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Coup au NIGER !!!

18 février 2010

L’armée a pris hier le pouvoir à Niamey. Ainsi, vers 22 heures, le jeudi 18 février 2010 le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD) a prononcé sa première déclaration dans laquelle il a décidé de suspendre la constitution de la 6ème République et de dissoudre toutes les Institutions qui en sont issues. Le président, Mamadou Tandja, serait toujours aux mains des putschistes.

Il fut aussi décidé de la fermeture des frontières aériennes et terrestres et de l’instauration d’un couvre-feu de 18 heures à 6 heures du matin à partir du lendemain,

Le nouveau « Conseil suprême pour la restauration de la démocratie » (CSDR) s’est doté d’un président. Il s’agit du chef d’escadron Salou Djibo.

Derrière ce nouveau coup d’Etat nigérien, on retrouve trois militaires, trois colonels : le colonel Pelé, de son vrai nom Djibrilla Hima Hamidou, commandant de la zone de défense numéro 1 de Niamey, Tillabery Dosso. Il doit son surnom de Pelé à sa passion pour le football, il est d’ailleurs le président de la Fédération nigérienne de football. Ce militaire était déjà là lors du précédent coup d’Etat de 1999. Il se rallie alors au chef de la junte, le commandant Wanké, et devient le porte-parole du CNR. Valeureux combattant, il sera nommé en 2000 par Mamadou Tandja, commandant de la compagnie des blindés.

Le colonel Harouna Adamou est commandant de la compagnie d’appui, les fameux bérets verts des blindés. Ce sont eux qui ont mené l’opération de ce jeudi 18 février 2010. Harouna est issu d’une famille de militaires. Lui aussi a fait partie de l’équipe Wanké lors de la transition militaire de 1999.

Ces dernières années, ces deux hommes ont combattu dans le nord du Niger contre les forces rebelles touareg.

Quant au colonel Goukoye Abdul Karim, chef du renseignement militaire, il était jusque-là le porte-parole de l’armée. C’est lui qui, en juillet dernier, avait appelé les troupes à rester dans leur caserne au nom d’une armée « républicaine ». Il est aujourd’hui le porte-parole du Conseil supérieur pour la restauration de la démocratie.

Alternatives est évidemment très inquiète de la situation sur le terrain et nous demeurons sans nouvelle de nos partenaire d’Alternative Niger.