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Oléoduc d’Enbridge

Les groupes citoyens, environnementaux, sociaux, étudiants et autochtones s’opposent d’une même voix

28 novembre 2013

Alors que s’est amorcée la commission parlementaire censée évaluer le projet d’inversion de la ligne 9b d’Enbridge, plusieurs groupes citoyens, sociaux et environnementaux dénoncent que Québec en fasse trop peu, trop tard.

Les Citoyens au Courant, la Coalition vigilance oléoducs, les Citoyens contres les sables bitumineux des Basses Laurentides, la Société pour vaincre la pollution, le Collectif en environnement Mercier-Est, le Conseil traditionnel Mohawk, Justice climatique Montréal, le Conseil des Canadiens, ENvironnement JEUnesse, Alternatives, le Regroupement sur le Gaz de Schiste de la Vallée du Saint-Laurent, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante, la Fédération étudiante collégiale du Québec, Idle No More Québec, la Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau Eau Secours !, la Fondation David Suzuki, Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) et Fondation Rivières déplorent l’absence d’une réelle consultation citoyenne ouverte et doutent de l’importance accordée à l’évaluation par la commission vus les courts délais.

Alors que Québec s’était engagé à tenir des audiences « moins contraignantes » et plus « larges » que celles de l’Office national de l’énergie, certains groupes se sont vu refuser un temps de parole1 et aucun groupe citoyen n’a été invité à y participer. « Il est inadmissible que les citoyens ne puissent pas présenter de plaidoirie orale. Nous serons les premiers touchés en cas de déversement » déplore Katherine Massam de Très-St-Rédempteur.

« D’autant plus que Québec n’a pas respecté ses obligations morales et légales envers les nations autochtones issues des traités reconnus tel que le Traité du Wampum à deux voies » affirme Stuart Myiow Jr du Conseil Traditionnel Mohawk.

De plus, les groupes s’expliquent mal le fait que Québec n’ait pas annoncé une évaluation environnementale complète dans le cadre de cette commission parlementaire ; cette évaluation a pourtant été réclamée haut et fort par ces mêmes groupes depuis des mois.

Selon le rapport d’Accufacts déposé à l’Office national de l’énergie en août dernier, l’oléoduc présente « un risque élevé de rupture » si l’inversion va de l’avant. Publié au même moment, le rapport de Goodman Group mentionne que ce projet pose un risque considérable, en mettant en danger l’approvisionnement en eau potable, ce qui entraînerait des coûts de milliards de dollars. Sans compter qu’Enbridge n’a pas su fournir de garanties suffisantes permettant de croire que l’entreprise serait entièrement responsable des dégâts si un tel désastre se produisait.

Rappelons aussi que le Québec s’est doté d’objectifs de réduction de gaz à effets de serre difficilement conciliables avec l’expansion des oléoducs et l’utilisation du pétrole issu des sables bitumineux. Les effets dévastateurs des changements climatiques sur notre économie et notre environnement sont plus que jamais une préoccupation fondamentale qui doit être priorisée pour toute décision concernant la politique énergétique du Québec.

Pour toutes ces raisons et parce que le projet n’a pas été soumis à un processus d’évaluation adéquat, nous croyons que Québec doit s’opposer à l’inversion de la Ligne 9B d’Enbridge.

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Katherine Massam, Les Citoyens au Courant, 514-316-8143
Réal Bergeron, Le Collectif en environnement Mercier-Est, 514-493-4231
Audrey Yank, Coalition Vigilance Oléoducs, 438-884-6471
Kristian Gareau, Justice Climatique Montréal, 514-991-6923.
Jérôme Normand, ENvironnement JEUnesse, 514-577-3016
Jean Léger, Citoyen.ne.s contre les sables bitumineux des Basses-Laurentides 450-258-4249
Anne-Marie Saint-Cerny, La Société Pour Vaincre La Pollution
Stuart Myiow Jr, Conseil traditionnel Mohawk de Kahnawake, 514 622-1443
Michel Lambert, Alternatives, 514-982-6606 ext 2001
Marie Masella, Comité aux luttes sociales de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante, 514-634-0675
Mylène Beuchée, Fédération étudiante collégiale du Québec, 514-554-0576
Abdul Pirani, Conseil des Canadiens (Montréal), 450.371.2529
Jacques Tétreault, porte-parole du RIGSVSL (Regroupement Interrégional Gaz de Schiste de la Vallée du Saint-Laurent) 450-793-4285
Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec, WWF-Canada 514-260-6233
Widia Larivière et Melissa Mollen Dupuis - Idle No More QC 450-616-7163
Martine Chatelain, porte-parole Coalition québécoise pour une gestion responsable de l’eau Eau Secours ! 514 303 2212
Karel Mayrand, Fondation David Suzuki
Gabrielle Blanchette, Fondation Rivières, 514 272-2666, poste 24.

Ce communiqué reçoit également l’appui des 5 organisations qui ont été invitées à présenter un mémoire devant la commission le mardi 3 décembre prochain (AQLPA, Greenpeace, RNCREQ, Équiterre, Nature-Québec).