Féministes Pluriel·les

Survivre à la pandémie en tant qu’artiste et femme

vendredi 17 septembre 2021


Épisode 1. Féministes Pluriel·les est notre nouveau balado créé et animé en collectif qui aborde une diversité de récits, de savoirs et de solidarités autour des luttes, des actions et des approches féministes et intersectionnelles.

La pandémie de la COVID-19 a mis à mal les systèmes économiques, sociaux et sanitaires du monde entier. Quelles sont les luttes à mener aujourd’hui ? Comment la COVID-19 a affecté les conditions des fxmmes et la mobilisation féministe ? Quelles sont les revendications pour faire face à l’exacerbation des inégalités et des oppressions sociales vécues au Québec et à l’international ?

Ensemble, à travers des entrevues en profondeur, nous irons à la recherche des perspectives de fxmmes engagé·es, différentes les unes des autres, mais liées dans la construction d’un monde plus juste et égalitaire.

Faire entendre de nouvelles voix, et du même élan, parler des voies possibles pour penser le monde autrement, mettre des mots sur les maux, expliquer, décortiquer et sensibiliser : voici notre invitation, bienvenue dans la discussion, bienvenue dans Féministes Pluriel·les.

Description : Dans cet épisode, nous nous entretenons avec Flavia Nascimento, artiste polyvalente qui nous aidera à mieux comprendre l’impact de la COVID-19 dans le milieu artistique montréalais. Artiste indépendante, elle nous raconte sa bataille pour garder son métier durant la pandémie. Est-ce que les mesures d’aide mises en place par les gouvernements canadien et québécois ont été efficaces ? Qu’en est-il des moyens proposés par le milieu artistique pour faire face à cette nouvelle réalité ? Les réponses avec Flavia Nascimento. Bonne écoute !

CRÉDITS

Animation : Magalie Dominique

Technique : Katia Dinardo

Conception et Recherche : Dalila Carvalho

Montage : Dalila Carvalho et Katia Dinardo

Texte : Dalila Carvalho et Magalie Dominique

Transcription : Magalie Dominique

Indicatif musical et transitions : Dalila Carvalho https://soundcloud.com/dalilavcarvalho

Musique de l’épisode :

Titre : « Beija-Flor » : Flavia Nascimento

Album « Beija Flor » (2015)

Graphisme de la vignette : Fabiola Pinto https://fabipinto.com/

Féministes Pluriel·les est une série de baladiffusion réalisée dans le cadre d’un projet et un programme de formation coordonnés par Alternatives et rendu possible grâce à l’appui du Plan de soutien aux organismes de coopération internationale (PSOCI) du MRIF.

Remerciements : Les participantes du programme, les formateur·trices (Denis Martel, Anne-Sophie Carpentier et Jef Bérard) et collaborateur·trices. La formation a été organisée en partenariat avec Sur Place Média (http://www.surplace.co), une organisation à but non lucratif montréalaise.

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Transcription

ANIMATRICE : Ici, Magalie Dominique, bienvenue à notre balado féministe Pluriel·les. La pandémie de la COVID-19, même si elle n’est pas terminée, nous a touché·es de près ou de loin. Surtout lorsqu’on est fxmme et artiste. Aujourd’hui, pour nous parler de son vécu, nous recevons avec plaisir Flavia Nascimento, originaire du Brésil. Artiste polyvalente, elle vit au Québec depuis 20 ans. Elle a un parcours de clown, de comédienne et de chanteuse, entre autres. Malgré les annulations, les reports de spectacles, Flavia Nascimento a toujours su garder sa vitalité contagieuse. Bonne écoute !

ANIMATRICE : Bonjour Flavia. Merci d’être avec nous.

FLAVIA : Bonjour Magalie, ça fait plaisir.

ANIMATRICE : Ah, j’entends déjà ce sourire contagieux. Donc, en préparant cette entrevue, j’ai appris Flavia que vous étiez d’une vitalité contagieuse, une personne lumineuse, et je pense qu’on en a vraiment besoin.

FLAVIA : Ah mon Dieu, ça là, la vitalité et la lumière, c’est merci, mon Dieu ! Je suis née là-dedans.

ANIMATRICE : Ah ben oui, hein, c’est parfait comme ça. Parce que, avec ce que nous vivons en ce temps, en ces temps anxiogènes, ça va nous faire du bien. Donc, je voulais d’emblée Flavia revenir à notre but d’aujourd’hui, en tant qu’artiste polyvalente et indépendante aussi, il faut bien le mentionner, vous êtes mère de trois enfants. Quelle a été votre réaction lorsque le premier ministre François Legault, en mars 2020, a décrété que toutes les salles de spectacles devaient être fermées ? Quelle fut votre réaction Flavia ?

FLAVIA : Euh, j’ai jamais vécu un stress pareil je pense de ma vie, même quand j’ai su que je suis enceinte et j’avais pas prévu. On dirait que mon monde est tombé. La première chose qui m’est venue dans la tête, je fais comme... Est-ce que je vais avoir mes sous pour payer mon loyer ? Je suis monoparentale, je n’ai pas de pension. Hein, mes sous pour payer le loyer, j’en ai jusqu’à quand ? C’est vraiment la survie. Je n’avais jamais senti cette, cette sensation-là d’une importance-là. Tu sais, je n’ai pas une famille riche au Brésil. J’aurai jamais demandé de m’envoyer l’argent. Je pensais. C’est vraiment l’argent qui est venu vraiment, me dire, oh my god qu’est-ce que je vais faire ? Et c’est fou. Parce que si j’avais, j’ai comme mon économie. J’avais comme vraiment-là, je ne suis pas quelqu’un de mathématiques avec les calculs, mais j’avais calculé oK jusqu’à telle date, je vais être correcte. Ça a commencé mon été parce que janvier et février, on est vraiment mollo le côté artistique. Et en mars, le 18, j’avais comme un spectacle. J’avais Artiste à l’école, j’avais comme 3000 piasses sûres qui venaient et là, le 15, c’est fini. Ça, comme tous les gens m’ont appelée. Ok, c’est annulé, c’est annulé. On va reprendre. Et là, je dis l’argent, est-ce que vous allez nous donner ? Non. Et là, c’est vraiment la survie-là. J’ai comme mis la guérilla, ok, qu’est ce que je vais faire ?

ANIMATRICE : Bon, je comprends bien, ça a été un dur coup sur le plan financier. Euh donc, vous avez eu plusieurs défis à relever ?

FLAVIA : Ah oui !

ANIMATRICE : Oh, ok.

FLAVIA : C’est comme on dit, qu’est-ce que je fais aujourd’hui ? Ok, je change de profession ? Je vais aller chercher un autre truc en attendant. Et là, j’ai regardé, ah, des cours de préposée. C’est bon-là, j’ai gardé les premières années, les fins de semaine et les samedis dimanches faut que je sois disponible. Oh non, là c’est comme, j’étais pas prête de laisser ça. J’avais quand même l’espoir a toujours été là... Ça va revenir dans six mois. Je ne veux pas m’engager à ça parce qu’après, ça va me faire mal de pas continuer en art et j’ai dit non, je vais attendre-là. Je faisais quand même. J’ai mis mon nom dans les écoles pour remplacer. J’allais cependant le midi. J’ai comme j’ai trouvé une autre façon de penser, mais pas de changer complètement. Je voulais être avec un contact, avec le public pareil je ne pouvais pas faire d’autres choses.

ANIMATRICE : On reconnaît le dynamisme en vous Flavia. Mais justement, parlant en fait de finances, est-ce que tu as eu droit à la PCU, cette mesure mise en place par le gouvernement fédéral ?

FLAVIA : Ouais, c’était-là quand ils ont dit au départ, les artistes, oK, on ne sait pas trop. Ok, les artistes rentrent dans l’aide de la PCU, ça a juste fait comme ah oui, ok. Là, je vais continuer à faire les autres choses. Oui, mais je veux pas, je vais pas cesser d’espérer. Mon esprit n’est pas en vain. Je ne vais pas changer de profession, je reste et ça va passer. J’ai vraiment la PCU. C’est sûr que le côté financier m’a aidé. Tu sais, ça a donné, ça paye le loyer, c’est oK. Là, je vais aller. Il y a d’autres choses à courir après et j’ai essayé ici par des petites choses qui étaient ouvertes encore pour travailler. Mais ça a été vraiment un coup de pouce pour les artistes, pour les gens qui ont comme tout perdu.

ANIMATRICE : Donc c’est ça, j’aimerais revenir là-dessus, euh Flavia, quand tu disais que bon, bon voilà comment tu avais vécu la fermeture des spectacles. Mais tu étais où à ce moment-là ?

FLAVIA : J’étais à Sherbrooke, chez moi dans mon salon.

ANIMATRICE : Ah bon, ok !

FLAVIA : Chez moi dans mon salon, et j’ai commencé à faire ok, je vais chanter avec tout le monde, mais je commençais comme tout le monde a fait, tu sais, un peu, pas des live parce que j’étais, oh non, comme je pense que l’internet est assez bonne. Mes enfants étaient dans la maison, ils jouaient des jeux vidéo. Il va bien tout le temps. Ok. Qu’est ce qu’on va faire ? Je vais prendre des ami·es. Ça me tente de chanter avec eux. On va faire la musique. Collaboration musicale. J’ai monté un petit vidéo qui mettait en ligne sur Facebook, Instagram et ça a été ça pendant longtemps. Et aussi pendant le premier confinement aussi j’ai gardé ma fille à la maison parce qu’elle avait, elle est asthmatique et que j’ai fait comme oK. Je vais vivre la vie de famille et en essayant de faire un peu de l’art parce que c’est comme ça. Ça, c’est vraiment une nourriture pour moi. Je ne pouvais pas ne pas faire ça. Et, entre autre problème familial qui se pose juste à moi. Mais je sais qu’il y a plein de monde avec nos enfants qui n’ont plus d’école. Ils n’ont plus de quoi faire, ils restent à la maison. C’est comme, il y a beaucoup de drames familiaux qui sont. Ce n’est pas venu à cause de ça aussi. En tout cas, ça a été tout un, je te jure-là ; c’est pour les forts, c’est pour les forts cette pandémie. J’étais comme, plusieurs fois je tombe, j’ai dit oh non, tant que je reste-là, c’est fini. Et j’ai gardé le soleil, j’ai gardé les plantes. Ok ça va bien aller. L’espoir est venu, mais oh non, c’est pas facile.

ANIMATRICE : J’imagine que toi, tu es comme un phénix qui renaît de ses cendres. Justement oui, mais tu en parlais tantôt par rapport aux bouleversements, pis les chocs dans le milieu artistique. Mais malheureusement, ce n’est pas seulement le milieu artistique qui a été éprouvé par cette pandémie. Il y avait, il y a eu un processus d’adaptation qui a commencé à travers les prestations live en direct. T’en as fait mention tantôt, t’en as fait sur Facebook, justement tu as participé à ça. Comment as-tu aimé l’expérience ? Comment l’as-tu trouvé cette expérience –là de ne pas être en salle ?

FLAVIA : Ouais, au départ…

ANIMATRICE : Devant un public ?

FLAVIA : Au départ, je te jure. J’avais beaucoup, beaucoup de ma réaction : ce n’est pas naturel. Il manquait quelque chose. Oh c’est l’adaptation au nouveau aussi. Là on pris goût. On a dit ok, c’est une autre chose. Maintenant, on va avoir plusieurs de petits bagages dans notre valise. Mais tu sais si j’avais un choix, c’est sûr que je veux être devant le public. Mais ça a été vraiment une autre sortie aussi pour pouvoir, c’est juste être avec des musiciens. Ça fait longtemps que tu jouais pas avec eux. C’est à deux mètres, masqué la plupart du temps. Mais l’échange, je vous jure, c’est quand on faisait le spectacle était présent. On était là et on sentait que c’était là notre place.

ANIMATRICE : Hum, hum ! Ah oui, surtout pour quelqu’un comme toi, parce que je t’ai entendu en entrevue, je t’ai entendu en entrevue répondre à une question de la journaliste qui te disait : « Mais Flavia, les gens t’aiment » et toi, avec ton humilité, tu lui as répondu : « mais quand vous aimez les gens, ils nous aiment en retour, c’est comme tout naturel ». Donc je me dis pour quelqu’un comme toi, avec ces mesures sanitaires que tu viens de décrire ; les masques, et il faut les deux mètres de distance, mais ça a dû être difficile d’être sur scène ? Tu sais, pis de pas sentir cette chaleur humaine dans la salle, tu sais. Mais en tout cas, bravo.

FLAVIA : Oh Magalie, tu me fais…

ANIMATRICE : Bravo !

FLAVIA : J’ai comme des frissons !

ANIMATRICE : Ah bon !

FLAVIA : J’ai eu des frissons, mais c’est vrai, ça a été trop dur. Je suis vraiment quelqu’un du peuple.

ANIMATRICE : Han han !

FLAVIA : Je fais de la musique pour toucher, pour, pour faire que... Je ne fais pas la musique toute seule. C’est ça que je me suis dit vraiment. Mon blocage à faire des petits live, mais c’est juste caméras, c’est ça au départ. Mais là, je fais juste comme oK. Il y a le caméraman, il y a le gars qui fait le son en arrière, il y a tu sais, le photographe qui est là on et j’ai juste comme heuh, j’ai donné, je faisais attention, c’est ces gens-là aussi, je faisais pour eux. Comme je faisais attention, c’est ces gens -là aussi je faisais pour eux. Et au lieu de 20 personnes, on a fait pour 3. Mais il y avait quand même ce côté humain. C’est différent parce qu’ils pouvaient pas danser avec nous, chanter avec nous, mais c’est ça, c’est ça l’être humain-là. J’ai vu pendant toute cette pandémie- là comme on est capable de s’adapter de plus en plus. J’aime les gens.

ANIMATRICE : Wow !

FLAVIA : Je vais sortir de ça avec plus d’amour encore parce qu’il y a eu beaucoup de résilience …

ANIMATRICE : Oui hein !

FLAVIA : Et beaucoup. Je pense que j’ai encore beaucoup d’espoir aux êtres humains.

ANIMATRICE : Ah mais ça c’est comme de la musique à mes oreilles ce que tu dis-là. Non, mais c’est bon ce message d’espoir, faut pas abandonner. Je reviens là-dessus, je reviens sur l’événement justement live, et d’autres aussi. Mais penses-tu que ce genre d’événement pourrait remplacer les arts vivants Flavia ?

FLAVIA : Nononon…

ANIMATRICE : Ok

FLAVIA : Je pense que l’art vivant sera jamais remplacé par une caméra, c’est une autre option. C’est une nouvelle option et les deux vont s’harmoniser ou vivre bien ensemble. Mais je pense pas, en tout cas je ne peux pas. J’ai au départ, j’ai même été fermée, enfermée en regardant des live. J’ai décroché après peut-être six mois après, j’étais plus capable. Et c’est ça pour moi, c’est comme un cinéma, je sais pas. Je pourrais pas aller jusqu’au cinéma pendant toute ma vie. Il faut que j’aille voir du théâtre à l’extérieur que je vois des gens, c’est sûr c’est une autre option qui est très valide. C’est une chance qu’elle était là pour nous, mais c’est ça. Ça pourrait jamais dans mon coeur, j’ai besoin de voir des vrais musiciens, de créer avec eux, de partager certains désirs live.

ANIMATRICE : Au début, justement de notre entretien, je disais que c’est tu es d’une vitalité contagieuse, puis ça s’entend, ça se sent. Euh mais jamais, vraiment tu nous l’a dit aussi que bon t’as jamais voulu changer de carrière, mais t’as eu quand même des moments de découragement.

FLAVIA : Oh oui.

ANIMATRICE : T’étais vraiment abattue ; ce n’est pas juste, bon ok, l’aspect financier, ça on le comprend. Mais la Flavia qui depuis toute petite chantait dans le groupe de son père, en fait tout et tout. Là, tu te dis c’est pas vrai, c’est ma vie-là.

FLAVIA : C’était la survie, tu sais, c’est fou, c’était la survie. Mais tu commences à faire d’autres choses-là. Le théâtre est revenu dans ma vie aussi, le théâtre, la musique et dans les CLS …Dans les ch, CHSLD.

ANIMATRICE : D’accord.

FLAVIA : Oui, mais juste deux personnes avec une distance, je fais ça au départ aussi. La musique était là. J’ai juste trouvé une autre façon de faire ma musique, d’avoir un peu de sous pour survivre. Et c’était ce qu’il y avait donc, j’ai comme fait ok, il y a ça, ok, je peux faire ça. Hein, il y a échasses dans la rue pour la musique. Je peux juste faire ça et me promener pas qu’il y ai des rassemblements. Ok, je vais le faire, ça a juste comme fait ok. La guerrière en moi, la survivante, j’ai dit je vais toute faire, on y va donc, c’est ça. Et ça a marché.

ANIMATRICE : T’es toujours prête à te relever. C’est comme un roseau tu sais, on ne le casse pas. Il va se plier, mais il se relève et se redresse.

FLAVIA : Ouais, ouais, c’est une force qui est là et qui reste.

ANIMATRICE : Et que tu nous communiques avec passion Flavia.

FLAVIA : Ah, c’est bon ! C’était vraiment, je vous jure, ça c’est, c’est, ça vient avec, je suis née comme ça. Et de plus en plus en vieillissant, on se rend compte de nos qualités. Ça c’est une qualité. Le Nascimento dans mon nom-là et là des fois, je comprends que c’est la naissance, oh ma fille ! J’ai beaucoup de connaissances dans une vie-là.

ANIMATRICE : Un vrai phénix. Mais dis-moi Flavia, est-ce que tu dirais que c’est ta plus grande, c’était, pardon, ton plus grand défi à relever ?

FLAVIA : Ouais, mais c’est ça. Après, quand on regarde en arrière, on dit ah c’est pas si pire.

ANIMATRICE : Han han ! Ou, ça aurait pu être pire.

FLAVIA : Quand on est dedans, c’est comme oh my God ! Je me souviens, j’ai déjà vécu des affaires-là, mais ça c’est quelque chose qui m’a fait, ah. Comment je vais, tu sais, je sais pas. Nous, Brésiliens, on a toujours l’aspect nourriture. Je viens de Minas Gerais, on partage la nourriture. J’ai dit comment je vais manger ? Comment mes enfants vont manger ? Tu sais, c’est vraiment des choses de base-là qui sont venues vraiment me, houh. Me faire, j’ai eu un peu peur vraiment. J’étais comme ok, il y a Moisson Estrie, ok je peux faire ça. C’était vraiment dans des petites choses. À la fin, oui c’est vrai, ça fait partie de notre sécurité. Je me sentis ,moi, toute seule ok et j’ai trois bouches à nourrir. Puis j’ai, aaah. À un moment donné, une chose à chaque fois, tout rentre dans l’ordre. Et on attend que ça revient à la normale, à la normale. Une autre normalité.

ANIMATRICE : Oui, pardon. Une autre normalité.
Oui, il faudra qu’on s’y adapte, mais justement pour, pour conclure Flavia, nous avons appris récemment quand même une bonne nouvelle, la réouverture des salles de spectacles, pis même peut-être les festivals qui vont reprendre. Donc, comment tu entrevois l’avenir ?

FLAVIA : C’est la folie !

ANIMATRICE : Ok, attention, Flavia s’en va, Flavia s’en vient.

FLAVIA : J’arrive !

ANIMATRICE : Attachez vos tuques !

FLAVIA : J’arrive !

ANIMATRICE : Attachez vos tuques !

FLAVIA : Je vous jure que les mesures vont être encore plus fortes. On dirait qu’on, j’ai même peur. J’ai dit ok on va commencer à se calmer, une chose à la fois. Tu sais pendant la période aussi de la Covid, il y a beaucoup de points que tu mets.

Je dis ok, ça va continuer ta vie de folle, 80 000 km par année ? Pas trop, peut-être tu vois tes enfants parce que tu veux. Tu sais, peut être que tu vas, non, peut-être que tu vas ralentir, ralentir un peu. Tu vas choisir vraiment les choses. Ouais, tu vas porter les enfants avec toi quand tu vas rester plus longtemps, tu sais ce sont des choses… Tu te remets en question. Mais c’est ça, c’était vraiment. Je me suis vraiment demandé beaucoup de choses essentielles, une des choses, c’est l’art bien sûr. Dans la vie, il y ma fille qui va faire du théâtre.

ANIMATRICE : Wow !

FLAVIA : Mon grand qui va, tu sais, c’est ça là. Je pense que ça va être du beau, du beau. Après tout, ce cauchemar qu’on a vécu.

ANIMATRICE : Wow, oh non, mais je te souhaite le meilleur Flavia, écoute, c’est déjà tout le temps que nous avions. Je te remercie infiniment. Vraiment, c’est un moment de bonheur, écoute, je sais pas ce que tu as mis, une espèce de seringue-là, tu nous a injecté quelque chose, mais vraiment, ça fait du bien.

FLAVIA : C’est vaccin Flavia.

ANIMATRICE : Ho, ho, voilà. Il faudrait le faire homologuer-là, elle est bonne. Vaccin Flavia, je la retiens celle-là. Ah vraiment !

FLAVIA : J’ai des amis qui me disent c’est comme l’ Astérix, c’est Flavélix. Je suis tombée dans l’énergie-là bling !

ANIMATRICE : Ah oui, t’est tombée dans le bol. Dans le chaudron Flavia, c’est ça.

FLAVIA : À la naissance, ah Magalie.

ANIMATRICE : Ah non, vraiment, c’était un moment très agréable. Et donc, avant de nous quitter en chanson, Flavia, bin je te remercie encore une fois. Et puis je dirais aux auditeurs et auditrices qui veulent te suivre, je les invite à te suivre sur ta page Facebook, triple W. Flavia Nascimento et aussi Instagram.

Donc, je remercie Dalila Carvalho à la recherche, Katia Di Nardo à la technique. Mon nom est Magalie Dominique, Féministe Plurielles a été rendue possible en collaboration avec Alternatives.

FLAVIA : Merci les filles !

Crédits

Animation : Magalie Dominique

Technique : Katia Dinardo

Conception et Recherche : Dalila Carvalho

Montage : Dalila Carvalho et Katia Dinardo

Texte : Dalila Carvalho et Magalie Dominique

Transcription : Magalie Dominique

Indicatif musical et transitions : Dalila Carvalho https://soundcloud.com/dalilavcarvalho

Musique de l’épisode :

Titre : « Beija-Flor » : Flavia Nascimento

Album « Beija Flor » (2015)

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