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La 18e Conférence sur le climat : une année de transition

Mahdiah El Jed, 26 novembre 2012

La conférence sur le climat qui s’ouvre ce lundi à Doha, au Qatar, marque la fin de la première période d’engagement du protocole de Kyoto, le seul instrument légalement contraignant dans la lutte aux gaz à effet de serre. Il expire à la fin de cette année 2012.

Ainsi, la 18e conférence des parties (CdP18) sera celle d’une transition vers de nouveaux instruments légaux qui permettront de mettre en place la deuxième période d’engagements du protocole de Kyoto.

« Il s’agit également de permettre l’augmentation des objectifs en cours de route dans cette deuxième période du protocole de Kyoto s’échelonnant jusqu’en 2020 », a mentionné Steven Guilbeault de l’organisme Équiterre, lors d’une séance d’information technique, tenue en présence de Clare Demerse de l’Institut Pembina et Patrick Bonin de Greenpeace.

Surveiller les États-Unis

Les militants estiment que le rôle des États-Unis sera à surveiller. En effet, l’ouragan Sandy et le climat ayant sans aucun doute favorisé la réélection du président Barack Obama, il sera intéressant d’observer le positionnement des États-Unis dans les négociations.

Ensuite, le ’’Climate financing’’ fera figure centrale à Doha. En effet, même si un pas en avant a été fait à l’an dernier à Durban, il reste du travail à accomplir afin de mettre en place le Fonds vert sur le climat, qui est un mécanisme destiné à aider financièrement les pays en développement pour faire face aux changements climatiques.

Selon Clare Demerse, de l’Institut Pembina, le Canada se doit de fournir une subvention et non un prêt au Fonds vert sur le climat.

De plus, l’adaptation aux changements climatiques doit être priorisée afin de permettre au pays en voie de développement d’affronter les changements climatiques.

Peu d’attente envers le Canada

Selon les experts, un leadership est nécessaire afin d’aller de l’avant, et le Canada ne semble pas prêt à jouer ce rôle. En effet, le Canada se présente aux négociations avec très peu de crédibilité.

Selon plusieurs, aucun effort n’a été fait en matière de réduction des émissions par le gouvernement conservateur de Stephen Harper et le Canada est le seul pays signataire du Protocole de Kyoto à s’en être retiré.

Le premier Fossile du jour lui est d’ailleurs décerné, ainsi qu’aux États-Unis, à la Russie, au Japon et à la Nouvelle-Zélande.

Le Canada est accusé de continuellement éviter l’adoption d’un régime légalement contraignant. Selon Cameron Fenton de la Coalition canadienne des jeunes pour le climat, le Canada ne démontre aucune volonté dans la lutte aux changements climatiques en échouant à ses propres objectifs en matière de réduction des émissions, objectifs loin d’être représentatifs des recommandations de la communauté scientifique.

La 18e conférence des parties signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques se tiendra du 26 novembre au 7 décembre prochains.

GaïaPresse sera sur place pour rendre compte au quotidien de l’avancement des discussions et des pressions des groupes militants et de la société civile afin que le climat soit au cœur des préoccupations mondiales.