Dictature – dictateur

Au Pakistan, tous les dictateurs finissent par rencontrer une forte opposition au sein de la population. Le général Pervez Musharraf n’y fait pas exception.

Plus de 20 ans après le départ précipité d’Haïti de Jean-Claude Duvalier, la Suisse n’a toujours pas réglé la question des comptes bancaires de l’ex-dictateur. Dès la fin du mois d’août, ce dernier pourrait récupérer plusieurs millions de dollars, en toute légalité.

Après 23 années de règne sans partage sur la Guinée, le général-président Lansana Conté affronte la plus importante crise politique de l’histoire du pays. L’enjeu dépasse largement les frontières du petit pays de huit millions d’habitants.

En Amérique du Sud, le chemin vers la réparation des crimes commis par les dictatures se révèle long et tortueux. Chacun à leur façon, l’Uruguay et l’Argentine doivent composer avec des lois garantissant l’impunité aux anciens tortionnaires. Avec des fortunes diverses.

« Il faut lire Manea, » insistait Miriam Bridenne, attachée de presse chez Actes Sud, mon éditeur français. Et je l’ai bien écouté, car une attachée de presse qui parle en bien d’un livre sorti chez un éditeur concurrent, c’est plutôt rare.

En Amérique du Sud, le chemin vers la réparation des crimes commis par les dictatures apparaît long et tortueux.

Les régimes autoritaires n’ont aucun sens de l’humour. Si cette vérité de La Palice avait besoin d’une illustration, le pouvoir tunisien vient tout juste de la fournir.

Le 24 mars prochain, des mouvements sociaux du monde entier se réuniront au Pakistan, dans le cadre du Forum social mondial polycentrique. Après Bamako et Caracas, la grande famille altermondialiste s’arrête à Karachi pour faire le point. Pour le comité pakistanais qui organise le FSM, le défi est de taille. Le Pakistan est en effet au cœur d’une crise sans précédent.

Moment émouvant à Tunis en marge du Sommet mondial de la société de l’information. l’Iranienne Shirin Ebadi, avocate, défenseure des droits humains, Prix Nobel de la paix, rencontre les grévistes de la faim tunisiens assemblés pour sensibiliser la communauté internationale aux violations et atteintes aux libertés fondamentales en Tunisie. « La liberté est la plus grande des valeurs ! Car grâce à votre action, l’isolement de la dictature est aujourd’hui total. Vous pouvez arrêter votre grève en toute dignité, car nous avons besoin de vous pour continuer la lutte ! » a-t-elle déclaré.

Pendant longtemps, la Jordanie a été présentée comme un modèle de stabilité et de sécurité au Moyen-Orient. Une stabilité érigée grâce à un efficace et féroce système géré par un puissant éventail de moukhabarates (services de sécurité), par une monarchie régnant sans partage. En ce sens, les horribles attentats du 9 novembre inquiètent. Que Al-Qaïda soit capable de frapper Amman, la capitale sans doute la plus sécuritaire de la région, n’est pas sans signification.

Le Moyen-Orient s’enfonce dans une crise sociale et politique sans précédent,
selon un rapport du Programme des Nations unies pour le développement
(PNUD) publié au printemps 2005. Pour remédier à cette situation et
empêcher les attaques terroristes, les États-Unis veulent remodeler la région.
Il s’agit d’un ambitieux projet, le « Grand Moyen-Orient », dans lequel
Washington propose aux pays arabes de s’arrimer à son système et à ses
valeurs. Mais le projet passe mal. Les régimes sont méfiants, l’opposition aussi.

Alternatives est heureuse d’apprendre que Yan Christian Warinussy, l’un de nos partenaires oeuvrant pour la justice auprès des populations de Papouasie occidentale, s’est vu octroyé le prix John-Humphrey pour la liberté. Cette récompense est décernée chaque année par l’organisme canadien Droits et démocratie à une personne ayant contribué de façon exceptionnelle à la défense des droits humains. Un défenseur de la justice en Papouasie occidentale, récipiendaire du Prix John-Humphrey pour la liberté 2005 MONTRÉAL - le 14 juillet 2005 - Droits et Démocratie a le plaisir d’annoncer que M. Yan (...)
Plusieurs groupes d’exilés birmans ont tenu des manifestations, mercredi, devant plusieurs ambassades françaises à travers le monde afin de protester contre les investissements du géant pétrolier Total en Birmanie (repabtisée Myanmar par la junte militaire au pouvoir). Les manifestants accusent le gouvernement français de supporter activement l’implication de Total dans ce pays du sud-est asiatique. Ils affirment également que la France s’oppose aux sanctions imposées par l’Union européenne à la Birmanie afin de protéger les intérêts de la pétrolière. Total est le plus important (...)

New York, 12 juillet 2005 -Près de quinze ans après la chute de Hissène Habré et de son régime, marqué par de massives violations des droits de l’homme, des dizaines de ses complices occupent toujours des positions d’influence au sein du gouvernement et de l’administration tchadienne, dénonce Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. De plus, et malgré leurs efforts, les victimes de Hissène Habré n’ont jamais reçu ni réparation ni même la moindre reconnaissance de leur statut de victime de la part du gouvernement tchadien.

Après cinq années de pouvoir, le régime de Vladimir Poutine demeure le sujet des interprétations les plus diverses. Alors que certains observateurs y voient une administration semi-coloniale au service des intérêts occidentaux, d’autres y perçoivent un gouvernement poursuivant une stratégie nationaliste adroite en vue d’une renaissance géopolitique de la Russie.

Des élections législatives se dérouleront le 5 avril en Indonésie. Un peu plus tard cette année, la population élira son président pour la toute première fois. Mais la stabilité politique et démocratique du pays est loin d’être gagnée. Alors que le terrorisme est souvent présenté comme étant l’un des principaux problèmes auxquels est confrontée l’Indonésie, ce serait plutôt le jeu des puissances militaires et des intérêts commerciaux étrangers qui représenteraient les plus grandes menaces à la stabilité du pays, selon plusieurs observateurs locaux.

Le 9 novembre, les Guatémaltèques se rendront aux urnes pour le premier tour des élections présidentielles. Parmi les candidats, le général et ex-dictateur Efrain Rios Montt. L’éligibilité du militaire au poste présidentiel ainsi que les violentes méthodes utilisées par ses supporters sont vivement dénoncées. Le climat d’insécurité monte en flèche alors que le pays retient son souffle, à l’approche du scrutin.

La dette odieuse est une dette contractée par un régime despotique pour des objectifs étrangers aux intérêts de la Nation, aux intérêts des citoyens. A la chute d’un tel régime, les créanciers ne peuvent exiger des remboursements que du despote déchu. Cette doctrine s’est appliquée à plusieurs reprises de l’histoire des deux derniers siècles. Une présentation non exhaustive des cas où cette doctrine a été utilisée figure dans un livre que le CADTM vient d’éditer récemment (50 Questions / 50 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, p 163 à 169 et p. 184 à 187).

Dans le conflit irakien, un assez large consensus semble se dégager, tant du côté des partisans d’une intervention armée que des opposants à la guerre : la population irakienne a longtemps souffert sous la dictature de Saddam Hussein, et son régime doit être démantelé. Aussi la question n’est pas de savoir si les jours de ce régime sont comptés, mais comment et par qui cette transition sera effectuée.

La population irakienne retient son souffle, coincée entre la menace d’une intervention militaire et l’emprise du régime dictatorial de Saddam. L’opposition irakienne ne veut ni de Saddam ni de la guerre de Bush, et appelle à un mouvement de solidarité internationale.

Fuyant les pluies européennes, de nombreux vacanciers sont allés retrouver le soleil des plages tunisiennes. Ils auront sans doute apprécié la gentillesse des Tunisiens qui parlent si bien le français. Mais la Tunisie, c’est aussi ce pays ou un général-président se fait « élire » avec des scores que n’ose plus afficher le moindre dictateur. Un chef d’État qui, le 26 mai dernier, a fait « voter » à près de 99 % une modification de la Constitution lui permettant d’être indéfiniment réélu et d’échapper à toute poursuite judiciaire ! La presse tunisienne est devenue l’une des plus insipides et (...)

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