Amérique

Le manque d’éthique, incarnée par les grandes entreprises, dirige une grande partie de l’économie canadienne. Du mépris flagrant démontré par le secteur extractif envers l’environnement et les droits humains à la fabrication de systèmes et de composants d’armes utilisés pour la guerre au Yémen, le Canada profite de la destruction et des conflits. Au cours des dernières années, un nouveau secteur a gagné du terrain dans l’économie canadienne. Le nombre de start-ups technologiques et de laboratoires de recherche travaillant au développement de l’intelligence artificielle croît à un rythme (...)
C’était une belle journée de printemps à Santiago. Les 28°C qui cognaient sur ma chevelure blonde faisait contraste avec La Paz, où je vis présentement, métropole aux températures plus fraîches nichée à quelques 3600 mètres d’altitude. Je me trouvais dans la capitale chilienne pour quelques semaines en vue de trois sommets internationaux en marge de la Conférence des Parties sur le changement climatique (COP25) : le Sommet des Peuples, la Société civile pour l’action climatique (SCAC) et le Tribunal international pour les droits de la nature. La décision du gouvernement du Chili d’annuler (...)

Le premier président progressiste de l’histoire moderne du Mexique a hérité d’une situation désastreuse du point de vue sécuritaire. Après 12 ans d’une stratégie de « guerre contre les cartels » qui a enlisé le pays dans un drame humanitaire sans précédent, il peine à freiner la courbe de la violence.

Le 12 janvier 2010 non seulement rappelle la plus grande catastrophe naturelle à avoir jamais affecté Haïti, il est aussi la date qui lance la deuxième décennie du XXIe siècle dans notre pays. Les cent ou trois cent mille morts et la grande désolation laissés par le séisme vont amener sur nos rives une flopée de bons samaritains, institutions internationales spécialisées dans les catastrophes et aventuriers de l’entraide, dont la plupart vont nous dépouiller au lieu de nous aider. Les 35 secondes du tremblement de terre et la gestion catastrophique de l’après-séisme marquent toute la décennie (...)

En poste depuis 2006, Evo Morales, le premier président indigène de Bolivie, a été renversé par un coup d’État. Des débats sur la manière dont cela est arrivé et ce que cela signifie ont proliféré dans la gauche à l’échelle internationale. Ashley Smith a discuté avec Jeffery R. Webber et Forrest Hylton, deux observateurs de longue date de la Bolivie, pour mieux comprendre les problématiques en jeu.

Au Chili, la mobilisation sociale se poursuit, soutenue par une très large partie de la population. Le président-milliardaire Piñera vient cependant de faire savoir qu’il irait jusqu’au bout de son mandat. S’il reconnaît aux micros de la BBC être responsable d’une partie du « problème », il précise que celui-ci s’est « accumulé depuis 30 ans ». Allons jusqu’à 46. Allende tombait, encerclé par les putschistes ; Pinochet s’emparait du pouvoir puis recrutait un groupe d’économistes formés à Chicago par Milton Friedman et Arnold Harberger. Le Chili, dans la rue, rejette aujourd’hui la greffe. L’auteure, historienne latino-américaniste, revient sur la construction de ce soi-disant « miracle économique ».

Au cours du mois de novembre 2019, des milliers de Colombiens, surtout des jeunes, participent aux mobilisations quotidiennes de la nation caféicole. Tout a commencé par une grève nationale majeure le jeudi 21 novembre, ce qui ne s’était pas produit depuis 1977. Parmi les organisateurs de ces marches et de la grève figurent des syndicats, des organisations étudiantes, des organisations de femmes, des peuples indigènes, des écologistes et des groupes politiques opposés au gouvernement d’Iván Duque [qui est membre du parti de droite radicale Centre démocratique et proche d’Alvaro Uribe ; il (...)

L’humanitaire est une nouvelle fois « la réponse » de l’international à la crise haïtienne. Une stratégie de pourrissement qui témoigne avant tout de la complicité avec le régime en place et contourne l’exaspération sociale des habitants.

Plus de 4,6 millions de Vénézuélien·es ont fui leur pays au cours des dernières années en raison des crises politique, sociale, économique et humanitaire qui sévissent dans la république bolivarienne. Face à cet exode sans précédent, des pays de la région sud-américaine ont récemment imposé des conditions d’entrée plus strictes aux ressortissant·es vénézuélien·nes.

Des membres du collectif Solidarité Québec-Haïti ont récemment occupé le local électoral de Justin Trudeau afin que le premier ministre sortant promette de retirer le soutien du Canada au président d’Haïti, Jovenel Moïse. Dans ce qui suit, le collectif militant résume la situation en Haïti ainsi que sa campagne actuelle.

L’ambassade des États-Unis à Ottawa s’est vantée dans une note de service intitulée « Le Canada adopte la politique étrangère : America First », en mars 2017, après que le premier ministre Trudeau ait nommé la fauconne intransigeante Chrystia Freeland au poste de ministre des Affaires étrangères.

Dans une annonce surprise, l’EZLN proclame la création de 11 nouveaux « caracoles » et municipalités autonomes, élargissant considérablement le territoire sous contrôle rebelle.

À la suite de la démission du gouverneur Rosselló, de nombreuses assemblées populaires se sont constituées sur tout le territoire de Porto Rico, avec pour but de poursuivre le débat — et de prolonger le mouvement populaire.

Article d’abord publié sur le site de À l’encontre Le père et la fille face contre terre dans l’eau boueuse le long des rives du Rio Grande, sa petite tête cachée dans son t-shirt, un bras passé autour du cou de son père. Ce portrait du désespoir a été réalisé lundi par la journaliste Julia Le Duc, dans les heures qui ont suivi la mort d’Oscar Alberto Martínez Ramírez et de sa fille Valeria, 23 mois, qui tentaient de passer du Mexique aux États-Unis. L’image représente une expression poignante du périlleux voyage auquel sont confrontés les migrants lors de leur passage vers le nord des (...)
Au lieu de rester prise en otage par les « deux solitudes » coloniales, l’anthologie Nous sommes des histoires ; réflexions sur la littérature autochtone ose franchir le mur linguistique au-delà des catégorisations eurocentriques habituelles. En traduisant de l’anglais au français plusieurs textes théoriques clés, et faut-il le préciser, de théoricien·nes publié·es originellement en anglais sont souvent eux-mêmes et elles-mêmes des Autochtones (6), ce livre est, pour utiliser les beaux mots de Louis-Karl Picard-Sioui, « [un] feu autour duquel on peut se rassembler dans la nuit, pour éviter de (...)
« Le travail gratuit, ça suffit ! » : depuis l’automne 2016, les étudiant·es québécois·es demandent au gouvernement de mettre en place la pleine rémunération des stages dans tous les domaines d’études et de reconnaître leurs études comme un travail qui mérite un juste salaire. Ils·elles souhaitent aussi que le statut des stagiaires fasse partie de la Loi sur les normes du travail. Pour mener ce combat, les étudiant·es se sont organisé·es en Comité unitaire sur le travail étudiant (CUTE), des groupes de travail autonomes vis-à-vis des associations et syndicats étudiants créés dans différents campus. (...)

Voilà vingt-cinq ans que Daniel s’élance chaque matin sur les routes cabossées de Montréal. Vingt-cinq ans de rencontres et de services rendus. Daniel aime son métier, mais celui-ci se meurt. Et qui plus est, sous la main du gouvernement québécois.

Le 17 avril dernier, le Pérou a été secoué par la mort abrupte de l’ex-président Alan Garcia. Accusé de corruption dans le cadre du scandale Odebrecht, l’ex-chef de l’Alianza Popular Revolucionaria Americana - l’Alliance populaire révolutionnaire américaine, APRA s’est suicidé au moment où la police allait l’arrêter afin de le mettre en détention provisoire. Le contexte politique entourant sa mort laisse entrevoir un pays aux prises avec une difficile lutte contre la corruption et de grands enjeux démocratiques.

La prise de conscience de l’urgence écologique et climatique chez les jeunes a augmenté d’un cran sous l’effet de l’initiative de la militante suédoise Greta Thunberg, qui a initié les grèves scolaires pour le climat devant le parlement de Stockholm. L’initiative a trouvé un écho à Montréal et est menée par des jeunes militants du secondaire, organisés au sein de Pour le Futur Montréal. Tous les vendredis, à partir du Parc Jeanne-Mance, les grévistes prennent la rue pour réclamer des actions concrètes et sensibiliser la population à la justice climatique. Les générations sur le point d’hériter de (...)
Si depuis plusieurs mois déjà, les actions de résistance écologiste provenant de plusieurs milieux étudiants, à l’international comme au Québec, font les manchettes, force est de constater qu’un profil d’activiste semble se dessiner dans la représentation médiatique de cette lutte aux proportions exponentielles. En effet, la couverture médiatique des événements fait souvent le cas de jeunes étudiant·es engagé·es très tôt, quittant leurs cours à chaque vendredi pour un débrayage hebdomadaire, à l’image de Pour le futur. Il est également question d’étudiant·es de niveau universitaire, possédant une (...)
Les étudiant·es et les jeunes du monde entier reconnaissent que la crise climatique menace notre existence commune. Pour les étudiant·es universitaires, en particulier, il s’agit d’une situation unique et complexe. Nous sommes dans une phase de la vie qui est transitoire mais extrêmement formatrice ; nous sommes exposé·es à de nouvelles perspectives, idées et théories ; nous développons les compétences nécessaires pour apporter une contribution significative au monde ; nous planifions notre avenir. Nous devrions nous sentir moins impuissant·es. Et pourtant, ce n’est pas le cas. Comparativement (...)
Nombreux sont les universitaires, les organisations populaires, syndicales, paysannes et estudiantines préoccupés par le nivellement par le bas des conditions sociopolitiques en Haïti depuis l’intensification des mouvements de masse en juillet 2018. En effet, les 6, 7 et 8 juillet 2018 presque toutes les couches sociales manifestaient leur mécontentement dans les rues non seulement en raison de l’augmentation du prix de l’essence par le gouvernement Moïse-Lafontant [1], mais surtout contre la précarité de leur condition socioéconomique. Mentionnons que l’augmentation de l’essence a été (...)
Article d’abord paru sur le site de Truthdig. Traduit par Le Grand Soir. Le gouvernement américain, déterminé à extrader et à juger Julian Assange pour espionnage, doit trouver un moyen de séparer ce qu’Assange et WikiLeaks ont fait en publiant des documents classifiés qui leur ont été communiqués par Chelsea Manning de ce que le New York Times et le Washington Post ont fait en publiant le même document. Aucune loi fédérale n’interdit à la presse de publier des secrets d’État. Cependant, les voler est un crime. C’est l’enjeu de la longue persécution de Manning, qui a été renvoyée en prison le 8 (...)
Article d’abord paru sur le site de alainet.org. Le 12 octobre 2018, William Brownfield, ex-ambassadeur des États-Unis au Venezuela, déclarait ceci : « Nous devons envisager ceci comme une agonie, comme une tragédie qui va se poursuivre jusqu’au dénouement final [...] et si nous pouvons faire quelque chose pour l’accélérer, nous devons le faire, mais nous devons le faire en sachant que ceci aura un impact sur des millions de personnes qui ont déjà des difficultés pour trouver des aliments et des médicaments [...]. Nous ne pouvons pas le faire et prétendre qu’il n’y aura pas d’impact, nous (...)
Article d’abord paru sur le site de Contretemps Introduction Issue des mobilisations indiennes et plébéiennes en Équateur et en Bolivie, l’exigence du Buen Vivir / Vivir Bien (Vivre avec plénitude) est, pour l’essentiel, une critique culturelle du capitalisme. Elle considère en effet que le capitalisme n’est pas simplement un système économique insoutenable écologiquement et insupportable socialement en raison des destructions, des inégalités et des aliénations multiples qu’il produit ; elle voit aussi dans ce système un modèle de vie impliquant une certaine conception des rapports (...)
Article d’abord paru sur le site de cadtm.org Brésil : 55 ans après le coup d’État des militaires du 31 mars 1964 et le renversement du président Joao Goulart, le nouveau président d’extrême-droite, Jair Bolsonaro a ordonné une célébration du coup d’État militaire de 1964. Il est important de revenir sur le soutien actif du gouvernement des États-Unis, de la Banque mondiale et du FMI aux militaires qui ne fait pas l’ombre d’un doute. Le 2 avril 2014, une organisation non gouvernementale aux États-Unis, le National Security Archive (NSA !) a rendu public une série impressionnante de documents (...)
En 2018, le monde a connu l’histoire de Marielle Franco, la conseillère municipale brésilienne brutalement assassinée à Rio de Janeiro. Le 14 mars, la voiture dans laquelle Marielle se trouvait a reçu 14 coups de feu, tuant la conseillère (de quatre balles à la tête) et Anderson Gomes, qui conduisait la voiture. Les enquêtes menées à ce jour indiquent que les projectiles par lesquels Marielle et Anderson ont été abattus ont été achetés par la police fédérale du Brésil. Des membres d’une des plus grandes milices de Rio ont été arrêtés pour leur participation au crime. Aussi, des informations (...)
Article d’abord paru sur le site de Dial et en espagnol sur le site de alainet.org. Traduction française de Françoise Couëdel. Le mouvement indien brésilien a multiplié, tout au long du mois de janvier, le « janvier rouge », les activités au cours de la campagne « Sang indien, pas une goutte de plus ». Toutes ces manifestations dans le but de dénoncer les attaques dont sont victimes les peuples autochtones de la part du gouvernement qui, dès le premier jour de l’année, dès son accès au pouvoir, a fait voler en éclat toute la structure qui protège les Indiens du Brésil. Dès la fin de l’après (...)

Le Venezuela est en crise et le bellicisme de Trump aggrave les choses. Comment devrions-nous réagir à la situation tendue que connaît le pays ? La question est au centre de débats agités à gauche, aux États-Unis comme ailleurs dans le monde. La récente intensification des manœuvres états-uniennes pour chasser Nicolás Maduro, par la force si nécessaire, rend cette question d’autant plus urgente. Aucune réponse ne va de soi. Mais à la réflexion, trois principes devraient nous servir de boussole : le non-interventionnisme, l’auto-détermination et la solidarité avec les opprimés.

Article d’abord paru sur le site Alainet.org Lorsqu’il remonte ce 13 février les couloirs feutrés du Congrès jusqu’aux aux lambris du House Committee on Foreign Relations, Elliot Abrams, l’envoyé spécial de Donald Trump pour le Venezuela, a de quoi se réjouir. Le leurre des caisses à moitié vides a fonctionné. L’opinion publique occidentale s’est aussitôt étranglée : « pourquoi Maduro refuse-t-il l’aide humanitaire alors que son peuple meurt de faim ? ». Convoyées par l’USAID, l’ONG de la CIA, jusqu’à une région de Colombie en proie à une pauvreté extrême, ces caisses que ni la Croix Rouge ni (...)

Plus d'articles :  1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | ... | 34

Thèmes

Je m’abonne

Recevez le bulletin mensuel gratuitement par courriel !

Je soutiens

Votre soutien permet à Alternatives de réaliser des projets en appui aux mouvements sociaux à travers le monde et à construire de véritables démocraties participatives. L’autonomie financière et politique d’Alternatives repose sur la générosité de gens comme vous.

Je contribue

Vous pouvez :

  • Soumettre des articles ;
  • Venir à nos réunions mensuelles, où nous faisons la révision de la dernière édition et planifions la prochaine édition ;
  • Travailler comme rédacteur, correcteur, traducteur, bénévole.

514 982-6606
jda@alternatives.ca