Racisme

« Déboulonner/Démanteler les statues » d’hommes blancs est juste car ils ont conçu, conceptualisé, encouragé, organisé, la traite, l’esclavage et la colonisation, et dès lors, justifié la déportation d’Africain·es, leur mise en esclavage et leur statut « d’objet », autorisé l’exploitation, la torture, et la mort des corps et des ressources, fait du ventre des femmes noires un capital, interdit qu’iels fassent famille, imposé le Code Noir, le Code de l’indigénat, le vol, le pillage, détruit des villes, des universités, des temples, au nom d’une civilisation « supérieure ». L’espace public doit être libéré de leur présence.

En décembre 2014, l’Assemblée générale de l’ONU a proclamé dans sa Résolution 68/237 la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024). Cette Décennie aurait dû avoir pour but d’encourager les États à éradiquer les injustices sociales produites par l’histoire et de lutter contre le racisme basé sur la race, les préjugés et les discriminations raciales dont les personnes d’ascendance africaine et les Africains sont toujours victimes. Cela aurait aussi été l’occasion de mettre en discussion et en acte la question des réparations. Mais une fois de plus, cela a été impossible ; pourtant, en décembre dernier, certains Etats semblaient prêts à proposer une résolution sur les réparations. Pour l’instant, rien n’a bougé [1]…

Nous sommes des jeunes d’Extinction Rebellion Québec et de la CEVES. Nous sommes des personnes racisées et noires. Nous sommes déçu·es. Nous sommes insatisfait·es. Nous croyons en un futur juste et vert, mais la vision de la lutte climatique mainstream laisse énormément à désirer. Nous croyons en notre mouvement et c’est pour cela que nous dénonçons publiquement les problèmes fondamentaux qui lui ont nui pendant des années et qui risquent de lui nuire encore, à moins d’un changement immédiat et urgent. Aujourd’hui, nous dénonçons la discrimination systémique exercée à notre encontre par deux (...)
Des membres de la Première nation de Madawaska ont allumé un feu sacré pour Chantel Moore, une femme de la Première nation Tla-o-qui-aht en Colombie Britannique qui a été tuée par la police d’Edmundston le 4 juin dernier lors d’une vérification de son état de santé. Moore avait récemment déménagé à Edmundston pour se rapprocher de sa fille de cinq ans et de sa mère. Depuis avril, la police canadienne a tué au moins cinq autochtones : Chantel Moore, 26 ans, Eishia Hudson, 16 ans, Jason Collins, 36 ans, Stewart Kevin Andrews, 22 ans et Everett Patrick, 42 ans. Selon Russ Letica, de la Première (...)
Nous avons appris par des témoignages, des faits, des recherches et des statistiques que oui, les forces policières canadiennes sont racistes. Les médias ont également dévoilé d’innombrables exemples de policiers qui ont ciblé des peuples autochtones et des personnes noires avec des actes de violence raciste et sexiste, des violences sexuelles et la mort. Lorsque les politiciens, les journalistes et les commentateurs ont continué de nierl’existence du racisme au Canada, il est devenu évident que le privilège et la suprématie des Blanc·hes étaient bien enracinés dans la société canadienne. (...)
À l’automne 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié un rapport alarmant [1] soulignant la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 1,5° Celsius d’ici 12 ans afin d’éviter un chaos climatique irréparable. Alors que l’industrie des combustibles fossiles et de nombreux décideurs occidentaux s’entendent pour continuer à agir comme si de rien n’était, recyclant sans fondement l’argument de la nécessité de la sauvegarde des emplois sans tenir compte de l’argument environnemental pour justifier les milliards de dollars dépensés par les contribuables (...)

Désormais, par décision de justice, il y a deux types sanguins en Israël : le sang juif et le sang non-juif.

« Il s’agit de la première conférence intercontinentale réunissant des peuples de couleur dans l’histoire de l’humanité ! (…) Que les dirigeants des peuples d’Asie et d’Afrique puissent se réunir dans leurs propres pays pour discuter et débattre de questions d’intérêt commun marque un nouveau départ dans l’histoire du monde. Ah, mes chers frères et sœurs, faites en sorte que cette conférence remporte un grand succès ! Malgré la diversité existant parmi ses participants, faits en sorte qu’elle remporte un grand succès ! Oui, il y a de la diversité parmi nous. Qui le nie ? (…) Mais quel mal y aurait-il à (...)
Durant les débats acharnés qui ont suivi l’introduction, par le gouvernement, d’une consultation sur la discrimination systémique, avant son remplacement par une formule stérile et sans âme, j’ai entendu nombre de gens réclamer des preuves concrètes d’injustices faites à l’encontre des personnes racisées par les institutions publiques québécoises. Je vais vous en livrer une, qui concerne un domaine qui m’est familier : la production cinématographique. De 2011 à 2017, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) chargée d’appuyer, au moyen de subventions d’état, les entreprises (...)
Montréal, le 25 octobre 2017– Avant même que les premiers témoignages ne soient livrés, le gouvernement Couillard a détourné la consultation sur la discrimination systémique et le racisme au profit d’un exercice lié strictement à la problématique de l’emploi. La Ligue des droits et libertés (LDL) dénonce cette décision qui place les institutions publiques du Québec à l’abri d’un examen du caractère systémique de leurs pratiques et politiques. La LDL s’oppose également à la manière de poser le problème. Elle rejette entièrement l’idée d’instrumentaliser les personnes racisées afin qu’elles répondent « (...)
Dans le contexte récent de désinhibition des mouvements d’extrême-droite, de la montée inquiétante du racisme anti-immigrant et de l’islamophobie en Amérique du Nord, le Festival des Solidarités « Vivre Ensemble », qui s’est déroulé à Côte-des-Neiges du 15 au 17 septembre, a fait le pari de la diversité pour s’attaquer à un sujet au cœur de l’actualité : le racisme systémique. Co-organisé par Alternatives et la Fondation Rosa-Luxemburg Stiftung-New York, le festival a rassemblé des activistes en lutte, au Québec et aux États-Unis, contre toutes les formes de racisme qui y sévissent. « J’ignore s’il y (...)
L’enjeu de la migration est devenu la question centrale de notre époque. La vague sans précédent de migration de masse en 2015, qui a battu des records avec le déplacement de 244 millions de personnes, l’illustre bien. Au Nord, la réponse aux enjeux que cela suscite a été un déchaînement de xénophobie et de racisme, se traduisant par une extrême droite confiante presque partout. Bien que plusieurs voient dans cette nouvelle vague de racisme le résultat d’une crise du capitalisme, le renouveau d’un nationalisme comme outil pour « nous » protéger de « l’étranger » n’est pas nouveau. En réalité, (...)
Nous sommes Montréal Noir, branche amie du mouvement Black Lives Matter à Montréal, un collectif de citoyennes et citoyens Montréalais, inquiètes et inquiets par les dérapages policiers, responsables de l’insécurité qui s’installe dans l’arrondissement de Montréal-Nord, ainsi que plusieurs arrondissements à forte présence de communautés Noires, depuis trop longtemps. Nous constatons que plusieurs arrondissements à forte présence de communautés Noires sont cibles de profilage racial et par conséquent, les membres de nos communautés culturelles ne sont pas protégés comme les citoyens et citoyennes (...)
Les appels répétés à une commission d’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées restent sans réponse. Tremblante de froid, la main gauche active nerveusement la roulette du briquet du haut vers le bas. L’autre tient une mince chandelle blanche. Devant, des femmes se succèdent devant le micro. La foule est de plus en plus nombreuse, d’un février à l’autre. Pourtant, l’impression que nous prêchons aux converti-es demeure. D’année en année, nous sommes plusieurs à nous réunir le 14 février et le 4 octobre pour les marches annuelles en mémoire des femmes autochtones (...)
Discrimination, pauvreté, racisme, sexisme, violence des autorités policières : les femmes autochtones canadiennes font face à diverses sphères de violence politique. Surreprésentées dans les réseaux de traite et de prostitution, elles y sont davantage victimes de violence et d’agressions. Outre les problématiques liées à la prostitution, elles font également face à plus de violence que les femmes non autochtones, comme en témoigne le cas des femmes autochtones disparues et assassinées. Malgré ces problématiques criantes, elles font face à l’apathie et au désengagement de l’État. Prostitution (...)
Malgré la diffusion de textes officiels antiracistes et de vastes campagnes de sensibilisation, une nouvelle forme de racisme est en émergence au Québec : l’islamophobie. À l’appel du Centre Justice et foi (CJF), citoyens et spécialistes de la question se sont réunis le 16 mars dernier dans le cadre d’une journée d’étude visant à comprendre les causes des discriminations vécues et à proposer des pistes de solution. Le Québec a beau être la terre d’accueil de milliers d’immigrants chaque année, il n’échappe pas à certaines manifestations racistes dont l’islamophobie, phénomène que l’on observe (...)

L’actualité de la pensée de Salvador Allende, tel est le thème au cœur du concours que lance actuellement la Fondation Salvador Allende de Montréal, de concert avec l’Observatoire international sur le racisme et les discriminations, ainsi que la Chaire de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté de l’Université du Québec à Montréal. Destiné aux étudiantes et étudiants des collèges et des universités, le concours vise à solliciter des contributions pour identifier les idées maîtresses de Salvador Allende dans son projet de transformation de la société chilienne pour la rendre plus juste et démocratique.

Les majuscules rouges s’alignent sur le carton blanc jusqu’à former une phrase. « Les femmes aborigènes sont aimées et valorisées », peut-on lire. À l’endos, une note adressée au premier ministre Stephen Harper lui demande un plan d’action national pour freiner la violence envers les femmes autochtones. S’il faut le lui rappeler, c’est que les cas de femmes autochtones disparues et assassinées se comptent par centaines au pays. Il y aurait au pays 600 cas de femmes autochtones disparues et assassinées depuis 1970. Ce nombre, qui est le plus souvent avancé, émane d’un rapport de 2010 de (...)
Entre les 17 et 22 septembre prochains se tiendra à New York la quatrième Conférence contre le racisme, la xénophobie, la discrimination et l’intolérance qui y est associée. Enjeux de cette 4ème Conférence Dix ans après Durban 2001, les Etats – alors que la Déclaration et le Programme d’action obtenu à Durban les y engageait fortement- n’ont pratiquement pas agi au regard de cette Déclaration : nombre de personnes sont toujours victimes de racisme, de discriminations graves -migrants ; Roms qui se voient appliquer des politiques que la Cour européenne des droits de l’homme dénonce ; pays (...)
Créée il y a onze ans pour souligner le 21 mars décrété Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale par les Nations Unies, la Semaine d’actions contre le racisme (SACR) a eu lieu pour la première fois en 2000, du 20 au 26 mars. Au cours des dernières années, cet événement est devenu un moment privilégié de réflexion, d’échange et de rapprochement interculturel en faisant connaître, entre autres, des initiatives novatrices en matière d’éducation et de sensibilisation sur les problèmes du racisme, réalisées au Québec et ailleurs dans le monde. Portée par le CIDIHCA depuis (...)
La guerre sans fin et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes Sans minimiser l’importance d’une analyse géostratégique à partir des forces en présence et des enjeux liés à la volonté des pays occidentaux d’imposer une guerre sans fin, cette présentation propose de réfléchir à un aspect qui est assez souvent placé au second plan, voire la plupart du temps ignoré. Il s’agit du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes -pilier essentiel du cadre normatif des Nations unies conquis par les peuples colonisés- grâce auquel les rapports de force, dans les relations internationales, peuvent et doivent être (...)


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Ce film tente de tracer un portrait de la situation en mai 2008 en Afrique du sud alors que des immigrants, principalement venus du Zimbabwe, se sont fait chasser par des gestes de violence. Les émeutes qui ont suivi avaient lieu sous prétexte que les Zimbabweens volaient les femmes, les droits aux logements et les emplois des Sud Africains. L’histoire est racontée parallèlement par des images "sur le terrain" et par l’entremise des médias.

Until three weeks ago I did not know who Gary Player is. And I am sure that - with much greater reason - he had never heard of me either. But now we are tangled up in one of South Africa’s messiest controversies.

Au Québec, l’expression « accommodement raisonnable » sert désormais à qualifier à peu près n’importe quoi. Portrait des mythes tenaces qui ont engendré la controverse...

Le mois dernier, des centaines de Bushmen expulsés d’une réserve faunique du Botswana en 2002 ont remporté une éclatante victoire légale.

À l’annonce des arrestations de Toronto, le 2 juin dernier, les médias nationaux ont repris le refrain du 11 septembre. Un nouvel élément en sus : « Ces terroristes sont nés et ont grandi chez nous ! » En brandissant des images d’hommes barbus et de femmes en tchador, ils ont ravivé l’ennemi et légitimé une peur collective.

Sous le thème « Zone libre de racisme, à vous d’en trouver d’autres », la Semaine d’action contre le racisme (SACR) nous revient cette année du 16 au 26 mars. Se donnant le mandat de créer, au sein des espaces urbains, des zones où les citoyens peuvent exprimer leur tolérance et vivre en harmonie dans le respect des libertés individuelles, la septième édition de la SACR grandit et se déroule pour la première fois simultanément à Montréal, Bruxelles et Genève.

Président de l’association SOS Racisme depuis 2003, Dominique Sopo veut ramener les pendules à l’heure : énoncer ce qu’est l’antiracisme, mais surtout dénoncer ce qu’il n’est pas. « Combat qui s’efforce de voir les individus d’origines différentes reconnus à égale dignité », l’antiracisme est perverti dans les débats français. La première partie du livre débusque les pièges qui amènent à confondre l’antiracisme avec d’autres formes d’activisme. Pour l’auteur, une rhétorique « exotico-victimaire » permet de préserver les bonnes consciences en reléguant l’Autre à sa différence. Cette attitude perpétue la (...)
« Je pourrais vous parler de l’Afrique du Sud pendant des heures ! » Dan O’Meara est en amour avec son pays dont il est si fier, et il « plaide » en sa faveur depuis près de trente ans : « Je ne peux pas rester neutre lorsque je parle de mon pays », prévient-il. C’est pourtant une analyse lucide et sans complaisance qu’il nous a livré à la suite d’un exposé sur la transition post-apartheid, soutenu en octobre à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). L’ancien militant de l’ANC est aujourd’hui professeur de relations internationales à la Sussex University en Grande-Bretagne et à l’Université du (...)

En avril 1994, l’ensemble de la communauté internationale avait les yeux rivés sur les premières élections multiraciales de l’histoire de l’Afrique du Sud. Deux défis attendaient Nelson Mandela et son nouveau gouvernement : en plus d’avoir à garantir une réconciliation nationale essentielle, il devait rapidement s’attaquer à restructurer un système économique où la richesse des Blancs n’avait été « gagnée » que par l’exclusion et l’exploitation directe des travailleurs africains, métis et asiatiques. Dix ans plus tard, les inégalités s’aggravent.

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