Déboulonner une statue, quoi de plus légitime ?

mardi 22 septembre 2020, par Francoise Vergès

« Déboulonner/Démanteler les statues » d’hommes blancs est juste car ils ont conçu, conceptualisé, encouragé, organisé, la traite, l’esclavage et la colonisation, et dès lors, justifié la déportation d’Africain·es, leur mise en esclavage et leur statut « d’objet », autorisé l’exploitation, la torture, et la mort des corps et des ressources, fait du ventre des femmes noires un capital, interdit qu’iels fassent famille, imposé le Code Noir, le Code de l’indigénat, le vol, le pillage, détruit des villes, des universités, des temples, au nom d’une civilisation « supérieure ». L’espace public doit être libéré de leur présence.

Sans surprise, cette demande a aussitôt déclenché, en France un débat aux contours familiers. Familiers parce que la fin de non-recevoir s’appuie sur des « éléments de langage » d’un discours rebattu et ressassé qui mêle mauvaise foi, ignorance et mépris. La réaction défensive qui prétend être fidèle à l’« l’Histoire », à « ses pages sombres comme à ses pages de lumière » masque mal la peur de voir tout un échafaudage de mensonges et de fictions s’effondrer, échafaudage sur lequel repose un récit national mutilé et mutilant. Déboulonner les statues de criminels coloniaux est une demande de justice mémorielle, de dignité, de respect et d’égalité, un élément important dans la plus large lutte contre le racisme structurel et systémique.

Quand on nous montre la lune, nous ne regardons pas le doigt. Nous ne confondons donc pas le déboulonnage des statues avec la fin des contrôles au faciès, des violences policières, du racisme, du sexisme, des inégalités et des injustices. Nous ne confondons pas non plus histoire et mémoire. Les statues ne racontent pas l’histoire, elles sont le résultat de choix politiques qui témoignent de ce que les pouvoirs valorisent et de la mémoire qu’ils veulent mettre en scène. Elles relèvent de décisions qui imposent dans le paysage public un récit, des figures, une esthétique. Rien de tout cela n’est neutre. Ce qui est exigé, dans la période politique que nous vivons, dans ce moment où les décisions gouvernementales, face à une pandémie,ont exacerbé les inégalités et les injustices raciales, ont démontré la réalité de la fabrication d’une vulnérabilité différenciée à une mort prématurée, c’est respect et dignité. Mais déboulonner des statues n’est pas qu’un acte symbolique, c’est un acte de libération, d’ouverture à des récits, des mémoires, des représentations dont nous avons besoin aujourd’hui.

Il faudra s’y résoudre : ce ne sont plus les mêmes qui vont s’arroger le droit de décider pour nous, et sans nous, quelles statues ornent nos villes, quels noms donner à nos rues, squares, places. Nous sommes en 2020, il est temps de revoir l’architecture de ces villes construites pour n’accueillir avec bienveillance et générosité ni les personnes vulnérables, ni les racisé.e.s, ni les sans-logis, ni les sans-papiers, ni les réfugié.e.s, ni les migrant.e.s, ni les travailleur.se.s, ni les Noir.e.s, ces villes faites à la mesure d’hommes blancs, en bonne santé et riches. Les statues reflètent le monde que leurs ancêtres ont érigé et qui leur garantit l’espace où déployer pouvoir et arrogance. Ce sont « leurs » villes, villes de conquérants, villes d’hommes qui ont écrasé les insurrections des opprimé·es, qui se sont vengés avec cruauté de celles et ceux qui osaient défier leur pouvoir, qui sont allés aux quatre coins du monde broyer, exploiter, déposséder, violer, voler, piller, pour que leurs fils naissent avec des privilèges qui ne devaient rien à leurs talents ni à leurs compétences. Nous réclamons maintenant d’habiter ces villes. De pouvoir décider collectivement de ce qui nous entoure, de marcher dans les rues, les squares, les places, les jardins, sans y rencontrer les représentations de ceux qui ont défendu une idéologie raciste, sexiste, xénophobe et meurtrière, et qui ont voulu que l’humanité soit divisée entre les vies qui comptent et les vies qui ne comptent pas. Nous voulons respirer.

Les actions qui comptent…, et celles qui ne comptent pas

Tout commence le 22 mai 2020, à Fort-de-France, Martinique : un groupe de jeunes martiniquais·es fait tomber deux statues de Victor Schoelcher. Pourquoi le 22 mai ? Parce que ce jour là, en 1848, les esclavagisé·es, refusent d’attendre l’arrivée du commissaire de la République qui devait appliquer le décret d’abolition du 27 février et se proclament libres. Iels n’ont pas à recevoir la liberté d’un envoyé de France, iels connaissent le nom de leurs libérateurs, ce sont les marron·nes, les rebelles, les esclavasigé·es qui chaque jour, chaque nuit, ont résisté à la déshumanisation.

Le 22 mai, deux jeunes femmes prennent, face à la caméra, la responsabilité de la destruction des deux statues de Shoelcher elles disent tranquillement et fermement à la police, aux juges, à l’Etat pourquoi elles ont participé à cet acte. « Non Schoelcher n’est pas notre sauveur », proclame leur manifeste qui liste ensuite une série de revendications. Une des jeunes femmes est mise en garde-à-vue puis relâchée ; le procureur de la République (un Français blanc) annonce une enquête et promet que les coupables seront punis. Les condamnations de l’action sont immédiates. En Martinique, elles viennent d’écrivains, d’intellectuels et d’élu·es, en France, d’historien·nes et d’élu·es. Tous les éléments de langage autour de l’histoire et les mémoires coloniales y sont : effacement de l’histoire, jeunesse qui ne comprend rien à l’écriture de l’histoire. Le président de la République condamne fermement l’action en invoquant la « grandeur de la France » et en déclarant que l’acte « salit [la] mémoire [de Schoelcher] et celle de la République  ».

Peu après, lors d’une conversation avec l’une des deux jeunes femmes porte-paroles, j’apprends que le groupe qui a fait tomber ces statues, est aussi celui qui a organisé, en novembre et décembre 2019, le blocage de centres commerciaux appartenant à la famille Hayot, groupe capitaliste puissant d’une grande famille de békés qui possède pratiquement le monopole de la distribution dans les « outre-mer » dont l’une des entreprises, Laguarigue, dirigée par Yves Hayot, a importé le pesticide chlordécone responsable de l’empoisonnement de l’île, de ses rivières, lagons, champs, et habitant·es [1]. Le préfet de Martinique juge alors « inadmissible les blocages illégaux », les gendarmes sont déployés en force et sept militants sont inculpés (à ce jour, leur procès n’a pas encore eu lieu).

Je rappelle ces faits parce que leur oubli dans le débat actuel sur le déboulonnage des statues pose question. C’est le déboulonnage de l’esclavagiste Colson, le 7 juin, à Bristol, en Angleterre, qui symbolisera aux yeux des médias, des politiques et même de militant.e.s, le mouvement rapidement global de faire tomber des statues d’hommes liés à l’esclavage, à la colonisation, à l’impérialisme, donc inévitablement au racisme. Pourquoi cet oubli du geste du 22 mai ? Sans doute parce qu’il existe une hiérarchie des actions militantes, celles qui comptent et celles qui restent marginales. Les luttes dans les « outre-mer » ne rencontrent jamais, en France, l’écho qu’elles devraient avoir, jamais. Elles ne sont vues ni comme des actes politiques ni comme des réflexions théoriques qui contribuent au débat critique. Cela vient sans doute d’une incapacité à penser les enchevêtrements entre les luttes antiracistes en France et celles des « outre-mer », à penser la multi-spatialité de la colonialité républicaine et des luttes.

Les paroles des jeunes de Martinique en 2019 et 2020 tracent les contours de la colonialité républicaine au XX° siècle et de ses reconfigurations néolibérales, l’exclusion de toute une jeunesse racisée, le poids que l’esclavagisme et le statut colonial continuent à avoir sur un territoire de la république française. Ces jeunes proclament « les vies noires comptent ». Sur leur chaîne Mawon, iels expliquent ce qui anime leur militantisme : l’opposition à la misère, à l’absence d’avenir (50% de chômage dans la jeunesse depuis des décennies, un fort taux migratoire), à l’empoisonnement par choix politique, de leur pays, à l’absence de réparations, à l’accès entravé au capital financier et social, à la santé, à l’eau potable, le racisme structurel et systémique, la dépendance de l’élite martiniquaise au pouvoir français. Le scandale en Martinique, ce n’est pas la chute des statues de Schoelcher, c’est un taux de mortalité infantile 3 fois plus élevé qu’en France, un taux de cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde, une jeunesse à qui le pouvoir continue de dire « l’avenir est ailleurs ».

L’argument qui consiste à dire que c’est le schoelcherisme qui pose problème et qu’il faut « respecter Schoelcher » car il aurait « sauvé l’honneur de la France » [2], repose sur une approche comptable de l’histoire, la page des bonnes actions plus longue que celle des mauvaises. Or, ce qui importe ici, c’est pourquoi le républicain Schoelcher, comme tant de ses compagnons, ont défendu la colonisation et ont vu l’abolition de l’esclavage comme le point de départ d’une colonisation républicaine. Sa complicité pose la question de la république coloniale. Et même si ces statues ont été réclamées et financées par des affranchi.e.s, même si Aimé Césaire a rendu hommage à l’homme (tout en disant que son œuvre avait été insuffisante), nous sommes en 2020 et les Martiniquais.es ont le droit de vouloir passer à une autre représentation de leurs mémoires et de leur histoire. Les statues de Schoelcher confortent un récit de l’abolition de l’esclavage qui efface le combat incessant, long, difficile, de celles et ceux qui payèrent de leur vie leur anti-esclavagisme, les esclavagisé·es sur les plantations, les marron·nes, les révolutionnaires haïtien·nes. Si Schoelcher appartient à l’histoire de l’abolitionnisme français, il n’en est qu’un élément qui met en scène toute l’ambiguïté de l’abolitionnisme français. Mais ce que j’ai voulu rappeler ici, c’est surtout d’où est parti le mouvement du déboulonnage de statues, du pays de Césaire, Glissant, Fanon et aujourd’hui de jeunes femmes qui brisent le consensus postcolonial et mettent à jour les « deux maux qui gangrènent la société martiniquaise : d’une part, son inertie face à un héritage colonial encore vivace ; d’autre part, le fossé grandissant entre une société vieillissante et embourgeoisée et sa jeunesse réclamant le changement social » [3].

Racisme, Antiracisme

En France, les réactions défensives à la demande de déboulonnage de statues témoignent de la place du racisme structurel, du passé colonial et du présent de la colonialité dans la construction de la nation française. Selon un sondage IFOP-Fiducial, 71% des Français·es seraient opposé·es au déboulonnage de statues, 8% jugeant qu’il est « justifié de débaptiser noms de rue ou retirer les statues pour tous les personnages de l’Histoire de France jugés controversés ». Le racisme structurel a été tissé dans la vie quotidienne de la société française, il a été naturalisé et, pour la grande majorité des Français·es, il a fait partie de l’ordre des choses au point qu’il leur suffisait de ne pas y penser, d’ignorer son existence. La « France n’est pas raciste » est devenu une vérité : seules quelques personnes sans éducation ou d’extrême-droite seraient racistes. Les statues de militaires responsables de crimes coloniaux ont naturellement fait partie du paysage, comme les zoos humains, Tintin au Congo, ou Tarzan. Un attachement émotionnel s’est créé, peu importe qui était Colbert, Gallieni, Bugeaud, Faidherbe, Mangin. Ils sont devenus des membres honoraires de la grande famille française, leurs statues ont fait partie du paysage familier et quotidien, elles servaient de repères à la vie sociale et culturelle. Colbert a imposé le Code noir ; Bugeaud, dont Gallieni s’est inspiré pour coloniser en massacrant et en pratiquant la politique de la terre brûlée, est responsable de massacres et d’enfumades en Algérie ; Gallieni porté sur la tête de quatre figures féminines, dont trois représentent l’une Madagascar, l’autre Afrique, et la troisième l’Asie, trois endroits où il a massacré, a institué le travail forcé et asservi [4] ; Faidherbe a imposé la loi coloniale au Sénégal ; Marchand a fait régner la terreur au Congo. Tous ces hommes sont devenus des héros nationaux, leurs vies ont été données en exemple aux écoliers de France. Par quel processus ces hommes sont-ils devenus des héros nationaux ? À travers ces représentations, le consentement s’est construit à l’esclavagisme, au colonialisme, au racisme.

Quand nous ne voulons plus de ces représentations guerrières, qui mettent en scène la soumission à l’homme blanc, la gloire de l’homme esclavagiste et colonisateur, on nous rétorque qu’ils représentent l’Histoire, que « la République ne déboulonnera aucune statue ». Mais qui est cette République qui décide que l’histoire ne doit pas être révisée ? Que le récit est fixé pour les siècles à venir ? C’est nous dire en quelque sorte : « Vous n’avez pas la parole. On va vous dire qui admirer. Voyez, un de nos plus grands monuments à Paris, l’Arc de Triomphe, est dédié à celui qui a rétabli l’esclavage en 1802, qui a envoyé ses troupes écraser les insurgé.e.s guadeloupéen.ne.s qui avaient cru en l’abolition de l’esclavage de 1794, qui envoya ses troupes à Saint-Domingue pour mettre fin à la Révolution haïtienne (où elles subirent une défaite, à Vertières, le 18 novembre 1803, mais ce fait est rarement souligné !). C’est notre histoire et vous n’en faîtes pas partie  ». Nous sommes accepté·es à condition de ne rien dire, de ne pas demander justice, de rester invisibles et si nous sommes autorisé·es à parler c’est sous la forme qui respecte les normes de l’universalisme abstrait : la race n’existe pas, nous sommes tous Français·es et c’est faire du séparatisme, du communautarisme que d’exiger justice. La statuaire est massivement masculine et guerrière - sur les 750 statues à Paris, autour d’une cinquantaine sont des femmes, essentiellement des nymphes, des reines, et Jeanne d’Arc-, mais je me pose la question : si des féministes blanches avaient demandé à remplacer un « grand homme » par une femme célèbre, cela aurait-il déclenché une telle controverse et une déclaration du président ? Ce qui choque c’est que des « non-Blanc·hes », des Noir·es, des racisé·s et des complices se permettent d’intervenir et d’exiger de transformer la culture mémorielle dans les villes.

Les descendant·es d’esclavagisé·es, de colonisé·es, d’insurgé·es, de travailleur·euses immigré·es, les femmes en lutte, les peuples autochtones, les Communard·es, toutes celles et ceux qui ont lutté pour l’extension des droits, la liberté et l’égalité, n’ont pas droit de cité. Certains nous offrent avec paternalisme, la possibilité de « contextualiser ». Comment ? Pour Colbert, on décrirait les tortures que le Code noir justifiait ? Pour Bugeaud, on construirait des caves qu’on enfume ? Pour Gallieni, on accumulerait des centaines de milliers de cadavres ? La solution qui consisterait à installer une statue à côté chargée de proposer un autre versant de l’histoire (le bruit a couru d’une statue d’Abdelkader ibn Muhieddine pas loin de celle de Bugeaud !), est libérale : on ne change rien au cadre narratif, on ajoute, logique additive qui estompe les conflits et les asymétries.

Déboulonner les statues c’est réfléchir à la mémoire culturelle que nous voulons construire dans l’espace public. C’est le présent qui détermine quelles statues, quelles formes de représentations dans l’espace public, quels combats, quelles actions, nous voulons honorer à travers des personnes qui les ont le mieux représentées. Les statues de Martin Luther King Jr., de Nelson Mandela, de Queen Nanny, de la Mulâtresse Solitude, témoignent de cette volonté de voir des combattant·es contre l’oppression et le racisme célébré·es. Mais nous pouvons aussi imaginer d’autres formes de représentation dans l’espace public, moins de statues monumentales d’individus, et plus de représentations collectives par exemple.

La crainte de voir « l’Histoire » être « effacée » reflète, s’il faut le répéter, une profonde appréhension, celle d’affronter la réalité du racisme structurel, d’examiner ce que Aimé Césaire a appelé « l’effet-retour » de l’esclavagisme et du colonialisme, soit le retour en France, du racisme qui les a justifiés et la pénétration de toutes les institutions – culturelles, étatiques, législatives, sociales, économiques – par le racisme. Elle reflète aussi ce que Paul Gilroy a analysé comme étant une mélancolie poscoloniale, quand les colonisateurs n’assument pas ce qui s’est passé (la fin de leur empire colonial), et qu’ils ne veulent pas se souvenir des crimes coloniaux, ni des guerres contre l’indépendance ni des inégalités et des injustices que ces siècles ont suscitées et qui continuent à construire le monde où nous vivons. Mais les peuples anciennement colonisés et leurs descendant.e.s, elles et eux s’en souviennent. En France, le gouvernement a voulu très vite oublier ce que la pandémie avait mis en lumière de manière flagrante : que le taux de mortalité a été plus élevé parmi les communautés racisées, que ce sont elles qui ont permis qu’un confinement soit décrété en allant travailler tous les jours, sans protection.

La condamnation du déboulonnage des statues rejoint le refus radical du gouvernement de reconnaître les violences policières, le contrôle au faciès, la pauvreté, la militarisation de sa police, le racisme des institutions. Il n’y a toujours eu aucune excuse digne de ce nom, aucune réparation. L’Etat arrête les militant.e.s et les inculpe (après l’inculpation des jeunes de Martinique, Franco, porte-parole de la Brigade Anti Négrophobie, auteur de l’acte politique porté sur la statue de Colbert, est arrêté et détenu au commissariat du 7e arrondissement le 23 juin. Il passera en jugement le 14 août) ; la police demande qu’une fresque à Stains, représentant Adama Traoré et Georges Floyd sous la phrase « Contre le racisme et les violences policières » soit recouverte ; des jeunes Martiniquais attendent la décision d’un tribunal colonial. Nous continuerons à réclamer que les statues qui sont des insultes à la dignité soient enlevées.

Article d’abord paru sur le site de revolutionpermanente.fr

Photo : Sushil Nash sur Unsplash


Notes :

[1] Le groupe (https://www.gbh.fr/en/our-group#mass-retail) détient, entre autres, les magasins Carrefour, Euromarché, Mr. Bricolage, Renault, Décathlon dans la Caraïbe (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Cuba, Sainte-Lucie, République dominicaine, Trinidad-et-Tobago) l’océan Indien (La Réunion, L’Ile Maurice), en France métropolitaine, en Afrique (Maroc, Algérie, Ghana, Côte d’Ivoire), en Chine, et en Nouvelle-Calédonie. GBH exerce ses activités autour de trois pôles : la grande distribution ; la distribution automobile ; et les activités industrielles diverses, notamment la production de yaourts sous la marque Danone à La Réunion, et la production et l’exportation de rhums (Rhum Clément et J.M en Martinique).

[2] Patrick Chamoiseau, sur Twitter, 23 mai 2020, https://www.ouest-france.fr/region-martinique/deux-statues-de-l-abolitionniste-victor-schoelcher-brisees-par-des-manifestants-en-martinique-6844209

[3] Isis Labeau-Caderia, « La Martinique, malade de sa colonialité et de sa structure gérontocratique », France Antilles Martinique, 28 mai 2020, https://www.martinique.franceantilles.fr/opinions/debats-la-martinique-malade-de-sa-colonialite-et-de-sa-structure-gerontocratique-554981.php

[4] La quatrième femme représente Paris que Galliéni aurait sauvé pendant la Première Guerre mondiale en organisant les « taxis de la Marne ».

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