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Forum social mondial (FSM) 2003 à Porto Alegre :

La plus grande délégation des États-Unis jamais venue au FSM va promouvoir le mouvement contre la guerre

L’équipe communication du FORUM SOCIAL MONDIAL 2003, 20 janvier 2003

Le troisième Forum social mondial qui va débuter le 23 janvier à Porto Alegre, Brésil, verra la plus nombreuse délégation des États-Unis depuis sa première édition en 2001. Cette année la participation des États-Unis devrait atteindre un nombre proche de un millier, soit plus du double que l’année dernière. Ce sera le deuxième pays le plus représenté après le pays hôte, le Brésil.

De nombreux Américains participants viennent à partir d’effort organisés sur le terrain, au niveau communautaire, comme par exemple une délégation de 100 personnes issues du terrain, engagées pour la Justice Globale, des activistes communautaires de la ligne de front issus du projet Nouvelles Voix sur la Mondialisation (New Voices on Globalization), et des représentants de mouvements américains pour la paix. Des personnalités américaines notoires participeront aux événements du Forum, en particulier l’auteur engagé Noam Chomsky, et l’acteur engagé Danny Glover.

Conçu comme une réponse populaire au Forum économique mondial (le sommet réservé pour les hommes d’affaire et les leaders politiques mondiaux qui se rencontrent chaque année à Davos, en Suisse), le FSM a attiré environ 15 000 participants lors de son premier rassemblement en janvier 2001, et plus de 60 000 au deuxième en février 2002, les deux ayant eu lieu à Porto Alegre. Cette année les organisateurs s’attendent à ce que le nombre de participants atteigne les 100 000.

Comme dans les années précédentes, les activistes présents au FSM vont protester contre la tenue du Forum économique mondial, et proposer des sessions alternatives sur des sujets économiques et sociaux. Mais le Forum est aussi cette année l’occasion d’une participation accrue de la part des activistes américains, étant donné le récent déploiement de troupes américaines dans le Golfe, et la large spéculation sur le fait que le rapport qui sera remis le 27 janvier par les inspecteurs en armement de l’ONU pourrait déclencher une attaque sur Iraq par le gouvernement américain. Cette année marque la première fois que le thème Ordre Démocratique Mondial, Combat contre le Militarisme et Promotion de la Paix, sera un axe central de discussion, de programmation et d’activité lors du Forum.
Plusieurs événements pendant le Forum vont rassembler des activistes renommés issus des mouvements américains pour le travail et pour une justice globale, afin de dénoncer les plans de l’administration Bush pour la guerre contre l’Irak. Les sujets abordes incluent la formation d’un nouveau groupe antiguerre basé sur les travailleurs, l’impact des plans de guerre américains sur le conflit Israël-Palestine, les relations entre la guerre et la poursuite par Washington des politiques néoliberales de libre-échange dans les pays en développement. Les orateurs vont aussi parler des manifestations du 18 janvier à Washington D.C. et à San Francisco, où des dizaines de milliers d’Américains ont formé le plus grand rassemblement américain contre la guerre depuis que le gouvernement a annoncé l’année dernière ses plans pour attaquer l’Irak. Un autre événement de ce genre, programmé le 26 janvier, est un séminaire sur « Les Voix Américaines contre la guerre », auquel vont participer, parmi d’autres, Dennis Brutus, poète mondialement renommé et activiste pour la justice globale aux États-Unis, et Medea Benjamin, activiste pacifiste et ancien candidat du Parti Vert pour les élections au Sénat en Californie.

Les participants des mouvements pour la paix aux États-Unis voient le Forum social mondial comme une étape cruciale dans l’effort pour construire une solidarité internationale contre la guerre. « Nous ne voulons pas que tous les Américains soient perçus hors des États-Unis comme des suiveurs de Bush », a dit Kevin Danaher, de Global Exchange.


Équipe du FSM pour les Communications avec la Presse Étrangère