’organisations non gouvernementales européennes soupçonnées de « financer la révolte amérindienne », selon les termes de la police nationale. Le président provisoire, Alfredo Palacio, a (...)
Alternatives a soutenu l’organisation du Forum social panamazonien qui s’est déroulé dans la ville de Belém en Amazonie brésilienne en janvier 2003. Ce Forum thématique, qui s’inscrit dans la mouvance du Forum social mondial (FSM) a permis à des représentants de la Bolivie, du Pérou, de l’Équateur, de la Colombie, du Venezuela, des Guyannes, du Surinam et du Brésil de partager leur analyse des enjeux entourant l’Amazonie, une des plus grandes réserves de ressources naturelles au (...)

Même si elle se déroule à des milliers de kilomètres, la guerre en Irak suivit de son occupation par les troupes anglo-américaines risquent d’avoir des répercussions non négligeables en Amérique du Sud.

Tout en préparant la tuerie du Moyen Orient, Washington, en même temps, organise la guerre sale du « Moyen-Orient » latino-américain : les pays andins. En Colombie ils préparent une opération militaire de type Afghanistan ; au Venezuela ils travaillent à la destruction du gouvernement d’Hugo Chavez ; en Bolivie ils soutiennent le gouvernement sanglant de Sánchez de Losada et en Equateur ils ont installé un bon « ami et allié » à la présidence qui a nommé un général tortionnaire comme comandant de la Police Nationale.

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