Démocratie participative

Les Nou­veaux Ca­hiers du so­cialisme (NCS) conjoin­te­ment avec Ca­na­dian Di­men­sion pré­sentent l’Université po­pu­laire 2014 sous le thème « On brasse la cage ! ». L’Université po­pu­laire des NCS re­pose sur plus de qua­rante per­sonnes pro­ve­nant d’organisations syn­di­cales, po­pu­laires, fémi­nistes, éco­lo­gistes et du monde de l’enseignement. C’est un vé­ri­table « in­tel­lec­tuel col­lectif » au ser­vice des luttes et de la construc­tion du mou­ve­ment po­pu­laire. L’Université des NCS n’est pas une uni­ver­sité au sens « clas­sique » du terme. L’approche n’est ni aca­dé­mique, ni li­vresque. Le sa­voir et (...)
Depuis un an à Saint-Gobain (Aisne), un groupe de citoyens se réunit chaque mois pour proposer, débattre et mettre en place des « idées pour vivre bien ». Ce bel exercice de démocratie directe peine pourtant à s’étendre. L’assemblée villageoise doit composer avec les réticences de la mairie, mal à l’aise devant ce mouvement spontané. Saint-Gobain (Aisne), reportage Un faible soleil de fin de journée filtre à travers les nuages. Les participants arrivent peu à peu sur la petite place, leur chaise pliable à la main. Entre deux arbres, une banderole colorée indique « Assemblée villageoise ». Les (...)
Les ré­sul­tats ob­tenus par Québec So­li­daire aux der­nières élec­tions comme le fait qu’il n’y aura pas de nou­velles élec­tions d’ici 4 ans in­vitent à s’interroger sur le type d’intervention que ce parti de­vrait pri­vi­lé­gier au cours des pro­chaines an­nées. Ce texte – en cher­chant à aller sur le fond[1] – vise à pro­poser quelques pre­miers ja­lons en la matière. Au terme de cette cam­pagne élec­to­rale de mars et avril 2014, les ques­tions res­tent nom­breuses pour les par­ti­sans de Québec So­li­daire. Certes Q.S. a connu cer­tains ré­sul­tats en­cou­ra­geants (une crois­sance de 1,7 %, une dé­putée de (...)
Le 12 avril dernier, le Groupe de recherche et d’intervention régionales (GRIR) de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a tenu un des premiers colloques académiques sur les événements du printemps dernier. Des professeurEs de différentes universités et cégeps ont partagés le micro avec les représentantes des trois principales associations étudiantes pour partager leurs réflexions et pour « prendre la mesure de ces événements ». Si les invitéEs étaient réuniEs pour faire un retour sur les luttes étudiantes, plusieurs ont souligné que le bilan véritable appartient aux étudiantEs. Il revient à (...)
En partant pour le Forum social mondial (FSM) à Tunis, je souhaitais participer à la création d’un monde meilleur. Cependant, je ne savais pas quelle cause choisir, ni sur quel front me battre. Il faut dire que les occasions sont nombreuses et les causes toutes aussi nobles les unes que les autres. Je redoutais que ma participation au Forum n’alimente mon indécision en raison de la multitude de causes présentées lors des ateliers. Finalement, participer au FSM m’a permis de trouver le problème auquel je veux m’attaquer afin de contribuer à un monde différent : je pense que nous avons (...)
A Goodland, le président se serre la ceinture, les banquiers sont responsabilisés et les écosystèmes préservés. Ce pays existe, fractionné en plusieurs initiatives à travers le monde. Reste à les réunir avance le Britannique Andrew Simms. Andrew Simms, expert à la New Economics Foundation (think tank progressiste britannique) a décrit le 17 février dernier, dans le Guardian, un pays qu’il a nommé « Goodland ». Il emprunte les plus prometteuses des innovations sociales à différents pays du monde, pour dessiner une nation ou règne les valeurs d’équité, de justice sociale et de partage. (...)
Le problème est tout aussi important que ses solutions paraissent fugitives. À l’heure où le protestataire est nommé personnalité de l’année et où l’indignation est devenue une conviction politique, la question de savoir vers où diriger les mouvements sociaux actuels en préoccupe plus d’un. D’emblée, Hervé Kempf nous invite à ancrer notre perspective sous le signe de l’utopie. Ce spécialiste des questions environnementales et auteur du livre « L’oligachie ça suffit, vive la démocratie » s’exprimait dans le cadre du Festival des solidarités organisé par Alternatives en juin dernier. L’événement (...)
L’Islande se reconstruit politiquement après le crash financier de 2008. Le pays d’à peine 330 000 habitants a été nommé par les économistes comme "laboratoire du néo-libéralisme". Le pays a dû assumer une dette de près de 2,7 milliards d’euros. Une dette nationale qui a pris de telles proportions qu’il s’en est suivi de nombreuses accusations de la part des médias étrangers : l’Islande à l’économie excessive, démesurée, voire arrogante. L’un des pays les plus riches au monde perdait 94% de sa valeur en bourse, se retrouvant à devoir mendier de l’aide à l’international. Observée par ses voisins (...)
Du 6 au 11 février dernier se déroulait le onzième Forum social mondial à Dakar au Sénégal. Plus de 60 000 personnes des quatre coins de la planète ont participé aux centaines d’ateliers autogérés donnés par les innombrables associations et coalitions présentes. Né en réaction au Forum économique mondial de Davos réunissant les puissances étatiques et économiques de ce monde, le Forum social mondial rassemble une variété très hétérogène d’individus et d’organisations refusant la dictature actuelle du marché assurée par nos États capitalistes et prônant un altermondialisme respectueux des diversités (...)
Dans un monde où l’on est confronté aux changements climatiques, au pic pétrolier, aux crises écologique, économique et sociale, au stress et à la pollution, et dans lequel on éprouve souvent le sentiment que rien ne change sauf les discours, le Centre d’écologie urbaine de Montréal propose une vision de la ville et offre des pistes de solutions à notre portée. Nous souhaitons que l’ensemble des candidates et des candidats s’engagent à débattre publiquement des grands enjeux montréalais et de leurs propositions pour faire de Montréal une ville écologique et démocratique. Rappelons que les (...)
It was the beginning of the school year, my eighth-grade science teacher, Mrs. Hamda, came to class and told us that this year we would be learning about the preservation of plant diversity, social responsibility, rights, the constitution, citizenship, public speaking, documenting, and interviewing as part of a project organized by the Teacher Creativity Center. As a class and in groups we would be working on explaining a problem, studying related articles in the constitution, proposing possible solutions, selecting the best options, and putting together a plan of action which (...)
In Democracy by the People: the Elusive Kerala Experience, M. P. Parameswaran, a former nuclear physicist and now Kerala’s leading alternative thinker and activist, accounts for the success of Kerala in participatory democracy and the arduous journey of development. Parameswaran, a global thinker and local actor, argues that the micro-development of Kerala (a region in south-west India) can set a model for similar projects in both India and the rest of the world. Democracy by the People examines how the Keralite neighborhood groups evolved into the formation of the Panchayat (...)
Affiches des mouvements sociaux au Québec 1966-2007 Jean-Pierre Boyer, Jean Desjardins, David Widgington, Éditions Lux, 2008, 360 pages. Si les murs peuvent avoir des oreilles, la maison d’édition Lux vient de publier un ouvrage qui démontre sans l’ombre d’un doute qu’ils peuvent aussi crier. L’équipe qui a travaillé à la compilation des affiches réunies dans l’ouvrage a réussi à illustrer l’essentiel de la parole engagée des quarante dernières années au Québec. Principale forme de marketing social, du moins jusqu’à l’avènement de l’Internet, l’affiche est un outil d’information et de (...)

Le président Morales a présenté une nouvelle constitution, qui doit être adoptée ce printemps par référendum. Mais les partis d’opposition la dénoncent et l’instabilité politique persiste.

En 2007, la population des villes aurait pour la première fois dépassé la population des campagnes. Il s’agit d’un événement sans précédent dans l’histoire de l’Humanité, qui en a pourtant vu d’autres.

Et ci c’était finalement de la ville que renaissait le politique ? Notez que je dis bien le politique, et non la politique. La politique, on sait assez ce que c’est : elle est l’affaire de professionnels, faisant carrière dans des partis et se disputant l’honneur de nous représenter. Cette manière de faire les transforme et nous transforme.

On s’en doute, la mondialisation ne sert pas l’urbanisation dans les pays du Sud. Dans le numéro du printemps 2007 de la revue trimestrielle Alternatives Sud, six auteurs dissèquent les rapports complexes entre l’urbanisation et la mondialisation débridée dans les mégalopoles des pays en voie de développement.

À la veille du 4e Sommet Citoyen, qui se déroulera du 1er au 3 juin à Montréal, deux faits capitaux doivent être considérés. Primo, pour la première fois, la majorité de l’humanité vit maintenant dans des villes. Le processus d’urbanisation semble irréversible. Secundo, un nombre important d’analystes de l’urbanisation et de l’histoire des villes ont déterminé, depuis quelques décennies, que la croissance économique est principalement générée dans des villes ou dans des régions urbaines métropolitaines.

Conquérir et réinventer le pouvoir grâce à la démocratie participative. C’est sous ce thème prometteur que s’est tenu le mois dernier une conférence extraordinaire, à l’Université de Ryerson, à Toronto. Huit conférenciers venus de l’Argentine, du Brésil, du Chili, du Mexique et du Venezuela sont venus y présenter une vue de l’intérieur des changements en cours dans leurs pays respectifs.

Le quatrième Sommet citoyen se tiendra du 1er au 3 juin 2007, à l’Université du Québec à Montréal. L’une des organisatrices de l’événement résume ici les objectifs d’un sommet qui vise à rassembler plus de 500 personnes, depuis les simples citoyens jusqu’aux élus, en passant par les militants et tous ceux qui ont Montréal à coeur.

SUCRE - Alors que la dévastation s’abat sur le Liban et que la planète semble chaque jour plus proche d’un nouveau désastre, j’ai découvert un endroit empreint d’un extraordinaire espoir. Ce qui se passe actuellement en Bolivie est sans précédent dans l’histoire moderne : un gouvernement indigène a pris le pouvoir et tente - avec une certaine dose de succès jusqu’à maintenant - de mettre en place des politiques s’inspirant d’anciennes pratiques et valeurs indigènes. En Bolivie, les peuples quechuas et aymaras comptent, avec des nations indigènes plus petites, pour environ 70 % de la (...)
Some years ago, Russell Jacoby wrote a book called The Last Intellectuals in which he lamented the waning of the tradition of the public intellectual: that breed of intellectual who addresses himself “with vigor and clarity” to an educated lay audience and fosters a critical perspective on social reality which serves to “enrich public life.” Public intellectuals indeed constitute an endangered species, but fortunately they are far from extinct. When I think of the figure of the public intellectual in the North American context many names come to mind: Neil Postman, Jane Jacobs and (...)

L’investiture du président René Préval le 14 mai dernier a, aux yeux de certains, conclu le processus de normalisation politique en Haïti. Pourtant, nombre d’organisations de la société civile haïtienne martèlent l’importance des élections locales dont la tenue, le 21 juin prochain, semble de plus en plus incertaine. Alternatives les a rencontrées.

Tout au long du XIXe siècle, Haïti a été isolée. Mais au début du siècle suivant, le pays est revenu dans le monde. Haïti a été un membre fondateur de la Société des Nations. Elle a même reçu la première mission d’assistance de l’ONU au début des années 50. Par la suite, la présence haïtienne s’est fait sentir dans le monde, par exemple par la présence de coopérants en Afrique. Entre-temps, le pays a été enfermé dans une dictature qui a été appuyée par les pays occidentaux dans le contexte de la guerre froide. Par la suite dans les années 80, Haïti a été prise en main par la Banque mondiale et les (...)
Depuis longtemps, certains secteurs de la communauté internationale ont adopté un discours cynique sur Haïti. Ce pays serait en faillite permanente. Les Haïtiens n’auraient pas le sens du compromis et ils auraient intégré la violence dans leur culture politique. En fait dit-on, l’avenir d’Haïti ne peut être pensé en dehors d’une tutelle internationale paternaliste. C’est en gros ce qu’on entend souvent. Parallèlement, ladite communauté internationale doit « imposer » la démocratie, du moins dans sa version technique et managériale. On avait des experts en redressement d’entreprises en faillites et (...)
Selon le Président palestinien Mahmoud Abbas, la situation en Cisjordanie et à Gaza pourrait se détériorer gravement si les menaces de couper les vivres à la se concrétisent. Déjà le gouvernement israélien a confisqué des millions de dollars dus aux Palestiniens sous forme de remises de taxes. Les Etats-Unis réclament $50 millions de l’Autorité nationale palestinienne, soit le dernier versement avant les élections qui ont donné la majorité au Hamas en janvier dernier. Par contre, l’Europe a une attitude plus prudente. La Suède a annoncé sa volonté d’augmenter son aide en vue des mesures (...)
Le Maroc doit poursuivre son engagement dans la voie de la démocratisation tout en s’attaquant aux impératives questions sociales : pauvreté, exclusion, marginalisation, etc... Pour répondre à ces deux problématiques, le projet du FAM au Maroc vise un renforcement du dialogue stratégique entre les Jeunes acteurs sociaux de la société civile et l’État. Ultimement, le projet permettra la création d’un Conseil Consultatif de la Jeunesse permettant la participation des jeunes marocains et marocaines aux débats sur les problématiques auxquelles ils sont confrontés au quotidien. Ce projet (...)
En 2004, les statistiques sur la population marocaine (Ministère de la Prévision et du Plan) annoncent 30 millions d’habitants dont 50,8 % sont des femmes, 52, 4% des citadins et 35% des moins de 15 ans. Cette population de jeunes reste une donnée démographique importante et met le Maroc devant des défis permanents en matière d’emploi, de logement et de satisfaction des besoins essentiels. Le chômage atteint 20% sur l’ensemble du pays avec 30% chez les moins de 25 ans et une incidence plus forte chez les femmes. Davantage, l’héritage économique et social de la mise en place des (...)
De nombreux auteurs et politiciens se sont opposés sur la manière d’organiser la gestion des sections communales, suscitant des débats sémantiques entre les nouvelles sections communales et les ex-sections rurales. Mais ces débats sont toujours restés dans le contexte (maintenu par la Constitution de 1987) de ces sections comme outils pour pallier aux déficiences de délimitations municipales établies en fonction des besoins de siècles révolus. Cette approche n’a pas permis de dégager de solutions convaincantes et, d’après nous, ne permettra pas d’arriver à des mécanismes de décentralisation (...)
La Constitution de 1987 de la République d’Haïti avait prévu un réseau d’assemblées de citoyens et citoyennes devant siéger au niveau de chacune des collectivités territoriales, des sections communales aux départements géo¬gra¬phiques, avec un Conseil Interdépartemental qui aurait même le droit de participer, avec voix délibérative, aux séances des Conseils de Ministres traitant de sujets liés à « la décentra¬lisa¬tion et au développement du pays au point de vue social, économique, commercial, agricole et indus¬triel » (Art. 87-2). Ceci offre légalement un mécanisme permettant des consultations (...)

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