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"Sisters in spirit" : 8ième Marche commémorative en mémoire des femmes autochtones assassinées et disparues

4 octobre 2013 à 18:00

- English below

Vendredi le 4 octobre
18h-21h, Cabot Square (coin Atwater & Sainte-Catherine)
8ieme Marche commémorative en mémoire des femmes autochtones assassinées et disparues

Missing Justice et le Centre 2110 vous invitent à participer et à apporter votre soutien à la Marche et veille commémorative “Sisters in Spirit”, le 4 octobre prochain à Montréal. Cette marche et veille a été fondée en 2005 par Bridget Tolley et se répète chaque année à l’occasion de l’anniversaire du décès de sa mère, Gladys Tolley, le 4 octobre. Au fil des ans, des marches similaires ont été organisées d’un bout à l’autre du pays pour marquer cet anniversaire, et des centaines de marches ont maintenant lieu à travers différentes communautés partout au Canada. Une marche a même été organisée au Nicaragua afin de démontrer que la violence systémique à l’endroit des femmes autochtones est un phénomène qui afflige les nations colonisées partout dans le monde.

Personnes invitées : Buffalo Hat Singers, Norman Achneepineskum, Harvey Michel, Anik Sioui, Viviane Michel (Quebec Native Women), Melissa Dupuis (Idle No More), Cheryl Diabo, John Cree, Joey Shaw, Melanie Morrison, et d’autres !

La collective de nouvelles du communauté de Radio CKUT sera la diffusion en direct de Cabot Square entre 17h et 19h. Venez tôt pour regarder des entrevues en direct et en apprendre davantage sur les injustices vécues par les femmes autochtones et leurs communautés, ainsi que des spectacles. Vous pouvez également syntoniser vivre ou réécouter l’archive si vous ne pouvez pas être là en personne www.ckut.ca ou 90.3FM.

L’objectif de cet événement est d’honorer la mémoire des femmes et des filles disparues ou assassinées, de sensibiliser la population, d’exiger que les gouvernements soutiennent les démarches des familles et des communautés et que le gouvernement fédéral redonne à “Sisters in Spirit” (SIS) son fonds de recherche.

Entre 2004 et 2010, “Sisters in Spirit”, une initiative de l’Association des femmes autochtones du Canada, a mené des recherches exemplaires sur des cas de violence envers des femmes autochtones qui sont maintenant bien connus. Même si son travail est loin d’être fini, le gouvernement fédéral insiste maintenant pour que le groupe remplace la recherche par l’action. De plus, plutôt que de financer les projets de recherche, d’aide aux communautés et les différentes actions de SIS, il a choisi de financer une base de donnée de personnes disparues gérée par la GRC,ainsi que d’augmenter le pouvoir de la police à obtenir différents mandats et à installer des lignes d’écoute. Selon plusieurs, les chances sont fortes que ces deux privilèges seront utilisés pour criminaliser davantage les communautés autochtones du Canada, et non pour améliorer la sécurité des femmes autochtones.

Les Nations Unies délibèrent depuis 2011 sur la possibilité de mener une enquête sur les atteintes aux droits humains au Canada par rapport à cette problématique,mais puisque la participation du gouvernement canadien est requise,cette enquête demeure pour le moment utopique.

Selon l’Association des femmes autochtones du Canada, environ 600 femmes autochtones ont été portées disparues ou ont été assassinées depuis 1980. D’autres organismes et militants estiment plutôt que le nombre réel se situerait autour de 3000. Le fait est que les femmes autochtones du Canada sont cinq fois plus à risque de périr d’une mort violente que les femmes non autochtones. Les politiques gouvernementales sexistes et racistes, les stéréotypes à l’égard des femmes autochtones, le manque d’attention médiatique ainsi que la négligence dont font preuve les forces policières sont autant de facteurs qui contribuent à perpétuer cette violence. En soi, le cruel manque de données sur le sujet constitue une autre forme de violence.

Alors que dans l’ouest du pays des cas de disparition ont reçu une certaine attention des médias et du public, au Québec, plusieurs femmes autochtones ont été la cible de crimes irrésolus et passés sous silence. Par exemple, en 2001, Gladys Tolley,une femme algonquienne de Kitigan Zibi Anishnabeg, a été heurtée et tuée par une autopatrouille de la Sûreté du Québec. Personne n’a jamais été trouvé coupable ou tenu responsable de cette tragédie, et toutes les demandes pour une enquête indépendante ont été déboutées.

En juin 2010, le corps de Tiffany Morrison, une jeune femme Mohawk de Kahnawake, a été retrouvée tout près de son domicile, sous le pont Mercier. Elle était portée disparue depuis quatre ans.

En septembre 2008, deux jeunes adolescentes, Maisy Odjick de Kitigan Zibi et Shannon Alexander de Maniwaki, ont été portées disparues. On ne sait toujours pas où elles se trouvent aujourd’hui. Les familles des jeunes filles n’ont reçu que très peu d’information de la part de la police et ont dû organiser leurs propres missions de recherche.

Vous pouvez communiquer avec les organisatrices de cet événement en écrivant à

promotions@genderadvocacy.org.

Vous pouvez également nous contacter au Centre 2110 au 514-937-2110.

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Friday October 4th
6PM-9PM, Cabot Square (corner Atwater & Sainte Catherine Streets), 8th Annual Memorial March for Missing & Murdered Native Women

Missing Justice and the Centre for Gender Advocacy invite you to come out and show your support in Montreal this October 4th at the Annual Sisters in Spirit Memorial March and Vigil. Bridget Tolley founded the March and Vigil in 2005, which happens every year on the anniversary of her mother’s Gladys Tolley’s death. Since then, the march has been organized all across the country on that day. Marches are now held in communities across Canada, in the hundreds, with one march being held as far away as Nicaragua, showing us that the problem of Indigenous women being disproportionately affected by violence is one of colonized Nations worldwide.

Invited guests will include Buffalo Hat Singers, Norman Achneepineskum, Harvey Michel, Anik Sioui, Viviane Michel (Quebec Native Women), Melissa Dupuis (Idle No More), Cheryl Diabo, John Cree, Joey Shaw, Melanie Morrison and others !

Radio CKUT’s Community News Collective will be broadcasting live from Cabot Square between 5-7pm. Come early to watch live interviews and learn about the injustices lived by indigenous women and their communities, plus performances. You can also tune in live or listen back to the archive if you cannot be there in person www.ckut.ca or 90.3FM.

The purpose of this event is to honour the memories of missing and murdered women and girls, raise awareness, and demand that the government support the actions of families and communities and restore research funding to Sisters in Spirit (SIS), an initiative of the Native Women’s Association of Canada which was responsible for conducting groundbreaking research between 2004 and 2010 on the now known-of cases. Although their work is far from finished, the government insists that action must take the place of research, and instead of funding the research, community work, and actions of SIS, are instead diverting resources to a generic RCMP-led missing persons database, as well as vastly facilitating police power to obtain warrants and to install wiretaps. Many believe that both of these police privileges will be used to further allow the government of Canada’s criminalization of Native communities rather than increasing the safety of Native women.

The United Nations have been deliberating the carrying out of an investigation into Canada’s human rights abuses vis-a-vis this issue since 2011 but require the government’s participation to do so, something that is not forthcoming.

Approximately 600 Native women have gone missing or have been murdered since roughly 1980 according to the Native Women’s Association of Canada. Other organizations and activists suspect that the actual number is as high as 3000. The reality is that Native women in Canada are at least five times more likely to die of violence than non-Native women. Racist and sexist government policies, stereotypes of Indigenous women, a lack of media attention, and police negligence all contribute to, and indeed perpetuate this violence as well as the general lack of data–also a form of violence in itself.

While some media and public attention has been given to cases in Western Canada, Native women in Quebec have also been targeted. For instance, Gladys Tolley, in 2001, an Algonquin woman from Kitigan Zibi Anishnabeg was hit and killed by a Sûreté du Québec car. No one was ever held accountable, and all requests for independent investigations have been denied.

In June 2010 the remains of Tiffany Morrison, a young Mohawk woman from Kahnawake, were found very close to home, under the Mercier bridge. She had been missing for 4 years.

In September 2008 teenage friends Maisy Odjick from Kitigan Zibi and Shannon Alexander from Maniwaki went missing. Their whereabouts remain unknown to this day. The family has received very little information from police, and has had to organize their own search parties.

Contact organizers by sending an email to promotions@genderadvocacy.org.

Also feel free to drop us a line at the Centre for Gender Advocacy : 514-937-2110.


Voir en ligne : Événement Facebook


crédit photo : Gender Advocacy

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