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PROTÉGER L’EAU POTABLE DEVRAIT ÊTRE INATTAQUABLE

25 avril 2013

Gaspésie, 24 avril 2013 : C’est avec colère que Tache d’huile constate l’attitude cavalière de Pétrolia face aux citoyen-ne-s de la Ville de Gaspé. ’’ La requête déposée en Cour supérieure par la compagnie s’apparente à de l’intimidation judiciaire, une tactique employée pour faire taire l’opposition en amenant dans l’arène judiciaire des débats d’intérêt public.’’ s’indigne Maude Prud’homme, porte-parole de Tache d’huile, L’eau potable est définitivement d’intérêt public !

Notons que cette requête est déposée alors même que Strateco réclame des millions à l’État québécois en raison de l’adoption d’un moratoire sur la filière uranifère : serait-ce une tendance tactique inquiétante chez les compagnies extractives, poursuivre les instances qui adoptent des mesures pour protéger les populations et l’environnement ?

"La Ville de Gaspé a assumé ses responsabilités en adoptant ce règlement, qui a d’ailleurs été élaboré par des juristes avant d’être adopté par une quarantaine de municipalités au Québec. La démarche de Gaspé avait d’ailleurs été appuyée par la Fédération québécoise des municipalités.’’ ajoute Michel Goudreau d’Écovigilance Baie-des-Chaleurs, qui milite pour l’adoption de réglementation similaire dans l’ensemble de la région.

Outre le cas de Gaspé, la transformation de la Gaspésie en zone de production d’hydrocarbures nécessite un débat public, vu les conséquences incontournables qu’un tel choix aurait sur les communautés et les générations à venir. ’’Ce n’est pas simplement au tribunal de trancher mais à la société de prendre une décision libre et éclairée.’’ précise Maude Prud’homme.

’’Nous réitérons la nécessité d’un BAPE générique sur les hydrocarbures et une suspension des travaux par principe de précaution, et ce par souci de protéger le droit à l’eau potable des communautés et le droit à un environnement sain des générations à venir, n’en déplaise aux actionnaires de Pétrolia. Nous ne pouvons pas risquer ce que l’on ne peut se permettre perdre : l’eau potable ne peut être mise en péril.’’ insiste la porte-parole de Tache d’huile.

’’Nous sommes toutefois d’accord sur une chose : l’absence d’études hydrogéologiques (eaux souterraines) est problématique : nous en appelons pour cette raison, entre autres, à la suspension des travaux sur l’ensemble de la Péninsule ainsi que pour Anticosti.” ajoute la porte -parole.

Tache d’huile est une alliance de gaspésien-ne-s de longue date et de néo-gaspésien-ne-s, ainsi que de jeunes et moins jeunes provenant de l’ensemble de la Gaspésie et qui ont à coeur le respect des écosystèmes et des communautés de la péninsule. Tache d’huile est solidaire des organisations similaires dans le Golfe, aux Îles-de-la-Madeleine et à Anticosti.

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Information :

Tache d’huile- Gaspésie : Maude Prud’homme, 514-623-5162
Écovigilance Baie-des-Chaleurs : Michel Goudreau 418-788-559
à propos d’Anticosti : Caroline Laflamme : 418 535-0395