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Zapatistas, une lutte au quotidien

Photo Reportage

Adrienne Surprenant, 1er mai 2014

Depuis 30 ans, les Zapatistes sont des autochtones qui luttent pour le respect de leurs terres et de leurs coutumes dans le sud du Mexique, au Chiapas. Ils et elles vivent depuis en situation de guerre de basse intensité.

En 1994, ils et elles se sont rebellé-es et leur prise d’armes a été reconnue à l’international. La force de leur lutte repose sur leur manière de s’organiser et de survivre de manière autonome, tout en respectant l’environnement. Cette série de photos présente des pans de leur quotidien de cultivateurs et cultivatrices assidu-e-s, en préservant leur anonymat. Comme les Zapatistes définissent leur lutte comme étant celle de tous et toutes, les illustrations de leur quotidien n’identifient pas les membres de la famille, dans un souci d’allier l’esthétique à leur philosophie.

Leur façon de lutter pour leur autonomie, en étant proche de leurs terres et loin du capitalisme, peut aussi se référer à la lutte des paysans mexicains en 1910. Leur résistance est issue d’un désir de vivre de manière respectueuse de l’ensemble de la nature. L’intérêt actuel de leur lutte est de proposer une alternative à un mode de vie centré sur la consommation. Tous les jours, et dans toutes leurs actions, ils et elles luttent en cultivant, en prenant soin les un.e.s des autres, hors d’un système qui est, pour elles et eux, issu de la colonisation.

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Anonymes
Le sous-commandant Marcos, Zapatiste, déclarait le 5 mai 1996 : “Le Zapatisme n’appartient à personne, et pour cela, il est à tout le monde” . L’anonymat des Zapatistes tête couverte d’un passe-montagne illustre bien cette facette de leur pensée.
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Loi pour les femmes
Les Zapatistes allient coutumes et avancées idéologiques en créant une loi pour les femmes, qui énonce leurs droits, dont celui de ne pas être confinées aux tâches ménagères, et donc de pouvoir prendre une charge politique, ou travailler aux champs.
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Enfants
À chaque nouvelle naissance, dans une famille Zapatiste, la terre parentale se divise un peu plus. Dans certaines régions du Chiapas, cela crée un état d’incertitude alimentaire, car les terrains cultivables par nombre d’habitants voient leur nombre se raréfier.
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Autonomie alimentaire
Les hauteurs du Chiapas sont des terres froides pour le Mexique. S’y cultive pourtant le maïs, et les haricots nécessaires à l’alimentation. Les Zapatistes cultivent sans engrais chimiques, ni insecticides.
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Futur
Les enfants de la famille font l’école primaire, de 7 à 12 ans, mais ne souhaitent pas aller au secondaire, ni se marier tout de suite, car cela impliquerait s’éloigner de leur famille.
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Nourrir
La mère va nourrir les poulets de grains de maïs, comme tous les matins. Ils font grandir leur volaille, mais n’en mangent presque jamais, car la viande est précieuse pour ces cultivateurs.
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Foyer
Malgré la loi pour les femmes, celles-ci se retrouvent encore souvent chargées du souper. La mère est aidée de ses filles lors de la préparation des repas.
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Oventik
Les communautés Zapatistes dans la région du Chiapas se divisent en 5 caracoles, ce qui signifie escargot. Chacune d’entre elle est formée d’un village central, où se trouvent les services de santé et d’éducation secondaire, ainsi que le centre de réunion du gou- vernement autonome. Autour, sont dispersés villages et bases d’appuis (familles) Zapatistes. Sur la photo, une murale de la caracole d’Oventik.
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Ombre
Bien que leur soulèvement date de 1994, les Zapatistes demeurent dans une situation politique difficile, subissant la répression de la part du gouvernement, ainsi que de la part de certains de leurs voisins, qui appuient les partis politiques officiels.
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Caracole
De la fenêtre de l’école secondaire, à Oventik, des jeunes jouent au football. Situé au coeur des montagnes, le village est constamment couvert d’une brume épaisse.